BLOOD RED WATER - Tales of addiction and despair
2012 · [ autoproductions ]

Détails

EyeLovya
le 24 février 2012 (587 lectures)

   Traditional doom Sludgecore Blues rock

Il fût, surement, un temps où une autoproduction présageait toujours une qualité sonore pourrave. Mes idées là dessus, toutes obsolètes qu'elles sont, me laissent au moins l'avantage de m'émerveiller à chaque fois du gros son dont disposent les petits groupes inconnus dans le genre des présents Blood Red Water, avec leur saturation de bœuf et leur puissance de feu.

Un peu dubitatif avant que je comprenne la teneur ouvertement « à la cool » de leur power blues, notamment en ce qui concerne le chant, trouvé un peu jeune et immature d'abord, alors que ces lèvres là peinent à contenir une bave imprégnée de bourbon, et il faut dire que le bougre, logorrhéique, a plus d'un tour dans son sac, le bluesman graveleux et chancelant excelle aussi bien dans les aboiements assoiffés et les growls profonds, et les transitions entre chaque style passent joliment inaperçues. Alors voilà, une fois la pochette hors de vue et le premier titre, pas le plus encourageant, passé, c'est une effusion de bonheur sludge, doom ou parfois stoner, surpuissant et carrément entrainant pour la section instrumentale, volontiers entravé par le timbre rampant du chanteur, jusqu'à ce qu'il s'anime lui aussi dans des cris qui emballent enfin le tout dans une irrésistible explosion de blues d'écorché. Efficace, pour le moins.

Le groupe, italien au fait, n'a pas encore fêté ses deux ans, et signe donc ce premier EP fort encourageant que je rapprocherai, pour les références, à son homologue bouffeur de terre français d'Oruga, en plus enjoué bien sur. Bon, très bon même.

Tales of addiction and despair en trois mots : ours, blues, avin


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