Rocky Turquoise
le 15 mars 2011 (806 lectures)

La diffrence entre un bon Bolt Thrower et ce disque de Morgoth, exception faite du prfiguratif du partage en couille qui s'annonce chez l'un mais jamais chez l'autre, c'est que quand Bolt Thrower ils dminent le terrain coup de BFG9000 pour mieux ensuite charger tte baisse, Morgoth ils montent dfoncs aux graines cinq dans l'habitacle du char, et ils t'crasent les claymores comme un vieux bout de clope sous une paire de rangers d'occase.

C'est marrant comme en rcoutant systmatiquement ce genre de disque et ce qui a suivi, on finit par en deviner les prmisses. C'est un peu le syndrome d'Amorphis : impossible de savoir o a vritablement pris naissance le psychdlisme, dj si d'abord tout a est bien rel, ou s'il s'agit d'une sainte projection de l'esprit.
Ainsi, dans Odium, on retrouve en y prtant suffisamment d'attention les lments indispensables la concoction d'un explosif molotov de l'absurdit -l'album qui suivra- c'est--dire un jeu de batterie furieusement emball et borderline du loufoque, qui vient appuyer un bigbang tranchique de rythmiques indus (et l merci les samples qui fleurent bon le dbut de la dsinhibition metal '90s), ce son de guitare parfaitement dcal, minral et chatouillant, ces riffs d'avantgarde old school (!), et puis ces fin-du-fin gazouillements abyssalement chlors de Marc "Patate chaude" Grewe, l'un des meilleurs chanteur de death metal de tous les temps, de la trempe de ceux qui rinventent la recette du yaourt chaque nouveau borborygme.

Tout de mme, comme on n'est pas la pour se lancer dans un concours d'analyse ou d'rudition musicale, le mieux a reste de se prendre une assez svre branle et de s'accorder toute la bire ncessaire la juste apprciation de ce qui aurait pu tre le monument de shower music, si y'avait pas eu Feel Sorry for the Fanatics juste derrire.

Odium en trois mots : tte-brle, pique, yaourt


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