BRIGHT CURSE - Bright curse
2012 · [ autoproductions ]

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EyeLovya
le 03 janvier 2013 (637 lectures)

J'aime à imaginer les anglais de Bright Curse en fin d'adolescence, on se laisserait volontiers caresser par les cordes vocales sirupeuses de Mainrow sur du long format, même quand, disons en camping sauvage sous le crépuscule du Mojave, le bouillon de culture parait mijoté et versé avec quelque maladresse : les différentes couleurs de la tambouille ne s'agrègent que par le miracle de la puissance solaire, puisqu'on a oublié d'allumer le feu sous la marmite (allez comprendre le rôle de Brad Boatright, pourtant responsable du récent remaster de Dopesmoker, quand la production est aussi éhontément pudique). Les influences infusent donc tranquillement à la chaleur estivale : les réminiscences hard 70's, les quelques rythmiques en balancés de hanche à la QOTSA, mais plus souvent une basse à la ritournelle ronde et entêtante qui ne manquera pas, c'est clairement assumé, d'évoquer les drogues sédatives de Om, globalement pas mal de fumée douce psyché pas vraiment plus moderne et vaguement blues, le stoner du bon gendre à la bonne bouille gêné dans toute sa volonté d'avoir "l'attitude" par une gentillesse fondamentale et indicible ainsi que cette putain de bonne éducation qui lui colle à la peau comme du napalm.

Bright curse en trois mots : mielleux, solaire, gentil


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