DOPELORD - Magick rites
2012 · Can't tell you records

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EyeLovya
le 15 août 2012 (776 lectures)

   Traditional doom Stoner Psyché

Sortez les bongs, ce soir c'est séance de spiritisme en aquarium pour tenter de communiquer et communier avec les fantômes des défunts Electric Wizard, Suma, Toner Low, ou que sais-je encore d'ectoplasmes de stoner doom inzizèsque, comme on dit chez nous.

Ce premier album nous vient de Pologne, et si l'originalité n'est vraisemblablement pas son principal atout -nom, imagerie, style, vieux films d'horreur, riffs, 70's, Satan-, ce n'est surement pas ce qu'on viendra renifler quand on parle stoner doom, il n'y a pas trentre-sept recettes différentes, et cela n'ôte pas sa qualité au présent objet.

Au delà de ce fuzz outrageux, ces soli cliché as fuck et le chant trainassant en deça du mix, blindé d'écho, il reste que ces gars là possèdent le savoir ancien du saint riff souvent aussi simple qu'efficace (certains valent quand même vraiment le détour), qui, aussi lent soit-il joué, leste toujours copieusement leur rock n'roll de quelques parpaings bouillonnants qui n'effacent pas totalement une touche vintage pas désagréable quoiqu'on y soit maintenant bien rodé.

L'intérêt de guerroyer en terrain ultra balisé comme ça, c'est juste le plaisir de la chaleur des lampes agonisantes des amplis et celui de pondre quelques nouveaux tubes du genre, ainsi que chaque hit radiophonique reprend les mêmes progressions, aucune raison que le stoner doom n'ait pas accès à ce privilège paresseux de la repompe classique qui fait toujours plaisir, adorateurs assumés ou simples crétins ayant vraiment l'impression d'apporter quelque chose, peu importe, ils le font bien et il suffit de se laisser porter par la fumée épaisse de ces rites magicques qui opèrent alors leur charme naïf sans souci.

Magick rites en trois mots : enfum, dbile, efficace


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