Atmospheric doom Shoegaze

On peut déjà, chez King Woman, applaudir de critique sûre la démonstration d'inventivité, ce qui en matière de FFD et en telle sombre époque est proprement messianique. Bien sûr ils sont allés déterrer quelques idées au fond du très oublié Neurosis & Jarboe. Bien sûr ils sont allés en chercher d'autres dans le lit d'une rivière de poudre, et ils ont rendu ça sur le plancher avec la mélancolie dégueulasse d'un golden retriever qui vient canner devant la cheminée sans dire un mot un soir d'hiver. Mais n'empêche. Rien de rédhibitoire. Rien - dédouanné du mien - de mauvais goût. King Woman barbotte dans les mares du shoegaze et du slowcore avec la grâce d'une amibe de caniveau. C'est cotonneux. C'est lourd. Ca pue. Et ça manque juste, au final, d'être un peu plus inoubliable. Mais peut-être que ça viendra.

Doubt en trois mots : angora, cmrique, viral


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