Chroniques de février 2019

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JOHN GARCIA - John Garcia and the Band of Gold

JOHN GARCIA - John Garcia and the Band of Gold : 2019 · Napalm

Stoner

JOHN GARCIA


Si je n'ai jamais t non plus un grand fan de Garcia, force est de constater qu'au del de Kyuss, je suis assez bon client de Slo Burn, Unida et Vista Chino et il doit bien y avoir une bonne raison pour a. Si ce n'est pas le chant de notre Johnny, a doit tre au moins sa capacit toujours s'entourer de types qui suent le groove par tous les pores.

Johnny boy, bientt cinquante balais, il ne bouge tout simplement pas, look et phrass flins inchangs depuis 1991, mme timbre de sympathique prdateur sexuel, peine s'accorde-t-il ici une plus grande libert de tessiture et va chercher des notes plus hautes, ces espces de jappements de roquet qui dtonnent d'abord et n'nervent plus aprs les deux premiers.

Le groupe derrire lui ? Il a encore chang parait-il...et l je me dis que John Garcia, il doit pas tre le grand frre trop cool que tout le monde adore comme prvu, parce que changer de line-up chaque album et pour venir poser ses mmes feulements sur le mme son et le mme groove, a doit bien cacher quelque part une sorte de toxicit sociale.

Pour la faire courte, je me prparais l'oublier rapidement ou lui coller au mieux un "Moyen" blas, mais, bordel, je me suis fais avoir comme chaque fois. Le Band of Gold est plus sage et ar que Vista Chino, moins plomb dans les basses, il est globalement plus rock et malgr un creux de milieu d'album, je trouve que les riffs butent, le groove est irrsistible, les mecs ne forcent mme pas, les mlodies senchanent trs naturellement au parties stoner, a trotte tranquillement sur les toms et tout est encore une fois affaire de feeling. Puis ce chant de puma ternel, il apporte une satisfaction limbique, un truc qui doit remonter loin dans l'inconscient et qui rassure et apaise malgr soi. Alors on rcoute, on monte le son, on sourit, on se surprend un peu gn avoir pouss un quartier de citron dans sa bire, et on se laisse aller : ce disque est bon pour la sant et se conclue sur une de ces beauts imbattables de psychdlisme assoupi faites pour tre coutes en voiture, sur la banquette arrire, le front cras sur la vitre, le cerveau dans le brouillard et le regard perdu dans le soleil qui rougeoie au ras de l'horizon.

John Garcia and the Band of Gold en trois mots : stoner, , papa

— EyeLovya, le 17 février 2019 (1912 lectures)

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