Fobofile - Fathers of our Flesh
2014

Détails

gulo gulo
le 03 septembre 2014 (2794 lectures)

   Industriel

N'allez surtout pas le rpter Steve Albini, le pauvre en mangerait son chapeau pour le compte, lui qui aime dans certaines de ses dmonstrations d'imbuvabilisme acharn affirmer quel point il trouve embarrassante l'existence d'un groupe tel que Godflesh, qui a ce point doive tout Big Black - sic - mais aujourd'hui, et mme pas pour la premire fois notez bien, on rend hommage Godflesh, et l'impact longue dure qu'il a eu sur la musique en guenilles moderne.
Pour ce qui est de la russite de la dmarche... si pour sa part Godflesh est un des hommages les plus russis et pertinents l'impact de la musique de Killing Joke, n'en dplaise l'lectricien sus-nomm, l'exercice de tmoigner son allgeance ce calibre de forte personnalit reste risqu. Ce ne sont pas Knut qui diront le contraire, qui se viandent en beaut en entre du disque, et tmoignent surtout de ce qu'ils avaient tout donn avec un "H/Armless" faisant autrement mieux honneur au dit hritage, que ce "Merciless" honteusement et doublement salop (gcher "Merciless" est en soi une saloperie qui devrait tre passible de peines de prison) avec l'active complicit de Franz Treichler. C'est le nadir d'un disque dont le znith pourrait assez volontiers tre, l comme a gratuitement, la prestation d'un Omega Massif dont trs personnellement je n'attendais que longueurs administratives, et qui ne m'en a que davantage ravi, tout en sobrit de nuances ferrugineuses. Ce pourrait tre un autre, il y a un peu de tout entre les deux et chacun y verra midi sa porte, puis on parle aprs tout d'une compilation avec ce qu'elle suppose de surprises et de routines, mais il est surtout remarquable de constater, au-del de la varit des idiomes ici emmls - on brasse tout de mme de Wormed Maruosa, et en passant par OvO, encore - du plus prvisible au plus improbable, la trs relle et trs objective homognit et la personnalit qui transpirent tel point de la ligne musicale originelle, et que tous les groupes semblent pris dans l'exaltant et sublimateur tau d'un mme matriau sonore, et l'on croit entendre, dans ce monstrueux et aveugle alliage d'industriel rythmique et de mtal vivant, au bout du compte un album de Godlfesh ; oh, certes le plus bizarre, capricieux et toxique, le plus Malformed Earthborn si vous prfrez, et avec a propuls dans un futur hardcore encore plus chamanique et cauchemardesque qu' son poque... mais quand mme. Il est bien question de symbiose, tous les niveaux, et c'est bien normal aussi.
Alors la correcte faon de faire exigerait probablement d'ici dissquer succinctement comment chaque participant s'approprie son matriau gntique putatif, d'autant que globalement peu d'appels semblent l'avoir t pour l'vidence d'une influence paralysante du parrain, mais :
1/ je n'aime pas dcrire ni inventorier
2/ le line-up donne justement rver, je ne serai donc pas celui qui dflorera ces rves ; seulement celui qui vous garantira que la plupart des propositions seront la hauteur des surprises qu'elles laissent ne pas imaginer - ce n'est videmment pas le cas, il faut bien mdire un peu, de Nadja qui tristement s'arroge "Go spread your wings", mais qu'importe quand Warsawwasraw ressuscitent les Hems ? quand Wormed s'en tire bien ? quand on attrape l'envie de rcouter Eagle Twin ? et quand on a ces deux morceaux lectrochimiques que je vous laisse dcouvrir ?

D'un point de vue terre--terre, Fobofile se place largement au-dessus de la seule prcdente tentative en la matire qu'il me souvienne, et dont je ne me rappelle dfaut du titre que les participations de Blut aus Nord et de Behold! The Living Corpse, perdues au milieu d'un ocan d'inutilit. Et, non moins mritoire, inscrit Fathers of our Flesh au rle, gure plus peupl, des compilations identit marquante.

Fathers of our Flesh en trois mots : bleu, noir, biomcanique


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Avis des auteurs

Excellent
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