UNSILENCE - A Fire on the Sea
2014 · Nine Records

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Derelictus
le 03 août 2014 (829 lectures)

   Traditional doom Epic doom

Bien qu’existant depuis mille neuf cent quatre vingt treize, le présent A Fire on the Sea n’est que le second album d’Unsilence. Il faut dire que le guitariste Kieron Tuohey a toujours eu un peu cette poisse entre changements incessants de musiciens et de labels depuis une vingtaine d’années; il a enfin pu stabiliser ses troupes avec l’arrivée de James Kilmurray au chant en deux mille six. La musique du quatuor trahit bien ses origines, anglaises bien évidemment, en se trouvant à la croisée des chemins entre Solstice et Warning, pour en faire une présentation triviale. L’ombre de Solstice se retrouve dans cette teinte épique et dans ces soubresauts rythmiques qui émanent de quelques titres, dont "Breaking Away". Cependant, la comparaison s’arrêtera là, car l’on ne retrouve pas du tout cette coloration purement métallique chez les hommes de Bolton, loin de là finalement. En cela le rapprochement avec Warning est quelquefois flagrant, notamment dans les intonations et le placement du chant de James Kilmurray, moins agaçant ici que sur Under A Torn Sky, mais sans le côté larmoyant de leurs compatriotes. Pour faire simple, il y a un côté passéiste chez Unsilence qui en fait finalement des ménestrels modernes comptant des légendes et faits d’armes du passé. Il y a d’ailleurs une petite touche folklorique dans leurs phrasés et dans leurs riffs qui donnent cette petite originalité à l’ensemble, qui, en gros, constitue même tout l’intérêt de cette formation sur cet opus. Je me demande d’ailleurs ce que donnerait leurs titres en version unplugged, car le titre "Old Tides", uniquement aux sons clairs est assez sympathique. Il n’y a donc rien de révolutionnaire ici, juste un plaisant album d’epic doom metal, sans fioritures ni excès, peut être le troisième album qu’Isole n’a jamais su composer, mais qui est épuré des défauts du précédent album, notamment dans ses longueurs inutiles. Le titre "On Wild Fields" constitue sans doute l’acmé de cet album et il ne faudrait sans doute pas grand-chose à ce groupe pour qu’il franchisse enfin un certain palier qui le ferait sortir de la nébuleuse des groupes de seconde zone. A Fire on the Sea est donc un bon palliatif pour les amateurs des références mentionnées auparavant et est une belle surprise de cette année, en espérant que la suite ne vienne pas dans un lustre.

A Fire on the Sea en trois mots : nostalgique, cendreux, engageant


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