ATARAXIE - Anhédonie
2008 · Weird Truth

Détails

gulo gulo
le 01 avril 2014 (927 lectures)

   Doom death

Entreprendre de discourir sur Anhédonie, c'est la misère. Le voudrait-on qu'on ne pourrait même pas, pour une fois céder à la tentation de l'impudeur, parce que faire du malpropre et du maladroit, à l'endroit d'un disque dont l'obscénité est si délicate tout en touchant à la vivisection - ça ne fera simplement pas l'affaire. Quel ennui... on devrait peut-être laisser cette épineuse tâche à un non-goth, tenez - mais ces gens-là sont tellement grossiers...
Allons ! foin de persiflage gratuit de vieille chauve-souris, que je sache les Ataraxie sont des chevelus en bois brut, et ils montrent pourtant une impériale maîtrise de sentiments et d'une esthétique gothiques dont manquent douloureusement - profitons-en subliminalement pour écouler chemin faisant les mots-idées phares, n'est-ce pas ? - nombre de formations dotées de l'agrément ministériel ; ce pour en faire, bien entendu, du doom-death, style dont on se dit décidément qu'ils devraient être parmi les très rares à en détenir une licence officielle - les autres seraient Evoken, Tyranny et Anatomia, pour situer.
On attribuera de toute évidence la part la plus saillante du mérite de cette magistrale réussite à un Marquis qui n'a jamais été aussi divin, même chez Void Paradigm, et dont la présence de vampire démonté à l'absinthe sera, là encore, une leçon difficile à déglutir par-dessus pour un paquet de sbires dont même chercher où retrouver les noms dans sa mémoire serait du temps gâché ; il est cependant, et pas qu'un peu, servi princièrement par un terreau musical somptueux, déliquescent et rubis, où irrésistiblement l'on sombre - où la sensation de péril existentiel dont Ataraxie fait sa marque distinctive à partir d'ici se teinte, façon encre dans un verre d'eau bien entendu, d'un érotisme blet qui dévaste et ne connaît de pareil ni dans le reste de leur discographie ni encore moins dans tout le reste du milieu si ce n'est - apprenez qu'on ne cite pas de noms pour rien - Decaying in Obscurity, dont la monstruosité est pour sa part sécrétion du règne minéral.
Mais ici on est français, on ne va pas se refaire, tout ceci est donc humain et d'une sophistication dont les vertiges qu'elle procure ne sont point frayeurs imaginaires infondées et que je ne vais pas avoir la roture de disséquer en plate prose, puisqu'aussi bien on l'a vu : il ne s'agirait pas d'inverser les rôles.

Anhédonie en trois mots : lie, de, vin


Facebook 

Chargement...

Avis des auteurs

 
Coup de cœur
Coup de cœur