[ SPLITS ] - Graves at Sea/Sourvein split
2014 · 7th Rule

Détails

gulo gulo
le 15 août 2014 (1710 lectures)

   Stoner Sludgecore Psyché

De l'or, tout bonnement. L'occasion de chier en mme temps sur deux groupes la gueule de qui je n'avais jamais eu l'heur de chier jusqu'ici, quoiqu'ils l'aient mrit avec une indfectible constance depuis leurs dbuts respectifs ; encore redore du fait que les occasions ne sont pas si frquentes pour a, puisque Graves at Sea jusque rcemment n'existait plus, et que Sourvein continue inlassablement de sortir des disques mais que personne ne le sait, Dieu ne nous hait pas tous aprs tout. Et en guise de cerise en or blanc sur ce beau lingot de merde, une occasion plus rare encore et un plaisir rserv aux palais mallarmens : chier bien droit et net sur un disque Seventh Rule, voil qui vous rveille une libido douloureux comme un clairon.
C'est bien tout ce qui se rveillera ici, forcment, puisque, obligatoirement, les deux groupes se montreront prodigieusement tels qu'en eux-mmes : deux exemples parfaits de sludge ni fait ni faire. Graves at Sea, c'est le pire du doom metal et le pire du sludgecore en un seul groupe, vous donner des envies d'aller vrifier si des fois Kingdom of Sorrow en fait ce serait pas bien - pour vous dire le dsespoir fastidieux o l'on se voit plong. Quant Sourvein...
Ben a ! Voil-t-il pas que Sourvein vient fiche par terre ma belle mcanique prte--l'emploi de passage tabac par-dessous la jambe et doigts dans le nez ! Sourvein aujourd'hui fait du trad mitig wizardien ; chos de High on Fire clignotants, clairs fugaces de et-si Blue de Jesus Lizard tait un disque de stoner-sludge paresseux et adipeux, doom cimmrien en tat d'brit proche de l'vanouissement, les doigts qui arrivent mme plus tenir correctement la hache, menaant les orteils de ce que chez nous on appelle une Dixie mais en version mdivale, de trs approximatifs accents de doom lover la We Live! mais qui, l encore l'thylisation aidant, ne serait plus capable de ce chagrin un rien prcieux ni de solennit cohrente - mais plus que d'amour pur et d'un jaune ple de soleil en train de mourir de sa belle mort... C'est miraculeux. Toute une image de groupe la carrire admirablement ddie une mdiocrit suppose aussi impeccable qu'incomprhensible, balaye en trois petits morceaux, brefs et blouissants. On se retrouve sans y penser rcouter avec tendresse les deux morceaux de Graves at Sea et se dire qu'on va se retenir de les crucifier au croisement de Sepultura et Baroness, pour prfrer les encourager d'un bienveillant Crowbar qui rencontre Stoneburner, voire d'un apprenti High on Fire qui va bientt pouvoir raser son premier duvet et arrter le corpsepaint. On rsout mme de ne commencer qu'une fois sur deux l'coute du disque la troisime piste. Ils sont gentils, on est gentil, youpi.
Grands dieux, mais qu'ont-ils donc fait notre bon vieux Sourvein ? Voil qu'aujourd'hui il change la merde en or.

Graves at Sea/Sourvein split en trois mots : ben, merde, alors


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