NEUROSIS - A sun that never sets
2001 · Relapse Records

Détails

saimonax
le 04 février 2005 (1088 lectures)

   Post hardcore Post rock

Rengainez les armes, sortez les bougies. Neurosis est de retour, et a ne va pas faire mal. Aprs l'excellente exprience "Times of Grace", nos californiens signent et persistent l'accalmie avec ce "A sun that never sets" au relent de projet solos Von Tillien et Keylleyiste.

H oui, il s'en est pass des choses depuis l'apocalypse. Steve Von Till a sorti un album solo, Scott Kelly aussi d'ailleurs. Des albums folks, de trs haute tenue qui plus est. Le bug de l'an 2000 n'a pas eu lieu. La station Mir ne s'est pas crase sur Paris. Les terres n'ont pas t submerges (enfin pas l'poque). La plante n'est pas entre dans une troisime guerre mondiale. Oui, le passage au nouveau millnaire, pour tout bon descendant chrtien que nous sommes, s'est bien pass. Il faut croire que pour Neurosis aussi. "A sun that never sets" respire la guitare sche au coin du feu, un clair de mlancolie dans les yeux. Il arrive que l'on hurle, en souvenir des jours passs, en ayant peur des jours venir. Avec un sens de la mlodie pousse son paroxysme. Jamais Neurosis n'eut t si lent, si dissonant et paradoxalement si ar, si pur, si minimaliste. Pour preuve, "Falling Unknown" et son entre presque bluesy, son style post-rock d'une lenteur doom corche vif, sa monte en puissance de 5 min, o se greffent doucement guitare, piano, puis distorsion, puis violon, sur ce rythme "marche militaire" de plus en plus puissant. puis viennent les cris, les hurlements. "Crawl Back in", et sa seule guitare dissonante accompagnant ce chant grave et pos, puis cette batterie, lente, lente, lente, puis ce passage purement post-rock, planant, avec ce violon magnifique survolant la mort, puis l'explosion, l'ruption des larmes trop longtemps contenues.

"Stone from the sky". Difficile de clore un album de plus belle manire. Cette chanson est un sommet, dans la carrire mme de Neurosis. Son intro folky presque enttante, Scott Kelly doux comme un agneau, ces cloches qui rsonnent et prviennent le trpas venir. et arrivent distorsion, sons lectroniques (Noah Landis culminant), voix arrache, et cette mlodie, gniale, qui se rpte, encore et encore, encore et encore, o les seules modulations proviennent du son, d'Edwardson qui maltraite sa basse comme un engin bruitiste, bruitisme qui s'empare doucement du titre jusqu' l'engloutir presque entirement, finissant dans un maelstrm distordus l'extrme, l'instar de cette corde qui s'effiloche au fur et mesure que l'on tire dessus.

L'album est l'image de cette corde, toujours sur le fil du rasoir, la limite de la rupture, entre folk et persistance lectrique, oscillant entre les deux sans trop savoir o se situer. et vrai dire peu importe, tant le degr d'motion ressenti est lev. Comme d'habitude. Et ce n'est pas prt de changer. Neurosis est grand.

A sun that never sets en trois mots : Post apocalytpique, folky, spirituel


Facebook 

Chargement...