F. W. Furter
le 23 janvier 2012 (879 lectures)

   Traditional doom Stoner

Aprs le voyage boueux et occulte que nous offrait leur excellent premier EP Open the Gates of Shambala et qui nous laissait dans l'expectative d'un futur encore plus bruyant, Huata (prononced hu-ha-ta) nous revient avec son premier album: Atavist of Mann.
De prime abord, rien qu'en regardant le design du double LP et le travail photo associ qui nous renverra l'imagerie occulte de certains films de la Hammer (entre autres), on sent que quelque chose chang: il y a une volution derrire tout a, le groupe s'affirme et n'y va pas par quatre chemins, sans artifice comme lav de tout superflu. Il ne restait plus qu' vrifier l'hypothse en lanant les six morceaux de cet album.

Bingo! Tout ce qui se ressent niveau esthtique se retrouve musicalement moyennant encore pas mal de surprises de bon got en ce qui me concerne. Le groupe a dvelopp son got du riff enttant, mais sans ngliger celui pour les passages longs et lents, ambiants et parfois quasi-drone, o le chanteur laisse flotter sa voix claire d'un ton crmonial... Le tout est vraiment trs bien dos, ni trop, ni trop peu, chaque passage a sa place et aucun ne semble accessoire. Je vais continuer un peu sur la voix qui pour moi a pass un cap depuis le premier EP o je la trouvais parfois un peu hsitante: ici elle creuse sa place entre les impressionnantes nappes de fuzz en basses-frquences, se rendant indispensable l'unit. a n'engage que moi, mais certains placements et harmonies de voix m'ont mme rappels certains des plus sombres morceaux d'Alice In Chains (Thee Imperial Wizard).

Les morceaux senchanent trs facilement, bien qu'assez varis, ils sont relis par un fil conducteur touchant autant les thmes lyriques que les compositions; illustration faite avec la prsence de d'un orgue-back-in-the-60s-with-Peter-Cushing sur la plupart de l'album, tantt bourdon, tantt arme d'occultisme massif. La dmonstration lors du quatrime morceau qui m'a ramen mes souvenirs d'extase lors de ma premire coute de Geminian de Sloth (ouais, je ne lsine pas sur les compliments, mais ils le mritent). J'ai mme t surpris lors du second titre Operation Mistletoe tant je ne m'attendais pas un riff aussi... Cathedral? Moi a me va. Je ne vais pas bouder mon plaisir.

Plaisir aussi de constater qu'Atavist Of Mann possde son identit propre et ne souffre d'aucune comparaison, bien que l'ombre du vieux Electric Wizard refasse son apparition quelques fois elle est vite souille par un coulement d'excellents riffs aussi amricains que le son de leurs ampli Sunn, histoire de lui dire: allez... on arrte les conneries maintenant.. Franchement, bien jou. Servi par un son massif, gav en basses-frquences, mais toujours intelligible, cet album est une russite totale et sera sans doute possible dans le haut des meilleurs albums de l'anne pour moi.

Atavist of Mann en trois mots : Broceliande, sotrique, massif


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