EyeLovya
le 12 mars 2011 (1194 lectures)

   Drone doom Grunge Freak doom

Comment ce type peut-il se faire appeler King quelque chose? Ce type avec sa coiffure improbable dynamitée d'un vieux clip de hip-hop de la fin des années 80 là. En fait, c'est un délire comme un autre dans les schizophrénies paranoïdes, celui-là s'affuble d'une couronne en plastique et se promène impérieusement dans le jardin de l'hôpital, jusqu'à la prochaine crise et à la prochaine tentative d'évasion. Le truc dingue, c'est qu'il finit par y arriver, le salaud, et le voilà dans une calèche improvisée beaucoup trop lente et maladive, tirée par deux énormes bœufs qui ont visiblement abusivement pioché dans les réserves de médicaments, tanguant de nausée, s'emmêlant les sabots avec leurs langues pendantes. Et le King Buzzo à cheval entre les deux bestiaux, les pupilles en alerte, la joue poursuite de film d'action et s'emporte dans les aiguës pour invoquer une pointe de vitesse aux deux mammouths gastéropodifiés. Les pattes s'emballent et se déséquilibrent rapidement dans une course en crabe ridicule. Vite! Vite! Fuyons! Et les infirmiers se bidonnent devant le portail à voir leur patient survolté parcourir douloureusement quelques dizaines de mètres sur deux énormes bœufs qui passent leur temps à se vautrer lourdement sur les flancs, faisant rouler leur indécrottable cavalier sur le bas-côté. Bullhead, c'est le délire parano ultime dans toute sa sainte lourdeur nauséeuse. Ne serait-ce que le son de guitare, qui ferait passer le grunge pour du drone, source de jouissance à lui seul. Ne serait-ce que Boris, le titre absolu.

Bullhead en trois mots : lourd, tanguant, parano


Facebook 

Chargement...

Avis des auteurs

 
Coup de cœur
Coup de cœur
 
Excellent
Excellent