intheseblackdays
le 06 juin 2004 (1306 lectures)

   Stoner Drone doom

Mettons les choses au clair ds le dbut : En 1995, Sleep rentre en studio avec l'ide insense l'poque d'enregistrer la chanson la plus longue qu'il soit. Et c'est ce qu'ils feront. Baptise "Dopesmoker" pour des raisons qu'on devine aisment, cette chanson ne sortira jamais, bloque par le dpart du groupe d'Earache pour London Records. Reste dans les cartons quelques annes, c'est finalement sous une version tronque, plus courte d'une dizaine de minutes, dcompose en six mouvements, et rintitule "Jerusalem" qu'elle verra le jour en 1998 chez tonton Lee (Rise Above). Devant le succs de la chose, c'est en 2003 que nous sera finalement dlivr l'authentique Dopesmoker, forte de 63 minutes(!), avec un remix plus heavy du matre de la noise Billy Anderson. Voil pour la petite histoire.
Passons aux choses srieuses. Sleep nous a dj prouv avec "Holy Mountain" que Matt et sa bande figuraient parmi les prcurseurs les plus talentueux du "stoom". Avec cet opus grandiloquent, ils enfoncent le clou, et de quelle manire !
Dopesmoker se veut tre un voyage. Un voyage au milieu de dserts, de canyons, de sable, de poussire, le cheminement des rois mages suivant l'toile du berger.. Une fois emport, on se laisse subjuguer par le bourdonnement des instruments, leur capacit nous abasourdir par leur son pachydermique.
Certains auraient pu penser que Sleep allait nous sortir une srie de riffs qui tuent. Et bien non, il s'agit de riffs primaires, qui ne marquent pas par leur originalit, mais par leur facilit nous endormir coup de rptitions insenses. Si jamais un album mrite sa place sur ce site ddi aux musiques lourdes et rptitives, c'est bien celui(ceux?)-ci. La basse est norme et contribue normment l'paisseur du mur sonique qu'on se prend dans le coin de la tronche. Les guitares sont toujours aussi acres et dcales. La batterie tente parfois de partir en vadrouille mais se fait vite ramener dans le rang par un riff bien senti. Pour finir, Cisnero beugle comme jamais avec sa voix d'ours dop, racontant qui veut l'entendre de suivre la fume, d'escorter les rois mages, sans doute pour mieux leur piquer leur encens. Bref, des paroles typiquement Sleep. Au final, on se retrouve avec un album assez ferm pour les non initis, mais avouons que c'est la classe de dire qu'on s'est envoy une chanson de 63 minutes.. Et pour les maso de mon espce, le diptyque "Jerusalem/Dopesmoker".
Au final, mon conseil, si vous possdez dj "Jerusalem", laissez tomber "Dopesmoker", mais si vous comptez en acqurir un, prfrez ce dernier. La prsence d'un live indit ma foi fort sympathique y ajoutant de l'intrt.

Dopesmoker / Jerusalem en trois mots : enfum, bourdonnant, processionnaire


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