THE GOSLINGS - Occasion
2008 · Not Not Fun

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Krokodil
le 21 novembre 2012 (554 lectures)

Qu'il est bon parfois de se goinfrer de ces cacophonies qui touchent au sublime par dieu sait quel obscur miracle, de ces (dis)harmonies indchiffrables et de ces arrangements combien aberrants; ces mmes ignominies qui par dfaut se voient toujours dcerner cette tiquette "shoegaze" un peu vilaine et arrangeante, lorsqu'elles sont pures dgnrescences sonores, ou sinistres revenantes de ces contres harsh le plus souvent inhospitalires Car franchement, hormis quelques instants de fuzziness caniculaires, de tremolo tricks vertigineux, et autres cartlements de guitares spectaculaires - qui rappelleront ventuellement les acrobaties d'un Kevin Shields perch au ras des pots catalytiques - il n'y a pas grand chose de shoegaze, mais bien de noise.

Qu'il est bon aussi de se gaver jusqu' plus faim de ces prets, se livrant sans logique autre que celle d'abrutir, ou plutt d'abtir son sujet, de le faire btail, de le faire plus btail que btail, de court-circuiter chaque petite cellule nerveuse et chaque petite parcelle mentale subsistante. Et quel plaisir de se faire masser la cage thoracique par ces percussions poids-enclume tout juste sorties de la forge, de se faire labourer par ces distorsions sauvages, hrites des quelque peu lointains mais toujours indtrnables Total Sex, The Slaughterhouse, Zeichnungen Des Patienten O.T. avec pareil magntisme; ces distorsions qui, sans ne jamais tomber dans l'ostentatoire et le dmonstratif, sont si finement extrmes qu'elles finissent par fabriquer "musicalit", et en profite au passage pour griller ce qu'il te reste d'ex-neurones.

Qu'il est bon toujours de se laisser submerger par ces masses tellement denses qu'elle finissent par faire drone, comme un palimpseste instable, comme le superbement gaul Nadja de Touched. Et qu'il est bon encore de se laisser lacrer les chairs par cette voix sortie d'un film de cul l'esthtique giallo, satur et crmonial, avec ce qu'il faut de rituels sacrificiels, de chants incantatoires dlirants - la version gntiquement carbonise de Bloody Panda; Pheromone qui plus est - et qui peinent perforer la moiteur de ce son suintant, dgoulinant, rpugnant; foutreux

Et quand un Plotkin se retrouve au mastering, taye, renforce et sculpte la glaise avec la dlicatesse qu'on lui connat, et bien on apprcie sa juste valeur la qualit dudit foutre, qui devient alors manne providentielle.

Occasion en trois mots : acidifi, corch, calcin


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Excellent
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