SLUSHY - Penge
1993 · Semantic

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Krokodil
le 28 novembre 2014 (735 lectures)

   Industriel Noise rock Ambient

À chaque territoire son manifeste de la castration publique, à chaque nation son bourreau, à chaque petite personne son martyr ... Notre France n'a eu ni Swans, ni Godflesh, certes, mais croyez-vous pour autant qu'elle ne recèle pas de ressources honorables ou de figures emblématiques quand il est question de torture, de pornographie ou de génocide ? Je ne vous apprends rien, l'histoire le démontre sans complexe aucun, notre petite France adorée est une vraie vicieuse, une barbare, une meurtrière ; tout sauf une victime ou une proie. N'y voyez aucune morale de ma part, je suis un français comme la France aime en produire, hein. Après une dure journée de labeur et d'échanges sociaux contractualisés, j'aime vivre pleinement mes déviances, être un loup parmi les chiennes, tituber en sortant des bars en rêvant d'égorger le con qui a pissé sur mes Richelieu, et me dire que la France - ce pays que l'on admire tant - c'est aussi Mesrine, Fourniret, Strauss-Kahn et Pierre Woodman. Alors, désolé, la France n'a eu ni Swans, ni Godflesh ; mais elle a ce cinglant amour de l'interdit, une liaison bestiale avec le border ; la France a Slushy et elle a ce Penge. Maître dans l'art de la dégradation et de la strangulation. Un concentré de sexe punitif nauséabond et souterrain bien comme il faut, la synthèse de toutes les horreurs industrielles et post-industrielles de ce monde pourri, mais vu du niveau en-dessous, dans le blockhaus où les cadavres s'accumulent depuis la première rupture. Un enfer bien trop intime pour que l'on y accède sans avoir à repousser davantage ses propres limites, franchir de nouveaux caps interdits. Aimer le cellophane et les corps à divers degrés de décomposition. Aimer morfler et aimer faire morfler. Toujours un peu plus. 

Penge en trois mots : intrusif, asphyxiant, hermtique


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