EyeLovya
le 22 septembre 2011 (584 lectures)

Preuve qu'on peut tout à fait épargner ses trois pattes au canard sans laisser toutefois indifférent, Stoic Dissention se révèle cette année, année bénie et bienfaisante, comme de tristes citadins américains qui ne savent être urbains qu'ainsi que peut l'être une ville polonaise rasée d'après-guerre, presque trop misérables, de base, dans leur intégrité même pour déprimer autant par leur musique que leurs propres vies.

Quelques passages black de ci, de là, qui ne trahissent qu'une non technicité parfaite tout comme une propension fort appréciable dans notre joli monde d'escargots tuberculeux à la dissonance et aux harmonies évasives mais toujours captivantes. Le lien avec la pochette de The Gault n'est pas le seul, on a ici aussi le même charmant mélange d'haleine tragiquement éthylique avec les senteurs fumées et froides d'un Auschwitz baroque, le cold rock, en somme. Mais Senium, c'est aussi ce son de caisse claire désastreux et donc sur-mixé, qui vient bien évidemment gâcher la farce tant son timbre est stressant à l'oreille, ce qui nous amène au constat plus global, qu'avec une production digne de ce nom, c'eut été vraiment un superbe album. Mais, après tout, ce n'est que le début.

Senium en trois mots : carieux, dsherb, prometteur


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