DUSK - Mourning... resurrect
2002 · Lost Disciple

Détails

Nirguna
le 16 mai 2004 (774 lectures)

   Doom death

Alors l, mes amis, nous tapons dans le lourd de chez lourd. Dusk est un groupe de doom-death plutt basique, mais quel puissance, mes enfants, quel son ! Dusk est proprement dvastateur...

Ce disque consiste en fait en la rdition de deux minis, le S/T sorti en 1994 (les pistes 1 6) et "Majestic thou in Ruin"en 1995 (les pistes 7 10), la dernire piste tant tire d'une compilation intitule "Visionaries of the Macabre Vol. 1" (1998). Bref, toutes ces prcisions historiques pour en arriver la conclusion que la rupture est relativement perceptible entre les deux albums... L'album intitul "Dusk" est vrai dire bien plus death que doom. Trois passages atmosphriques et deux ralentissements peu prs le disputent timidement une arme de de riffs purement et simplement death. On reste il est vrai dans du death assez lent, mais dj trs rapide pour du doom... Mais dtails que tout cela, parce que, huh huh, ces morceaux sont d'une efficacit remarquables! Enfin un album de doom-death sur lequel on peut boire de la bire est headbanger en poussant des grognements... Mlodique et accrocheurs, ces 6 premiers morceaux sont btement excellents, notamment grce ce son puissamment sourd et gras, typiquement death " la old".

Passons maintenant la seconde partie du disque... Ici tout est plus mesur. Plus mlodique, plus mlancolique aussi; plus subtil peut-tre, tout simplement. On a mme droit une voix fminine dans "The Transfiguration", qui vient apporter, non pas "un peu de douceur dans ce monde de brute", mais un peu de naiserie dans ce disque jusqu'alors si bon... Passe cette raction pidermique et purement misogyne, reconnaissons que des efforts sont vraiment faits ici pour apporter quelque nuance la musique auparavant si brutale du groupe. Certains passages voient s'entremler des guitares pesante et une batterie bien plus dynamique, pas toujours de manire trs russie, d'ailleurs... C'est fou ce qu'un roulement de double pdale peu transform n'importe quel riff de guitare en monument d'idiotie vulgaire, aussi disgracieux que ces oiseaux sur la couverture du disque, mais passons.

Yearning for Eternity, tir de la compile, est sensiblement comparable aux morceaux prcdents, peut-tre un peu plus atmosphrique encore, mais rien de radicalement diffrent... Un titre assez anecdotique, sorti de son contexte en tout cas...

Au final, ce disque constitue un excellent moyen de satisfaire vos pulsions suicidaires et/ou capilaires, ce qui n'est pas si courant en ce qui me concerne (ok, "suicidaire" c'tait un peu fort, mais c'tait pour la rime). Ajoutez a que la couverture du disque est directement tire de mon tableau prfr de C.D. Friedrich, et vous comprendrez (ou non) pourquoi ce disque me botte franchement.

Mourning... resurrect en trois mots : gras, crasant, chevelu


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