gulo gulo
le 18 février 2015 (883 lectures)

   Hard "70s Blues rock

Je ne sais même pas comment je me suis retrouvé à écouter ça, le karma doit m'avoir l'espace d'un instant confondu avec David Vincent, et pas celui qui porte des tricots de peau en plastique. Pensez donc : suspicion de southern-blues, fait des Scandinaves probablement barbus pour aggraver les circonstances, pochette à bois, hö hö hö, et salope avec ça qui ne choisit même pas explicitement entre renne et longhorn ; et le nom révérencieux bien scolaire, limite nouille, qui va avec. Faut-il, y a-t-il seulement la place pour, d'autres raisons de fuir en laissant ses tongs sur place ? Une bouteille de Jack'Da en photo quelque part, à la rigueur ?

Mais allez savoir, quelque chose m'a mis la puce à l'oreille, ainsi qu'un diable vous susurre le doute au creux de la conque, dans la candeur innocente de tout ceci... Et figurez-vous que c'eût été bien couillon de passer à côté. The Devil and The Almighty Blues, pour le dire schématiquement, c'est un peu tout le merdier blues rétro-tarantino-nespresso pseudo-piaffons-pieds-nus-dans-la-poussière, à la Black Keys, Dead Weather, The Picturebooks, tout ça - mais la version pour nous autres lourdauds qui ne se lassent pas des longues explications et salamalecs, avec des frites qui jutent quand on appuie dessus, avec une sauce pas très fine ni en goût ni en quantité, et de la soul dans la voix, pour sûr, plein, mais aussi des copeaux et des bouts de verre cassé, parce que par ici il nous faut des preuves que les gars sont un tant soit peu alcoolo, sinon on aime pas bien, puis on écoute pas.

Alors j'imagine quand même qu'on ne sera pas assez metal chez The Devil and The Almighty Blues pour le public southern et stoner, cependant qu'on le sera déjà bien trop pour le public des petites minauderies de groupes sus-mentionnés ; trop de solos de ringards tous mous, trop de morceaux qui s'étalent sur lesdits solos interminables et dégueulant d'un feeling qu'on imagine dégusté les yeux fermés d'émotion et la bave d'aise qui point au coin des babines... Enfin, bref : je sais pas pourquoi je vous fais un dessin ; vous savez bien si vous êtes un hardos, ou si vous vous démanchez le cou uniquement pour surveiller la fermeté de votre cul. Moi, j'admirais Mark Knopfler quand j'étais ado, avant même Jimmy Page : mon cas est jugé depuis longtemps.

The Devil and The Almighty Blues en trois mots : bois, chevel, dsaltrant


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