GNAW THEIR TONGUES - Die Mutter Wählt Das Todtenkleidchen
2009 · Universal Consciousness

Détails

Krokodil
le 04 janvier 2014 (677 lectures)

Certes, distinguer un album de Gnaw Their Tongues d'un autre n'est de loin pas chose aisée, à contrario s'égarer et tourner éternellement en rond dans sa discographie l'est nettement plus. Aussi me contenterai-je donc d'un one-shot concernant notre sujet, car si chaque disque est - pardonnez ma grossièreté, mais on est jamais à l'abri de la susceptibilité - copié-collé d'un autre, à différents degrés de réussite, inévitablement, il n'y a en revanche aucune raison de s'épuiser à copier-coller le billet ci-présent pour raconter l'ouvrage suivant ; ni même le précédent.
Le choix fut cependant difficile, je ne vous le cache pas, entre l'heureux élu, donc, Reeking Pained And Shuddering et An Epiphanic Vomiting Of Blood, constituant les "essentiels", les pièces les plus abominables, les plus effarantes, les plus accomplies, les plus synthétiques, surtout. Aussi, plutôt que de me contenter de l'EP original (une belle boucherie cependant) je tiens à me farcir pour vous chers lecteurs la réédition, nettement plus insupportable car nettement plus longue - masochisme oblige.
Pas plus geek qu'un autre, pas moins non plus, Die Mutter Wählt Das Todtenkleidchen reste toutefois l'album le plus affreusement halluciné de notre cher Mories, plus fasciné et obsédé que jamais par les derniers procédés de torture à la mode et les technologies innovantes en matière de dégradation humaine, addict à la douleur infligée, addict à la douleur subie. Et l'on ne pourra pas reprocher au pauvre bougre la surenchère d'ornements ignobles, le trop-plein d'immondice, le surplus d'ignominie en tout genre, l'ultimate and absolute sickness inhérente à sa marque de fabrique, car il est ici parfaitement cohérent, mono-orienté vers l'Enfer, et question geek justement, voyez par vous-mêmes, certains se masturbent sur les consoles analogiques, d'autres sur les pedalboard, d'autres sur les deux, chacun sa came.
Le programme, toujours le programme - quoique lorsqu'on parle d'un pervers narcissique on parle de modus operandi - celui de Mories, vous le connaissez à force : titres ronflants, black-metal über-belliqueux, drone inhumains, ritual snuff, ambient dépravé et moyen-âgeux, le truc pas du tout simple, le truc pas du tout digeste - Ævangelist, In Slaughter Natives, P.H.O.B.O.S., ça vous parle? - mais le truc super-mega-ultra-glauque qui vend du cauchemar en masse et qui pue salement la peste.

Die Mutter Wählt Das Todtenkleidchen en trois mots : épouvantable, éprouvant, écoeurant


Facebook 

Chargement...

Avis des auteurs