BEEHOOVER - Heavy Zooo
2008 · Exile on mainstream

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EyeLovya
le 16 octobre 2010 (821 lectures)

   Stoner Psyché Freak doom

Alors évidemment, si on s'intéresse avant toute autre chose au line-up, on risque de se dire que, possédant déjà tous les Om, ce n'est pas la peine. Merci quand même, monsieur, mais en plus je viens d'arrêter l'herbe là. Le fait est, braves gens, que lorsque l'un se laisse bercer dans sa propre fumée, l'autre bondit dans tous les sens levant des nuages de poudre, ne s'arrêtant que pour essayer en vain de s'élever dans des couleurs acidulées.

Un peu comme ce troisième O inscrit au registre communal dans un mouvement incontrôlable et frénétique, une énergie à refaire péter l'Ukraine. Une énergie non désirée, overdose, l'esprit piégé et à demi conscient dans un corps intoxiqué en pleine convulsion, plein de spasmes générant un monstrueux groove ultra-exothermique. Puissant comme un Clutch hystérique et désinhibé à grandes poignées d'amanites magiques, tortueux et instable comme un Eagle Twin lysergiquement démystifié bavant une mousse rosâtre entre chaque assaut de légions vocales.

Et lorsque le métabolisme reprend ses droits, et que le dextrométhorphane peut enfin agir, c'est tout en dilatation spatio-temporelle, en hallucinations nauséeuses, synesthésies et asthénie soudaines, assise mais pas plus à l'aise donc, que l'album semble tourner au ralenti, pour repartir l'instant d'après en dyskinésies miraculeusement rythmées, les enceintes bondissantes et les pupilles toutes dilatées.

Heavy Zooo en trois mots : too, much, drugs


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