ALDEBARAN - Embracing the Lightless Depths
2012 · Profound Lore

Détails

Krokodil
le 22 juin 2013 (644 lectures)

   Funeral doom

Une fois encore Aldebaran fait preuve d'un perfectionnisme sans faille, c'est indiscutable; "sans faille" c'est au fond tout ce que l'artwork ne traduit pas, sans vouloir faire de farce douteuse, prfrant quant lui le point de vue du nomade impuissant, bien scotch au sol, fixant paisiblement la fin du monde depuis son cercueil gologique. Les arrangements sont immenses et grandioses, en effet, ils sont d'ailleurs aussi immensment grandioses qu'ils sont accabls, victimiss et crass par le poids de la rsignation la plus pathtique. Visiblement la conqute impriale mene lors du grand Buried Beneath Aeons s'est transforme en dbandade gnralise, et en voici le rsultat : la traverse du dsert en solitaire, les larmes et le drame. Aldebaran fait donc le bilan et chiale ses morts - oui, Aldebaran chiale, et ce chant guttural aussi imposant soit-il n'y changera rien - la virilit a dsert le canyon, le funeral de chef de meute est devenu funeral de veuve croule, le funeral de gladiateur est devenu funeral de condamn, etc. Ce qui signifie, pour conclure, qu'Embracing The Lightless Depths, certes d'une beaut indniable, est le parfait contraire de son prdcesseur, beaucoup plus muscl - mais alors beaucoup beaucoup plus muscl.
Aprs tout dpend des sensibilits vous me direz, videmment, certains se prendront sans doute d'affection pour ces nombreux plans aux limites du post-rock de damoiseau, trs jolis, trs imags, mais moi, personnellement, a m'en touche une sans faire bouger l'autre, a me laisse de marbre, a me fait chier, vous l'aurez compris : je n'ai ni coeur ni piti pour les faibles.

Embracing the Lightless Depths en trois mots : dcontenanc, dboussol, dracin


Facebook 

Chargement...

Avis des auteurs