INDESINENCE - Vessels of Light and Decay
2012 · Profound Lore

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gulo gulo
le 09 mai 2015 (732 lectures)

   Doom death

Le doom death bourgeois. Paradise Lost, à côté, c'est du crust de confession sadique. C'était en germe et à craindre, dans les qualités mêmes qu'on pouvait remarquer dans Noctambulism. Et c'était, au bout du compte, annoncé dès une pochette dont avant de découvrir ce qu'elle renfermait je goûtais la légère candeur, rafraîchissante, que je voulais y voir. Et qui n'y était pas du tout. Vessels of Light and Decay, le doom death façon Luc Besson ; les mêmes thèmes leur sont chers - exceptés les taxis et les putes pour Indesinence : trop bien-nés pour ça.

Reste donc un doom death griffé Audi, intérieur tout cuir, ABS de série, de partout qu'on l'envisage et le contemple - ce qui en général provoque un sentiment mêlé de nausée incoercible, et de sordide ennui. Ecoeurant, c'est le mot. Le versant death de leur personnalité, qui par le passé apportait un air veau délicieusement incongru et intermittent à leur austère forme de dandysme, a désormais le sex-appeal de Jason Statham, soit l'incarnation définitive du maître-nageur municipal trop probe pour prendre des protéines, et le versant doom a le mol et souriant arrondi caractéristique du directeur d'agence antiboise du Crédit Agricole alentour de la cinquantaine. Les seules rêveries qu'engendrent les riffs gris souris ci-alignés, concernent leurs différents taux de rendement, qu'on étudierait dominicalement au bord de sa piscine livrée au nettoyage annuel.

Tout pour plaire, pas vrai ? Ceci dit, comme déodorant, pour changer un peu d'Oceanic...

Vessels of Light and Decay en trois mots : cossu, boudin, vasectomis


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