gulo gulo
le 05 décembre 2014 (865 lectures)

   Doom death Freak doom Punk rock

Arrive un moment, il va falloir tenir des tats gnraux du vocabulaire - ou au moins qu'on m'explique : comment est-on sens parler de ce qu'on continue nommer dissonance lorsqu'on aime le noise-rock, et qu'on a la sensation de retrouver dans les accords de celui-ci des harmonies qui nous ont berc depuis la matrice - srieusement : quelqu'un trouve que cela dissone, Unsane, Killing Joke, Sonic Youth, Virus, Lightning Bolt... ? Et ce sera le mme topo exactement pour le terme d' "aberration" lorsqu'on aime le doom, et tout ce qu'il peut rassembler d'lucubrations sous sa houlette de berger drogu jusqu'aux yeux.
Oui, Doom Snake Cult ressemble pour la faire la japonaise - courte et paisse - Cathedral encastr dans Autopsy avec une cagoule prte par Tom Gabriel Fischer. Et ? Y en aura-t-il vraiment qui le rsultat musical paratra autre que divinement naturel, et comment diable personne n'y a-t-il song avant (remarquez, a date un peu cette histoire), et ainsi de suite ? Qu'ils soient dchus sance tenante de leur droit couter du doom et qu'on ne m'en rebatte plus les oreilles.
Et peut-tre mme d'ailleurs que ce disque, en fait de collision aberrante qui n'en est pas vraiment une, est plutt celle de Cathedral avec Killdozer, et celle qui prouve, aussi fluidement qu'une bonne coulante bien verte, que prcisment collision il n'y a pas, mais bien plutt runification et accouplement baveux des deux moitis autrefois gares de l'me de ce swing aussi chaloup que boiteux, tarte jusque par-del la nause - mais soyez bien sr qu'ils ont tout de mme mis aussi largement au-del de la dose d'hallucinognes avaris dans la formule de l'affaire, pour tre sr qu'on y soit, dans les royaumes vitreux et bigles de la nause cosmique. Tenez, maintenant que j'y pense, Lee Dorrian avait pas dj chant sur une reprise de Killdozer, une fois ?
J'aurais presque envie d'arrter l d'ailleurs, n'tait-ce que s'arrter temps n'est tellement pas dans les manires de Love, Sorrow, Doom - car qui a deux neurones bouffis aligner dispose plus que largement du matriel suffisant pour cerner de quel genre de disque de hard rock ultra-faisand on parle - soit, pour la route, un disque de hard rock qui ne retient du black que ce qu'il a de plus primitif et de plus doom : la complaisance dans le plus vil de soi ; imaginez tout ce que vous pourrez vous rappeler approximativement de plus fluocaca, flaccigroovy, redneck et sociopathe s'il en manque, tant en doom qu'en black qu'en noise rock : a y est srement aussi, un moment ou un autre de la longue turpitude, sous forme concentre faon viandox ; faites donc coucou Lust, Ride for Revenge, King Snake Roost, Nattefrost et au Captain Spaulding si vous les voyez.
Quant la note, il n'y en a pas lieu ; on est typiquement devant le genre de disque qui suivant le jour ou le stade de digestion de son coute passe d'OVNI bien frapp classique certifi coup de gnie intergalactique, et archi-chiant. Le genre de disque hors de toutes catgories musicales ; la question serait plutt de trancher s'il tient de la profession de foi, du prche hippie, ou du triste bilan mdical.

Love, Sorrow, Doom en trois mots : nouille, vomitif, fripon


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