Derelictus
le 05 juillet 2015 (780 lectures)

   Traditional doom Heavy metal

On va dire que c’était joué dès le départ cette histoire, d’ailleurs le dernier titre de cette réalisation est peut être la meilleure épitaphe que pouvait nous donner ce groupe à l’époque. Histoire, car comment considérer les péripéties des adorateurs de la lampe de Thoth, - en dépit d’un réveil soudain l’an dernier -, que comme une nouvelle tantôt comique, tantôt burlesque, avec tout de même ce petit côté gênant, un peu comme ce copain assez sympathique mais qui devient rapidement chiant quand il a trop éclusé du houblon. Contrairement à bon nombre de ses compatriotes, et en dépit d’une imagerie héritée de la fin de l’ère victorienne, le trio s’est toujours évertué à mettre en avant cette face de prolétaires nourris au vieux heavy metal et aux classiques du genre. Ici l’on ne joue pas aux aristocrates, ni aux bourgeois du doom metal, avec tout l’attirail qui va avec. L’on ne s’autoproclame point non plus comme gourous de tels ou tels cultes, et la vénération, si elle est tournée vers les Anciens, elle ne se tourne aucunement vers les amplis, histoire de dire que l’on a le plus gros son de tout l’univers. Et pour ne point dénoter avec tout ceci, c’est sans surprise que nous retrouvons ici une énième reprise du Dark World de Saint Vitus, - au passage, c’est un titre avec Reagers et non Wino au chant, signe qui ne trompe pas -, mais toujours fait à la sauce The Lamp of Thoth, c’est à dire avec cette propension au contrepied et à la personnalisation qui aura été leur marque de fabrique et qui fait que cet exercice leur aura également toujours réussi. L’on ne sera pas surpris d’ailleurs de voir que tous les ferments d’Arkham Witch sont déjà présents ici, notamment sur un titre comme They Dance, tant le Rubicon du heavy de papa a été franchi aisément. Et tant pis, si, au final, en quelques années ce trio sonne déjà dépassé et vintage, là où il fit le buzz à ses débuts. Toujours est-il qu’il y a chez The Lamp of Thoth ce côté sympathique et franc, bien qu’un peu bas du front, qui en fait tout de même une attachante formation, et sans doute un excellent antidote face à la montée des hipsters et tout ce qui se rapporte à cette mouvance. No Laughing Matter, c’est un peu un manifeste contre tout ceci et l’un des derniers bastions du bon goût. 

No Laughing Matter en trois mots : veste, , patches


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