gulo gulo
le 30 novembre 2010 (892 lectures)

S'il existe un album sauvage de Clutch, c'est lui. Bien plus encore que leur débuts hardcore. D'une brutalité ploucarde digne de Birds of Prey, Mitra ou Soilent Green, sauf qu'au lieu d'alterner southern metal avec grind, thrash et death'n'roll, ici on alterne des passages d'une à-la-couleness quasi-dub, avec ces bons vieux riffs à la RATM transformé en éponge à southern comfort. A un tel degré de bouncitude c'est même plus du funk : Clutch est un disque de hip-hop. D'autant que, hé : Neil Fallon, fiston. Fessée vocale totale, et plus, même si pas d'affinités. Fallon à son summum d'aboyage, jusqu'au simiesque le plus bongo, onomatopées hooliganes de la jungle comprises, Fallon est aussi punitif qu'il est galvanisant, dans cette démonstration la plus pure et sans enrobage ni vaseline, de la palpable alchimie de son brame avec les très rudes et très groovy clutchiriffs. Clutch le disque, ça te met une danse, une trempe, une farandole de baffes à coups de grange dans le museau - en fait voilà : Clutch c'est une soufflette de la taille d'une grange de spacegrass en baggy, et ça étale pour le compte Helmet, House of Pain et Rage against the Machine d'une seule et même molle chiquenaude. Wesh, voisin.

Clutch en trois mots : pquenaud, patibulaire, moelleux


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