Rocky Turquoise
le 17 octobre 2004 (912 lectures)

   Doom death

Je l'avoue, la postrit dont jouissent certains disques m'chappe totalement. Prenons par exemple ce premier album de Paradise Lost, le fameux "Lost Paradise" de 1990. Admettons qu'il ait contribu au dvellopement de cette frange de doom & doom / death '90s dont le parallle avec le doom / death moderne est trac d'une faon souvent bien franchouillarde. Franchement vous en connaissez beaucoup vous ? Des groupes doom qui soient vritablement revendicables de ce disque ?

Bon passons aux choses srieuses. Ici quoiqu'il en soit (tout du moins si on se sentait l'me d'un journaliste gocentrique rat), on pourrait raisonnablement parler de death doom old school... Aprs une intro inutile aussi glauque qu'interminable (je parle du disque, pas de la chronique), plongez directement dans le vif du sujet : vous avez l un petit pav de death caverneux et ralenti, aux riffs doom rocailleux et rocambolesques, parfois (souvent) presque Sabbath, parfois bien plus enlevs et death-pataud, un Mackintosh qui vous sort des pures leads d'allum dans la catgorie "vous me faites chier vous autres avec vos grosses rythmiques aux tempi de dyslexique, moi j'ai envie de branler mon manche", un Nick Holmes (ultra) sur-mix qui beugle comme un possd d'une voix de gros adolescent aux patates (qu'est-ce que j'aimerais avoir des cheveux comme lui sur les photos d'poque d'ailleurs), et une sourde basse grasse et chaleureuse...

L o a se complique, c'est qu'on sent tout de mme bel et bien l'poque une volont mignonne de ne pas sonner comme les autres, via des arrangements aussi nombreux que discrets, des nappes de claviers au son bien synthtique qui ont eu la chance miraculeuse de ne pas avoir vieilli, un phmre passage au chant fminin sur "Breeding fear" (pas bien rayonnant d'ailleurs), quelques sons de cloches parcms a et l qui viennent la glauquitude de la chose, voire quelques claviers-pianos mlodiques mais pas pouet-pouet pour un rond...

Et puis un tout finalement bien monolithique comme on l'aime. Entre les quelques compos les plus doom ou aux riffs qui tabassent littralement ("Paradise lost", "Our saviour" et sa ligne de chant presque flow-e !...), des quelques passages d'inspiration death profonde aux leads couinantes et dsagrables, des gros beuglements purement souterrains de Nick (j'insiste)... On ne parle pas ici de dpressif ou de dsolation doom gnan gnan que sais-je... On parle de death orageux et pesant, au groove doom (slash death ?) ronflant mais pas franchement efficace, parfois un chouilla lyrique mais de faon plus incongrue qu'autre chose... pour ainsi dire du pur metal qui sent les '90s, la sueur et l'Angleterre ! Je veux le numro du coiffeur de Nick Holmes.

Lost paradise en trois mots : orageux, glauque, british


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