Atmospheric doom

Je ne connais pas l'inintressante anecdote qui, du dieu qui cra Broadrick, fit que Broadrick semble tout fascin en retour par l'univers sacro-saint de la chrtient comme un gosse devant un avion. Dois-je m'accorder de ce fait l'honneur d'absoudre Jesu le bien nomm, si tant est-ce ralisable ? Du chant du cygne de Godflesh qui sentait dj bien fort la myrrhe, au Headache qu'on s'coute encore avec un plaisir relatif, le voilasse l'poque le premier album de la priode maison-de-retraite du pre Juju.
Et bien qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, si ce n'est que dans celui-ci au moins on ne prvoyait pas encore la catastrophe venir, guide par ces chants clairs ironiquement prophtiques, ou qu'on y alignait un deux trs bons morceaux, mais sans les multiplier comme on l'et pourtant espr ?

Je le badais bien ce disque, moi, sa sortie. Assez parfait pour se dtruire la tte coup d'harmoniques sifflantes et nuageuses un dimanche matin, en se versant une tasse de Lapsang et en regardant des photos du Bangladesh. L je le rcoute, du coup. Et ce qui est bien c'est qu'il n'a pas vieilli tant que a au niveau du son, dj, principal dfaut sans doute de Broadrick dans toutes ses pnitences, et puis qu'il s'coute toujours relativement sympathiquement, malgr son ingalable colossitude (espre pas en venir bout avec un couteau mal aiguis, du genre, et pour autant la trononneuse ferait dfinitivement tche dans le tableau). Le mieux reste quand mme de le laisser croupir dans les limbes o il gisait, et de fermer ses volets en attendant la vritable apocalypse, qui elle reste venir.

Jesu en trois mots : vrombissant, cotonneux, eschatologique


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