AMORPHIS - Tales from the Thousand Lakes
1994 · Relapse Records

Détails

EyeLovya
le 20 juillet 2010 (879 lectures)

   Doom death Folk

Cet album, c'est un peu la réponse finlandaise à l'exclusivité des trois groupes Peaceville en matière de doom-death du début des années 90, ai-je vraiment besoin de les citer ? On troque la poésie pluvieuse de Blake, Byron, Shelley et consors, emblèmes britanniques du romantisme noir, pour la bible locale (entendez : le truc que tout le monde connait mais que pas grand monde n'a lu au final) à savoir le Kalevala, l'épopée chauvine du peuple finlandais. Complètement fascinés par l'histoire de leur pays, les gars d'Amorphis reprennent quelques textes clé de l'énorme bouquin, pour créer au final une sorte de concept album suivant chronologiquement les aventures de Väinämöinen, personnage central du livre.

Au niveau de la musique, c'est le même esprit. Moins agréssif que le premier album, et ciblant donc les mélodies folkloriques traditionnelles revisitées en un doom death gras et rythmé, toujours en contrebalance du doom sec et lourd des anglais. Alors bien sur, cet album, il est culte. Et quand un album est culte, qu'il marque son époque comme celui-ci, ça créé une émulation et tout a coup, beaucoup s'essayent à mélanger toute cette culture traditionnelle avec une musique extrême. Mais le point fort d'Amorphis, qui fait qu'un autre groupe n'aurait pu sortir pareil disque, c'est la conviction profonde, cette croyance ineffable en ce qu'ils font, ce sentiment nationaliste assurément hameçonné en eux.

Bon ce n'est pas le disque parfait, loin de là même. Avec une bonne lampée de mélodies à la guitare ou au clavier de qualité assez variable par titre, qui plus est calées sur un rythme/une basse/une guitare rythmique/un chant plutôt monotone, au final assez rares se font les glorieux moments qui ressortent vraiment du disque. Ces derniers par contre, sont réellement jouissifs,à l'image du tubesque Black Winter Day, moment de gloire de long en large, ou de cette intro géniale de Drowned Maid, avec la marque de fabrique d'Amorphis : un riff sur un tel rythme et de tels accords décliné quelques mesures plus tard un ton au-dessus, sur un rythme plus soutenu et des accords plus efficaces.

Tales from the Thousand Lakes en trois mots : chauvin, finlandais, nationaliste


Rocky Turquoise
le 22 juillet 2010 (879 lectures)

   Doom death Folk

La reprise des Doors sur la plupart des rditions, si pouvantable soit-elle, n'a pourtant rien d'incongru, quand avec ce second album Amorphis les mythes de Kalevala ils les ont lu dans un tat second, dfoncs au buvard, et avec le premier Paradise Lost en fond pour touiller.

Il suffit d'couter The Castaway, avec son dluge claviers chpres, Black Winter Day et son explosion claire comme une nuit en fort sous champis, ou Magic And Mayhem, fin du fin dans la catgorie pandmonium bigarr, pour se persuader que quelques annes tout juste avant Lake of Tears, Amorphis, dj, avaient ouvert la bote de Pandore du n'importe quoi, et rvaient de traverser la Baltique sur le dos d'un poisson rose gant en fumant des gros joints. Et encore, je vous pargne la pourtant indispensable digression sur In the Beginning, avec son chant clair nasillard, juste histoire de dire que si Morrisson avait t en vie en 1992, il en aurait sans aucun doute t, et il aurait port un t-shirt death metal habit de la plus inflexible conviction.

J'ignore mon regret quel est le chamane qui l'poque, est parvenu convertir le mtaleux lambda une pareille dope, mais avec vingt ans de recul, on peut plus que jamais saluer une si incomprhensible prouesse.

Tales from the Thousand Lakes en trois mots : psychdlique, carlien, culte


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