gulo gulo
le 08 novembre 2010 (941 lectures)

   Industriel Dub Funk

Non, je ne perds pas trop de salive à m'expliquer : une punition ne vaut qu'à condition d'être bien comprise. Or donc, ce qui fait la différence, sous le rapport du slowendianisme, entre un album te qu'Us & Them, collection des lubies breakbeat du Justin de l'époque, et la présente collection de pistes marquées par les lubies acid-house du Justin de l'époque (pas la même, mais toujours le même Justin, comme dans l'histoire du perroquet), tient en peu de choses. Ça commence à devenir répétitif (remarquez que ça tombe bien) : Godflesh, en un morceau, en un dub, met le monde à l'amende et sa botte (ça s'appelle un zeugme, benêt). La chose s'appelle Perfect Skin Dub. Et y a un petit paquet de mots, qu'en dépit de toute physique vous maniez à la légère, qui ont été faits pour elle et nulle mieux qu'elle ; lancinant, pour commencer ; concassant, également ; et laminoir, et corrosion, et mécanique, et contondant, et écrasement, et pachydermie, et abrutissant, et lourdissime, et plomb, et aliénant, et inhumain - notez qu'à la fin je vais devoir en trouver trois autres, encore ; c'est un dub, ne l'oublions pas - on ne risque pas - et en matière de lourdisme et de répétitivitude inépuisable, cette musique-là ne rend gorge à personne ; mettez là-dessus Monsieur Streetcleaner, Monsieur Wounds, et vous n'avez plus que l'embarras de votre temps pour mesurer combien est doom la condition d'enclume. Il y en a du temps, pendant Perfect Skin Dub. Et chaque seconde est ivresse - et contusion. Je caricature un brin, il n'y a pas que de la house sur le reste du disque. Le mix original de Slavestate est un bon gros steak de thrash atrabilaire à la Crush my Soul, celui de Perfect Skin déjà un moment nutella de fatalisme rigido-raide pluvieux et chlorhydrique, et Someone Somewhere Scorned une chasse des Baskerville dans l'hiver nucléaire désert ; mais ce site existe depuis maintenant une demie-douzaine d'années sans Slavestate, il était donc inévitable et prévisible que punition viendrait ; ce sera trois écoutes de Perfect Skin Dub d'affilée pour tout le monde. Rompez.

Slavestate en trois mots : aride, sidrurgique, aplatissant


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Classique!
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