Krokodil
le 04 octobre 2014 (772 lectures)

   Funeral doom Sludgecore Freak doom

Sewer Disease ne fait que confirmer ce que l'on savait dj : IRN, la piti, ils ne connaissent que de trs loin. Il est mme fort probable qu'ils n'en aient jamais entendu parler, dans leur terrifiant et tortueux souterrain amnag en gele BDSM. Ou peut-tre qu'ils n'ont tout simplement pas t conus et levs pour ce genre de futilits. Mais entre nous, quoi bon pargner une vie quand la sienne est dj un calvaire ? Ainsi, si l'ponyme tait le disque de l'hmorragie, d'hectolitres de sang pissant par toutes les cavits concevables, en plus de celles dues aux blessures infliges, ce nouvel effort est celui de l'aprs-svices, celui o l'on admire les boyaux en charpie, celui o l'on admire le sang se coaguler lentement sur le sol, celui o l'on admire son oeuvre et rve dj de la suivante. On pourrait avoir la maladresse voire l'inconscience de croire que le groupe s'est assagi, en levant le pied sur les grosses saturations et les gros massages osseux, liminant alors tout ce qui pouvait encore subsister de hardcore, prfrant l'treinte la frappe - non pas comme le reptile mais comme le ver (saluons l'initiative, les voil toujours plus loin de la fatuit - et dans fatuit il y a "fat" - de leurs semblables), et introduisant quelques arpges funeralisants, quelques "moments de rcupration" dirons-nous ; la conclusion n'en est que plus sordide : la manire d'un prdateur sadique et insatiable, IRN cautrise aprs chaque lacration, prolongeant le supplice et l'agonie jusqu'au bout, nourrissant la douleur comme l'on alimente le feu.



Sewer Disease en trois mots : viscral, dpouill, intransigeant


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