ESOTERIC - Paragon of Dissonance
2011 · Season of mist

Détails

Raziel
le 29 septembre 2012 (898 lectures)

   Doom death Funeral doom

Esoteric est un paradoxe. Et chroniquer un paradoxe n'est pas chose aise. Parfois mme, cela rend triste. On croit pouvoir l'tiqueter funeral doom, il se rfugie dans le death/doom. On le pense Prince des abysses, il se rvle Seigneur de la Lumire. On l'attend monstre de lourdeur, il se fait papillon.

Esoteric, pour ma part, est tout en haut de la hirarchie du funeral doom. Mais il est bien plus que cela. Depuis toujours, le groupe jouit et entretient le mystre autour de ses croyances. Chacun de ses albums dveloppe et vhicule, sous des oripeaux diffrents, la mme aura mystique, fivreuse et troublante.

Alors que ses premiers mfaits (notamment Epistemological Despondency et The Pernicious Enigma) sont autant de blocs de granit impntrables et, disons-le, franchement inaccessibles au "metalleu" moyen en raison d'une linarit totale et de structures musicales trs hermtiques, depuis The maniacal vale sorti en 2008, le groupe a toutefois sembl modifier son angle d'attaque. Car, de fait, le prcdent album et Paragon of Dissonance sont des travaux ridiculement accessibles en comparaison du reste de leur discographie. Comprenez, des travaux coutables par presque toute la frange de fans que compte le metal.

Paragon of dissonance est donc de cette trempe. Et, disons-le clairement, je le regrette.

L'album se prsente, comme quatre de ses prdcesseurs, comme un double album comprenant 7 titres pour un total de prs de 90 minutes de musique. Si la lourdeur abyssale qui a fait la gloire du groupe est toujours prsente (par exemple sur un titre comme Non being), d'autres lments bien plus ariens viennent apporter bon nombre de respirations aux morceaux : le piano sur Aberration ou sur Loss of will, le petit solo de guitare quasi heavy sur Abandonment, le clavier atmosphrique sur Disconsolate...

La voix de Greg Chandler, ultra travaille grands coups d'chos, est immdiatement identifiable. Elle participe videmment au cachet du groupe.

Mais voil, la prise de risque, la nouveaut, le renouvellement, la surprise, tout cela est absent de cet album d'Esoteric. Il s'agit, pour ma part, d'un The maniacal vale like. Pire, si l'album reste au dessus du lot par rapport aux sorties du genre, j'aurais tendance penser que le groupe se "trendiese", se ramollit... Trop de lumire tue la lumire, trop de soli touffent la lourdeur, trop de nettet aseptise le mystre.

En allgeant sa musique, Esoteric livre des schmas, des structures qui gagnent videmment en simplicit et en confort d'coute. L'accessibilit, qui n'est pas une tare, n'est cependant pas ce que j'attend d'un album de ce type. Du coup, cet album fait ple figure aux ct du dernier Mournful Congregation.

Paragon of Dissonance en trois mots : Accessible, un peu gay, Dcevant


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