BLOODLET - The Seraphim Fall
1998 · Victory records

Détails

gulo gulo
le 29 juillet 2013 (572 lectures)

Starkweather et Kickback ne viennent pas de nulle part et l'coute du prsent album, on a envie de dire qu'ils viennent du mme endroit. Bien entendu, ce n'est pas aussi simple ; au niveau des dates, pour Starkweather c'est rien moins qu'vident, quand bien mme je pense surtout Croatoan ; Bessac, lui, ne s'est jamais cach d'couter Bloodlet avec ferveur. Bloodlet, le groupe qui avec Disembodied dmontre par leurs virages suivre la ralit de certaines racines hardcore ce bon vieux no, mais on commence s'loigner du propos - moins que non ? et que ce ne soit pas tout fait par hasard qu'il s'entende des sortes de fantmes de no jamais n dans le proto-sluge in chains de Cultura Tres ? et qu'il y ait du doom et du slowendisme dans le fruit, la base de tout ce qu'on coute encore dans toutes les caves aujourd'hui ? Et si Snapcase quant eux pouvaient leurs acides dbuts avoir des airs de Godlfesh aride et de Neurosis soulsatzrode jou par des roquets en survtements, ici aprs des dbuts justement cousins de Snapcase, pour le coup l'on commence de suite bien plus s'enfoncer. Somme toute assez l'image d'un billet qui semble dj bien paum et embourb, ce qui parat assez juste pour parler de ce disque l'un de ceux qui prouvent quel point le hardcore peut quelquefois se montrer marcageux, vgtal, boueux, fangeux, tropical, nauseux, saurien ; et un disque pour ne rien gcher aussi touffu, inextricable, exasprant que la mangrove ou le bayou des vos fables les plus collantes de dlire fbrile, un labyrinthe de riffs grsillants qui sinuent indistinctement comme un tapis d'anguilles lectriques dans lequel on nage la drive, vaguement stupfait et migraineux, croisant et l quelques incandescentes et grotesques visions, une uniforme mle de difformits dont ne choquent que les clairs de clart dans le brouillard paludique, et o je pourrais aussi bien encore m'escrimer caser discrtement Damad, Meatjack, Nada, et toute une pharmacope qu'on n'imagine que trop bien - sans pour autant russir dcrire ces odieuses guitares grimaantes, vagissantes, ddoublantes, et ne toujours pas approcher beaucoup de la ralit (rires tonitruants) d'un disque aussi grouillant de rebondissements et aussi atmosphrique la fois, que sont les rves les plus marquants, ceux dont aucun souvenir probant jamais ne passe le frais voile de l'veil.

The Seraphim Fall en trois mots : humide, trouble, nocturne


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