gulo gulo
le 26 juin 2013 (850 lectures)

   Hard "70s Folk

La matrice maudite de tous les ts. On n'est pas l pour faire de l'histoire, il doit pouvoir se trouver des brouettes de bouquins sur la question pour ceux dont c'est le pied. On n'est pas l pour dcrire un album que je vous conseille de connatre par cur et depuis des lustres, sans quoi vous devez avoir des choses vous dire avec Jacques Sgula et je ne vous retiens pas.
On est l pour souligner qu' une poque, on savait encore qu'une pochette de disque, c'tait pas fait pour se taper des putains de cerfs, bordel. Et que d'ailleurs ladite pochette est peut-tre bien galement la matrice de toutes celles de tous ces albums dt pingls comme des papillons sous le signe du Porteur de Lumire, commencer par Unknown Mortal Orchestra II et Jex Thoth, au hasard.
Un paysage rural en pleine conversation avec l'envers du monde, un ciel qui n'est qu'un incendie, des abricots au duvet encore hsitant sur leur rotondit timide : qu'y faut-il de plus ? On se le demande bien. De quoi peut-on avoir besoin de plus pour danser nouveau sur la lande, la saison des feux, des cots et des meurtres nouveau revenue, pour se tordre et s'arquer jusqu' rompre tels les cordes de quelque rustique et grinant instrument du gai sabbat, pour se griser de la poussire souleve par les sabots caprins qui grattent et frappent fivreusement le sol, et de l'odeur vive et suggestive de la sueur qui se faufile, sinue et s'insinue partout, piquante, entre les corps nerveux et blants qui virevoltent et s'alanguissent dans le laisser-aller panique le plus liquide, et de la douceur vertigineuse de la chair de tous ces fruits offerts, pour se retourner les boyaux comme une chaussette force de lamper d'une soif sans fond cette cochonnerie de lait de la chvre, moins que ce ne soit pour une bonne raison que l'on appelle l'autre truc l'acide, ou que ce ne soit la came, aussi pure que la drogue des Sayyadinas, n'est-ce pas d'ailleurs dans les grottes mmorielles de l'espce o elle t'emporte, que tu entends cette eau originelle goutter, dans cette retraite vingt mille lieues sous le monde, d'o on ne revient jamais tout fait, jamais tout fait aussi entier qu'on a pu l'tre avant, avant l'allgresse insane de cet t-l et ses gouffres, tout comme on souhaiterait ne revenir jamais de l'Antiquit une fois gote. C'est toujours la mme chanson ; mais alors l'on savait vivre, bon sang.

Houses of the Holy en trois mots : acide, mythologique, sauvage


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