gulo gulo
le 20 novembre 2010 (949 lectures)

   Funeral doom Post hardcore

C'est tout vu : cette chronique sera ridicule ; plus encore que le disque - songez donc un instant : Abandon, le groupe de port-salut-core, d'ultrabrutes ultrasuicidaires ultraprises dans le ciment jusqu'au garrot, sort un double album, au cours de l'laboration de quoi le chanteur ultra-corch est rest sur le carreau d'une O.D. ... Sapristi, tous aux abris !
Et il est conforme ce qu'on en peut attendre : outrageusement surplomb, surcrpusculaire et surfunbre, avec les orgues de requiem au braisoiement livide, les riffs aussi toniques que des flaques, la batterie gastropode pompeuse, la mobilit motionnelle faire tiquer les joues de Steven Seagal, les morceaux plombs d'une plombe et les peintures du sus-mentionn chanteur dans le livret ... tout y est. Mme la petite "forme de paix au fond des Sargasses". On est pas loin des moments les plus inutiles de Skepticism.
Sauf que, aprs une anne (seulement ? a m'a paru bien plus) d'impuissance l'couter en entier sans tricher, quand tu excutes enfin ton devoir ... c'est les lvres un peu bien serres et la paupire nerveuse que tu merges des cent minutes de bain (sans nager : trop facile) dans le lent et placide fleuve de mort, l'humeur une ruine, toutes fonctions congeles, heureux comme l'aube qui achve une veille funraire.
Je pourrais probablement empiler encore quelques conneries finaudes, du style "tant qu' faire un truc, ils l'ont fait jusqu'au bout" ; et puis quoi bon ?
Rien d'autre ajouter, en fait.

The Dead End en trois mots : c'est, marqu, dessus


EyeLovya
le 07 janvier 2011 (913 lectures)

   Funeral doom Post hardcore

A la base, quand on évoque le terme "requiem", personnellement je pense Gabriel Fauré et la plus belle oeuvre classique qui existe, je pense donc accompagnement apaisant et morphinique vers Eden. Maintenant, quand j'entendrai ce mot, je serai obligé de baisser la tête et de me mordre la levre pour ne pas trop penser à Abandon et leur présent album post-mortem. Je me permet donc en toute subjectivité de les sortir, ces conneries finaudes. Car, oui, comme monsieur Gulo le décrit parfaitement plus haut, c'est le disque des préfixes ultra-, sur-, hyper-, over-, l'album que j'ai cru bêtement dispensable possédant déjà les deux précédents, alors que là où mon collègue se décourage, c'est qu'ici pour moi, le trop de ne tue pas le trop de. Le trop de plombage, ça appuie où ça fait mal et tu ressors tout flageolant, le mollet faible feintant la chute à chaque pas ; le trop d'orgue (l'idée fantastique qui change tout), ça te fout les boules rien qu'à l'idée de lever les yeux vers ta chaine ; le trop de déchirement, ça te cloue au lit avec une humeur en cendres, t'assèche la bouche et te comprime la gorge. Le trop de déprime, ça te donne des idées plus noires que jamais, à souffrir sans raison de chaque lumière et chaque son, les yeux brulants. Et puis bien sûr le chanteur, avec qui l'on s'enfonce dans la tombe, à même le lit d'hôpital, le corps anémié, blafard, la perfusion vide toujours clampée, le visage défiguré par la douleur, la terre plein le gosier. Sûrement le disque le plus funèbre que je possède, et il n'en est de plus fascinant, attractif, pervers et addictif, bouleversant dès les premières secondes d'agonie.

The Dead End en trois mots : putain, de, merde


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