AETHYR - Messio
2010 · RAIG

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EyeLovya
le 11 mars 2011 (542 lectures)

   Drone doom Rituel

Le drone sacrificiel, la lourde basse qui dévoile une longue robe rouge sombre que les fidèles suivent dans une marche syncopée au rythme des incantations.

On y invoque l'esprit torturé d'Aleister Crowley, qui en führer improvisé déclame ses préceptes devant une assemblée perdue et anonyme, tandis que les ondes profondes parcourent les hautes colonnes dans une vibration continue qui remonte jusqu'aux poitrines gonflées. Les cervicales frissonnent et les têtes se renversent en arrière, puis tournent vers l'avant, les yeux se révulsent sous les capuches et les fidèles agenouillés font communion dans une même vague désespérée alors que Crowley discoure à nouveau, flottant sur le flow de basses. Des guitares stridentes crissent et le métal rouille. Et les percussions continuent leur marche stoïque et hallucinée, au-dessus de l'autel, le batteur laisse les esprits guider ses poignets, le crâne renversé et la bouche grande ouverte. La vision tressaute et au fil de la messe, l'esprit se laisse envahir, le cerveau se congestionne, les vaisseaux sanguins se dilatent et la respiration se fait plus ample et lourde. Et les cordes grincent et les mains se crispent sur des pans de toges, et une chorégraphie hébéphrénique finit par s'amorcer, non préméditée, guidée seulement par les ondes et le rythme oscillant inlassablement de droite à gauche.

La transe se terminera finalement dans un grésillement poussiéreux comatoïde alors qu'on oubliera d'éteindre le vieux poste qui diffuse les interventions mystiques de Crowley.

Messio en trois mots : liturgique, dsespr, grinant


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