intheseblackdays
le 06 août 2011 (1099 lectures)

   Post hardcore Psyché

La rsurrection de Yob sur the Great Cessation avait au moins le mrite de servir de bon prtexte pour nous fournir des morceaux chiads, crs avec la rage au ventre davoir du faire taire Middian pour des raisons la con. Il tait pique, prenant, voir triste. Avec Atma (moi a me fait penser la crise de nerfs de DeFuns dans Hibernatus, Edme Edme Edme), jai limpression que Scheidt regrette dj son geste davoir ressuscit son groupe phare. a bourrine, a droule, sans grande conviction. Martelant pour sr, ce disque est mou du genou. Elles sont o les mlodies ten faire chialer ? Sentiment persistant que la facette la plus classe du trio sest vue clipse au profit du riff sans grande valeur qui tabasse mais a ne fait pas tout. Jai limpression dtre revenu en 2005 et dcouvrir un Unreal never lived, sans grande saveur, comme lorsque l'on soffre un restau indien un peu trop rgulirement ; le curcuma, la cardamome et les nans au fromage perdent vite leur parfum enivrant et mystrieux force. Ya bien quelques sursauts mlodiques de parts et dautres mais la grande prtresse est bel et bien la grande absente sur cet album, dommage parce que la pochette sy prtait bien. Quant au featuring (sans grand intrt) de Scott Kelly, dj abonn des gradins prsidentiels chez Mastodon et consorts, il pourrait pas plutt bosser avec ses potes barbus ? a fait dj quatre ans quand mme bref, va falloir rviser votre copie, Mr Scheidt et vous savez pourtant que jaime ce que vous fates.

Atma en trois mots : mononeural, monosyllabique, monorythmique


gulo gulo
le 18 juillet 2013 (1118 lectures)

   Post hardcore Psyché

En aura-t-il fallu, de l'acharnement, pour qu' la fin cet album me parle, ainsi que je l'esprai ds le dbut - le premier disque de Yob que j'essayais rellement d'couter, depuis 2005, la dcouverte de Slow End et la famille musicale y attenante, les sances d'essayage-dbroussaillage tous azimuts... Ainsi que je le voulais, pourra-t-on galement dire avec raison, mais il n'est pas moins certain que ce n'est aucun montage intellectuel et artificiel, tour dont je puis volontiers tre suspect, qui m'y rend aujourd'hui - la chose ft-elle seulement possible pour une musique aussi organique, sensuelle, indcente que celle de Mike Scheidt.
...Et donc ce disque, dont j'ai plus souvent qu' mon tour aim dire (en pensant surtout aux deux premiers morceaux) qu'il tait du All Out War au ralenti : en fait c'est du High on Fire au ralenti. Tout bonnement, virilement - et pour commencer. Parce que ce n'est pas tout : comme c'est du Yob, c'est bien entendu une histoire de volcan, a se passe donc dans la Montagne du Destin (comme c'est appropri...), sauf que comme c'est toujours du Yob, et son plus burn et fourchu du sabot, encore, c'est Scott Kelly (a fonctionne aussi avec Matt Pike, vous allez voir) la place de Frodon ; que par voie de consquence il estourbit d'un revers de poing agac et sans le regarder le malchanceux Gollum, s'assied dessus pour achever de le rduire en bouillie, le bfre, avant de se mettre assis sur son gros cul ruminer et bougonner, et se lamenter et fulminer, des projets de rtribution globale drastique, quoique pas trs fulgurante videmment, et puis aussi de mlancoliques rves de pyramides, parce que finalement, au bout du bout, davantage que Kylesa, Yob ce ne seraient pas un peu les seuls avoir vraiment pris acte de l'avnement de Neurosis ? Sans pour autant se mettre bgayer de grotesques "ziii, ziiiiis" en tat de choc, s'entend ; s'atteler quelque chose qui leur doit beaucoup, d'vidence, mais qui part chasser tout exalt sur des terres o les autres ne sont jamais alls ?
Oh, que ma formule est mal choisie... Car on jurerait ici, parlant de pyramides qui sont des fournaises, voir Scheidt dbarquer tout bougon et outr dans les souterrains toltques (au pif complet, hein) industrieux et intoxiqus de Through Silver in Blood ; c'est l'humeur, qui change ; la mauvaise, plus prcisment, celle suggre plus haut dans ma pitoyable histoire d'anneau de pouvoir capricieusement conserv, et dans la mention de High on Fire ; celle qui fait qu'avec sa sensualit ursine habituelle, le sosie de John Lennon se collette au corps--corps avec les courants d'air chaud malveillants qui se bousculent l, comme ne le faisaient jamais les petits barbus fans de MMA, emports qu'ils se laissaient tre dans la transe d'puisement. Et quant aux pices voques par mon illustre compre ci-dessus, je vous et lui confirme que j'ai longtemps pein en pure perte et que leur absence ne contribuait pas peu me laisser froid devant Atma - mais ai fini par les trouver, dans entre autres des solos modestes mais formidables et qui collent une vieille bouffe de chaleur, dans des intros patchoulistiques tourdissantes ("Adrift in the Ocean", non mais srieusement, monsieur Blackdays !), dans de discrtes prmices l'apparition de l'invit, dans la faon surnaturelle dont le chant ozzien soulful de Scheidt se marie sa propre ulcration et l'atmosphre de forge infernale... Yob dans ses uvres, en somme ? Oui mais peut-tre aprs tout l'album qui m'affole le plus.
En voil un billet qui pour sr ne vous fournira pas les cls pour conduire l'album d'une main le coude la portire sur une autoroute - une chronique longue, contourne et trbuchante, comme est l'histoire de mes rapports avec Yob, et avec mon compre Inziz, galement. Un billet appropri, donc.

Atma en trois mots : courtaud, maugreur, alchimique


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