YOB - Clearing The Path To Ascend
2014 · Neurot

Détails

   Post hardcore Psyché Atmospheric doom

Il n'y a finalement que lorsque Monsieur Scheidt prend son temps qu'il parvient me faire adhrer en totalit son uvre. Jugez plutt: De Elaboration... The Unreal..., ce fut une cavalcade effrne de sorties annuelles, tournes en prime (tu m'tonnes que la section rythmique ait jet l'ponge) s'dulcorant au fur et mesure.

Vint le split, l'pisode Middian, puis la reformation, The Great Cessation qui en avait plus dans le ventre qu'on veut bien le laisser dire, et un peu plus tard, pas assez oserai-je, le fameux Atma qui craint toujours autant. 3 ans n'auront donc pas t de trop pour proposer YOB une nouvelle tentative de briller au firmament des groupes estampills Doom metal, quand bien mme celui-ci n'aura jamais autant sonn post hardcore qu'aujourd'hui. Alors je sais que cette priode de silence n'a pas t chme par ce si sympathique binoclard, entre les side projects dont je me contrefous et sa crise de folkte post copinage avec ses patrons de label.

Toujours est-il que ce Clearing the Path to Ascend sonne sans trop se fatiguer bien plus rafraichissant que son prdcesseur. Dj, il peut confirmer une volution des gouts visuels de son crateur, fort heureusement le (peut tre plus) responsable en chef des abominations visuelles de Neurot, Josh Graham, n'tant pas impliqu. Premier bon point.

Voulant sans doute payer son tribut aux barbus barbichus lui ayant si gentiment offert le gte et le couvert, Scheidt fait gronder son groupe, nous offrant trois morceaux aux dflagrations guitaristiques carnivores proches des heures de gloire de Neurosis, tout en parvenant tlescoper cette influence dj si flagrante qu'elle ne ncessitait pas d'une confirmation si hontment affiche avec sa patte caractristique de stoner dpressif accroc aux arpges et aux riffs cycliques lourdingues. Une mixture qui sur le papier peut ne plus rien avoir d'excitant, mais qui l'coute s'avre bien plus passionnante que les 5 titres crits au marteau piqueur d'Atma. Second bon point. Scheidt y chante peu, grogne un peu plus, laissant la part belle un son maousse o la section rythmique joue des low kicks avec la guitare pour prendre toute la place.

Mais si Scheidt se fait discret dans les 2 premiers tiers du disque, c'est pour mieux se rserver pour le dernier morceau du disque, moment de bravoure de l'album, comme l'tait dj le morceau ponyme de The Great Cessation, une petite vingtaine de minutes o le psychdlisme anxyolithique du guitariste croise les fruits de son exprience folk et permet d'affirmer qu'il n'a jamais mieux chant de sa voix de belette mutante que sur ce titre. Son talent pour fignoler la mlodie tragique qui tue refait enfin surface et j'ai failli essuyer une larme (bon ok j'avoue, je l'ai fait) d'exultation l'coute de ce YOB enfin retrouv, celui qui me remuait les entrailles en 2004 quand je rdigeais ma chronique d'Elaborations of Carbon et que je fixais la voute toile de ces nuit d't en me passant en boucle Revolution.

Bravo Mike, bienvenue la maison.

Clearing The Path To Ascend en trois mots : inespr, miracul, gratifiant


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