SAINT VITUS - Saint Vitus
1984 · SST

Détails

Derelictus
le 11 mars 2014 (1491 lectures)

   Traditional doom

Saint Vitus, un nom qui est dsormais canonis pour tout doomster de la plante qui se respecte, au mme rang que nos pres tous, Black Sabbath, dont ils tirent leur patronyme d'un de leur titre. Form en mille neuf cent soixante dix huit, le groupe se fera difficilement un nom au sein d'une scne alors tourne vers le thrash metal naissant et la scne hardcore. Il est d'ailleurs assez surprenant de retrouver ce groupe sign sur le label du guitariste de Black Flag, avec qui ils ont tourn, et qui sortit ce premier album ponyme durant l'hiver mille neuf cent quatre vingt quatre.

Il faut dire qu' une poque o tout le monde jouait plus vite que son voisin ou se devait d'tre plus violent que celui d'en face, Saint Vitus avait de quoi passer pour un ovni musical, avec en plus,des musiciens qui avaient l'air de dbarquer d'une autre dcennie. Le quatuor jouait plus lentement que tout le monde, s'panchait dans des titres plus longs et tortueux, avec une atmosphre bien plus poisseuse que tout ce qui avait pu tre fait auparavant. Certes il y avait bien eu Pentagram et ses formes embryonnaires, mais aussi le My War du patron pour ce qui tait du ct poisseux, mais l, c'tait pouss beaucoup plus loin tant pour ce qui est de la lourdeur que de la lenteur. Ce n'est pas pour rien si Saint Vitus est considr comme l'un des pres fondateurs du doom metal et que ce premier album a donn ce genre ses lettres de noblesse.

C'est bien simple, ses cinq titres sont autant de tubes. Entre les plus incisifs Saint Vitus et White / Magic, et les plus torturs comme le rentre-dedans Zombie Hunger et le magistral Burial At Sea. Il contient mon humble avis l'un des meilleurs titres du groupe toute priode confondue avec Psychopath, longue complainte touffante et inquitante, dont les lignes stridentes de guitare ne finiront pas de vous hanter. Dave Chandler distille dj sur cet opus ses riffs gniaux, il n'y a pas d'autres mots vu le panel prsent ici, maltraitant sa six cordes lors de soli plus bruitistes les uns que les autres. Il est paul par une cellule rythmique inbranlable avec d'un ct un Mark Adams qui s'inscrit bien dans cette tradition lance par Geezer Butler et, de l'autre, le regrett Armando Acosta et sa frappe de mule.

Les conditions live de cet enregistrement apportent un ct dpouill et on ne peut plus sale l'ensemble, rajoutant ainsi au cachet de cet album. Mais c'est surtout le chant de Scott Reagers qui fait toute la diffrence sur cet album. Plus classique dans son approche par rapport son successeur, il apporte par ses intonations un ct bien plus possd, qui nous rappelle que Saint Vitus est le saint patron des fous, avant de devenir celui du doom metal. Je ne vais pas me faire des amis, mais Reagers reste pour moi le meilleur vocaliste du groupe, sa prestation sur cet album tant magistrale.

Pas besoin de s'taler encore plus longuement pour signifier que cet ponyme de Saint Vitus est tout simplement un disque gnial, mme trente ans aprs sa sortie. Il mrite amplement son statut de classique et est une trs belle page dans l'histoire du doom metal, une des premires au mme rang que Psalm 9 de Trouble, mais malheureusement trop ignore.

Saint Vitus en trois mots : culte, possd, inaltrable


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