intheseblackdays
le 04 juin 2012 (1195 lectures)

Certes, la ralisation est cent mille lieux de celle de lalbum prcdent. Finit le souffle faiblard qui couvrait lensemble du disque. Le son est plus granuleux, on peut limite en ressentir les asprits, mais limpression poussive dgage par le groupe est toujours omniprsente. Jen dduis quil sagit de leur marque de fabrique. Je suis toujours la recherche de la moindre trace dune mlodie, ne serait ce que brve ou banale lextrme. Les riffs, si on peut les appeler comme a ne sont que de vulgaires enchainements daccords visant faire le maximum de boucan possible. Certes oui, ils ont investi dans du matos de tueurs et je ne doute pas que ceux qui ont pu les voir en live me diront que a te retourne les tripes, mais comme prcdemment, a cache, pas trs bien dailleurs, un manque de crativit flagrant. Pour moi a reste basique et strile. En la matire, je reste fidle mon Dragon Green, qui en plus davoir une puissance sonore largement au-del et ce, dix ans plus tt, savait te faire groover un riff des plus mastodontes comme jamais. Cette impression de constipation est de plus renforce par cette voix, sans grain, sans puissance, qui elle non plus ne fait pas dans la mlodie. De longs cris monotones sur des riffs de mme calibre. Je ne comprendrais donc jamais lengouement que ce groupe suscite chez nos amis anglo-saxons. Quelque chose doit mchapper, mais quoi ?

Monnos en trois mots : basique, strile, poussif


gulo gulo
le 04 mars 2014 (1255 lectures)

   Traditional doom Drone doom Epic doom

La paresse et la confiance sont de bonnes copines. Je fus bien aise de tresser de spirituelles généralités à l'endroit de Conan, au motif que Horseback Battle Hammer ne m'avait inspiré qu'une condescendance hilare envers sa fatuité tout aussi immodérée, et que l'article que vous pouvez lire ci-dessus semblait constater peu ou prou une vacuité intacte chez son successeur. Les choses sont un rien plus compliquées que cela, avec les pas-tout-à-fait simplets de Conan. Non que je veuille coûte que coûte faire l'intéressant et l'esprit fort, au prix si besoin d'une construction intellectuelle aussi acrobatique que désincarnée. A ceux qui voudraient m'en faire le procès nonobstant, attendu que je cautionne Loinen, Aarni et Bunkur et tout ça, je répondrai seulement que j'ai réécouté l'album de Stumm dans le doute et qu'y a pas moyen. Ce n'est pas parce que Conan est con par choix, que cela en fait un groupe cérébral. D'ailleurs Monnos ne donne pas tant que ça dans la couillonnerie forcenée et forcée du trait - pour cela il y a Blood Eagle, merci à eux - et il ne s'interdit ni les harmonies curieuses à deux voix, pour ses fameuses poussées de chant atonal et incolore, ni, pincez-moi, mais c'est que ce batteur fait le malin ?! Et c'est avec juste ce qu'il faut de cervelle et juste ce qu'il faut, rassurez-vous, de bourriquerie, que Conan peint ses étranges scènes, mythologiques, naïves, farouches, et toujours dotées à l'image de ses pochettes de copieux à-plats ou bandes monochromes, espaces dégagés où l'imaginaire de la rêverie de l'auditeur peut vaguer et peupler comme bon lui semble. Comme qui dirait des cons de Vikings qui sauraient faire de la musique. A présent je dois vous laisser, je suis convoqué dans le bureau du Directeur.

Monnos en trois mots : robuste, oxygn, rupestre


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