Chroniques de mars 2014

Toutes les chroniques publiés en mars 2014 au format imprimable


ABRAMAKABRA - The Imaginarium

ABRAMAKABRA - The Imaginarium : 2010 · Astromaster productions

Stoner Psyché Gothique

ABRAMAKABRA


Dans la catgorie de doom "je suis compltement dchir, ton argument est invalide", il faut admettre que certains savent mettre le paquet, et que a y fait beaucoup. Tout ? Faut voir. En tous les cas faudrait voir terminer de croire que les Italiens en tant que mridionaux ne sont fichus que de jouer du gentil doom hurlard de gentil motard queutard et qui parle fort. Abramakabra parle plutt TRS FORT, et donne de prfrence dans le bizarre, lequel en l'occurrence nat d'une ralit des plus simples : prenez un bte riffing - on le sent bien, l'effet de triste rel, l ? - la Wizard et tutti quanti, et flanquez-y ras bord d'effets space, davantage qu'il n'est raisonnable : a finit obligatoirement par dborder, gicler partout, inonder la cuisinire, siffler avec force, et draper vers l'inconnu. Ici on peut situer le basculement dans toute sa brutalit au niveau d'un "Ultra Magik Ultra Fanatik" qui s'empare du riff le plus mchamment vnneux de Rated R - un d'un des morceaux conduits par Oliveri, on n'en sort pas de ces damns macaroni - le branche en boucle obtuse, lui faisant ainsi plus honneur que sur son disque d'origine, et en fait un hallali sauvage. A partir de l, on sombre du ct des dmons, ceux des Italiens sont souvent demi-sang corbeaux, et des mauvaises vibrations, celles qui fissurent les murs de la sant, le groove devient ouvertement gondol, dgond, radioactif, les robes de bure se mettent rder dans les coursives : on se dit que vraiment, ce n'aurait pas t une bonne ide de citer ce gentil babar d'autre et plus fameux groupe de leur contre, dans un accs de facilit dplac ; vraiment pas ; l'univers se met orbiter l'envers et de plus en plus vite... C'est le bout de la route, on dirait bien. Le groom ouvre la porte de l'ascenseur. Tout le monde descend.

The Imaginarium en trois mots : effervescent, assourdissant, carnassier

— gulo gulo, le 31 mars 2014 (755 lectures)

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HIGH TIDE - High Tide

HIGH TIDE - High Tide : 1970 · Liberty

Psyché Hard "70s Progressif Heavy metal

HIGH TIDE


Les drogues, a ne dure qu'un temps. Pass les effets jubil et d'euphorie somme toutes convenue, le meilleur a reste la descente. Cette longue accalmie qui fait normalement crire leurs meilleurs albums aux groupes sauf Neurosis, et dont le deuxime High Tide en a l'allure, en a l'odeur, et presque la couleur, presque. Assagis qu'ils se lancent. L'insurmontable free de Sea Shanties disparat sur le deuxime et dernier vritable album de High Tide, qui s'en retrouve dgrossi, et donne enfin le sentiment qu'ils ont commenc jouer aprs avoir pass tout un album s'accorder et chercher des ides. Je dis a sans dnigrement dplac, c'est juste que Sea Shanties, faut quand mme oser se le farcir jen et sans exprience, avec ses allures de prostitue du psychdlisme. Vous n'hsitez pas avant de faire monter sur la plage arrire de la bagnole, vous ? Et donc le deuxime, tout en gardant la lourdeur des guitares et le ct proto-heavy du premier, cet avantage d'avoir un songwriting, et d'ailleurs un son tout court -si si, a passe quand on le fait sans l'accent- autrement plus surmontable, et qui donne presque parfois l'impression d'tre aller repiocher dans un King Crimson '70s. Certains trouveront a dommage ? Je pense qu'il est bon quant moi d'avoir les deux porte de main. t hiver. Ou printemps automne, plus vraisemblablement.

High Tide en trois mots : assagi, reposant, crit

— Rocky Turquoise, le 31 mars 2014 (762 lectures)

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INDESINENCE - Noctambulism

INDESINENCE - Noctambulism : 2006 · Goat of Mendes

Doom death

INDESINENCE


Cet album-ci est un genre de croise des chemins. On y relve autant tout ce qui fait d'Indesinence ce groupe-tmoin de tout ce qu'il ne faut pas faire en doom-death, tout ce qui trouvera son apothose de fatuit intolrable dans Vessels of Light and Decay, toute cette courtaude joliesse et cette paisseur d'aspirations, ce doom de physionomiste pour rester dans la vie nocturne, quelque chose comme un Metallica du doom... que tout ce qui fait la personnalit, noyau indispensable d'un groupe digne de ce nom, fait de petites touches, de petites bonnes ides saupoudres avec got et discrtion, d'atmosphre, conforme ici au titre et l'illustration, errante, fantastique, gothique, citadine, d'ambigut vaporeuse, entre brutalit ursine et chic exquis - mais surtout d'indcelable, d'intangible, d'insaisissable, et ce titre prcisment ce qui fait des annes aprs le mystre rest entier de Noctambulism, cette grce qu'on a presque envie de dire somnambule vu comment elle est vanescente et comment les tats de services de ses excutants rendent bien plus logiquement explicable la calamiteuse vulgarit qui suivra, que ce rve-ci, o l'on pourra toujours venir retrouver cet Indesinence dfunt.

Noctambulism en trois mots : interlope, tnbreux, entourloupeur

— gulo gulo, le 31 mars 2014 (926 lectures)

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ATARAXIE - L'tre et la Nause

ATARAXIE - L'tre et la Nause : 2013 · Weird Truth

Doom death

ATARAXIE


Il n'y a qu'eux ma connaissance, savoir faire a. Du doom-death redingoth dans les rgles, la mise impeccable d'aristocratie cultive, mais sans le ct fiottasse ; et dans le mme temps juste ce qu'il faut de black metal, nocturne sinon rien, glacial sinon rien, mais sans le ct fiottasse. On devine si j'ai l'envie d'aller cumer le marigot du death rallonge pour vrifier - et pour quoi faire aussi, lors qu'on a Ataraxie, si singuliers de par cette aura sanguinaire qu'ils font irradier d'une musique aussi lgante qu'on l'a dit, de mieux en mieux depuis Anhdonie - bestialit en quelque sorte fatalement parente de celle, molosse, qu'exsudent Funeralium, en plus discrte et pourtant, dans sa sobrit cintre et ses inflexions irrprochables, eh ! ma foi, elle me donne tout juste la mme dmangeaison de citer incongrment certain groupe de hardcore black dcadent - tant de L'tre et la Nause sourd une violence demi-dormante et pourtant bien prsente, lourde sur l'atmosphre dj charbonneuse, plus pesante peut-tre mme encore du fait qu'elle n'clate ici jamais, puisque les assez gnreux moments de franc death hostile ont cette extrme matrise de ne jamais dborder dans le moshable - quand bien mme tel votre serviteur vous auriez le pit qui vous titille pendant Deceived Idealism. On donne plutt ici dans le dluge sans merci, digne des plus lugubres mules extrmistes de Bolt Thrower. C'est d'ailleurs cette extrme qualit de maintien et cette poigne de fer, ou plutt de fonte, qui, disons, met l'album en dfaut, non pas, grands dieux merci, qu'elle lui bride en rien l'expressivit, mais plutt qu'elle laisse moins la ntre le champ pour s'enthousiasmer et extravaguer, qu'elle l'croue et l'crase sous le couvercle de sa sinistre classe, quand Anhdonie la dpoitraillait, la troussait et la chavirait interminablement. Le plaisir n'en est pas beaucoup moindre, toutefois.

L'tre et la Nause en trois mots : altier, puissant, fluide

— gulo gulo, le 31 mars 2014 (814 lectures)

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GREENMACHINE - The Earth Beater

GREENMACHINE - The Earth Beater : 1999 · Man's Ruin

Stoner Sludgecore Funk

GREENMACHINE


Les concours de bites de japonais, ç'a déjà été relevé en ces pages, c'est connaud : de toutes les manières elles sont toutes pareilles, non - courtes et épaisses ? D'ailleurs, si vous allez voir le reste de la discographie de Greenmachine, c'est aussi révolutionnaire et aussi inspiré que toute celle de Church of Misery, préférez organiser une course de culs-de-jatte si vous tenez à voir un tournoi de quelque chose d'excitant. Mais cet album, The Earth Beater ! Même des années après l'avoir revendu, tu reconnais aux premières secondes cette ligne de basse voyouse qui le met instantanément sur une torride orbite interstellaire, toute ouatée et matelassée, dans son décollage vers l'orgasme, par la brûlante fumée d'une camelote freebase extra-terrestre dont tu as rêvé sans le savoir toute ta vie en écoutant Snoop Doggy Dogg et James Brown ; les quelques secondes suivantes, tu les passes à fiévreusement vérifier que sa cote aurait pas désastreusement flambé comme sont en train de faire ton palpitant et ton foie, histoire de rattraper la dernière en date d'une éternelle série de boulettes - faut dire aussi qu'il s'y prête à ce genre de méprise, le disque, avec ses airs bonhommes, sa générosité étouffée qui fait pétiller les yeux autant de simple et pure joie stoner que d'irritation toxique, tous ces airs à l'image de cette pochette à la fois merveilleuse et si bon marché, en un mot comme en cent ordinaire, avachi et copain... Mais c'est d'un vieux copain qu'il s'agit, d'un de ceux, rustique, qu'on oublie au nombre des meubles et qu'un beau jour on reconnaît en pleurant de gratitude, ainsi qu'on a les larmes de bonheur stoner qui viennent chaque fois qu'elle marmonne, entre velours et caoutchouc, digne d'un Clutch insomniaque dealer de crystal à la petite semaine, cette basse qui est comme une table à votre nom réservée à vie tout au fond d'un club de strip poussiéreux bienheureusement perdu loin de toute fréquentation tapageuse. Comme une longue et juteuse libération, qui ne veut pas s'achever, depuis ce même fond de canapé crevé. Probablement le disque de sludge le plus cool du monde, ce qui n'est pas rien mais est sans trop de concurrence - et le disque de stoner le plus cool du monde.

The Earth Beater en trois mots : sourd, chaloup, fatal

— gulo gulo, le 31 mars 2014 (885 lectures)

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INDESINENCE - Neptunian

INDESINENCE - Neptunian : 2006 · Weird Truth

Doom death Atmospheric doom

INDESINENCE


Quant ma petite personne, mon prfr d'Indesinence est rest et restera celui-ci. Et puisque nous en sommes aux confidences (et aux justifications), je dois admettre que le comparer aux autres me fait toujours un peu sourire, voyez-vous, tant il est - mes humbles oreilles, oui - au-dessus de ces derniers. a ne tient toutefois qu' trs peu de choses ; quoique peu de choses qui font beaucoup, forcment, en l'occurrence un diptyque d'introduction aux ondulations quelque peu reptiliennes, voire godzilliennes : Neptunian et son crescendo d'une brutalit sidrante, et Garlands, qui en quelques dissonances et trononnements de fond particulirement malades (qui, allez savoir de quelle manire, me font penser au Dlek d'Absence - oui, je sais, c'est carrment n'importe quoi) - te font passer la comptine heavenly des jumelles Cocteau pour un pisode de ma sorcire bien aime. dire vrai, le reste n'est pas moins stimulant, qu'on soit d'accord, il est juste moins raffin, moins substantiel, notamment lorsque nos types dcident de peindre de friques (ou pas) paysages scandinaves avec leurs mthodes bien anglaises eux : celles d'illustres aquarellistes du XVIIIme sicle obsds par le blur. Ceci dit halte aux prciosits, on ne pourra pas reprocher un groupe autoproclam de brutal doom death de poutrer la tronche sur l'une ou l'autre squence aux assez forts relents blasphmatoires ; vous conviendrez qu'un bon divertissement ne peut se passer de scnes d'action parfois muscles. Neptunian reste un bon petit blockbuster, s'envoyer comme a, pour l'apro.

Neptunian en trois mots : sculptural, flamboyant, hybride

— Krokodil, le 31 mars 2014 (774 lectures)

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GREENMACHINE - The Archives of Rotten Blues

GREENMACHINE - The Archives of Rotten Blues : 2004 · DIWPHALANX

Stoner Sludgecore

GREENMACHINE


Les Japonais, ils font tout pareil que nous parce qu'ils sont humains comme nous, tu vois - sauf qu'en plus extrme et plus intense. Des fois a suffit faire la blague. D'autres, a fait plutt la preuve que si le matriau de base est pas tomber par terre, le resservir l'identique mais sauf qu'avec une intensit d'engagement dcorner les boucs, n'en fera pas chose formidable pour autant ; voire le contraire. Si vous visualisez comment Church of Misery peut tre abrutissant avec son si japonais jusqu'au-boutisme intgriste, vous tes dans le mille. Bon, je force le trait, il y a ici ce qu'il n'y a dans aucun Church of Misery : quelques riffs mollement pinables. Mais comment on peut pondre pareil pensum ligible au grade metalcore chaotique, aprs avoir t capable d'accoucher du monstre de nonchalance taille au rasoir qu'est The Earth Beater, restera pour toujours un mystre.

The Archives of Rotten Blues en trois mots : bateau, surexcit, ventilateur

— gulo gulo, le 31 mars 2014 (799 lectures)

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OPIUM WARLORDS - Live at Colonia Dignidad

OPIUM WARLORDS - Live at Colonia Dignidad : 2009 · Cobra records

Traditional doom Black metal Atmospheric doom

OPIUM WARLORDS


L'ami Sami ne jouit pas tout fait pour rien d'une certaine considration, d'une certaine prsomption de devoir tre cout, d'une forme avide de mfiance a priori, son gard. Le sus-mentionn se montre gnralement imprial lors de ses apparitions chez les groupes des autres, il n'est pas exactement pour rien dans l'aura tellement part tous points de vue de Jex Thoth puisqu'il leur a donn une identit visuelle qui n'est pas exactement rien, et dans le mme ordre d'ides d'ailleurs, il montre un talent certain pour les formes : le nom du prsent groupe, ses jaquettes, et la mme chose pour The Puritan. Ce qui s'appelle le pouvoir de fascination en de forme. Musicalement, c'est plus compliqu. Armanenschaft oui, Azrael Rising mou, The Candles Burning Blue pourquoi, The Puritan bouaif... Ce qu'on cherche gnralement assouvir lors d'une sance multi-onglets sur Metal Archives, savoir un amour naissant, une pulsion d'idoltrie, se verra quelque peu contrari avec le C.V. de Monsieur Hynninen. Et mme en laissant passer le temps, de se tasser pour son propre besoin d'tre consol de la dmise de Reverend Bizarre, se fader Opium Warlords rclame de l'estomac ; une forme de masochisme protestant, d'asctisme, peut-tre, de rigidit, qui au demeurant n'est probablement pas trangre totalement la svrit maussade qu'on entendait dj chez l'illustre ascendant, mais qui se voit ici dloque en place publique de toutes ses fanfreluches piques, purifie de tout le feu lubrique qui pouvait courir dans ses veines. Patience, longueur de temps, rigueur, lvation, mortification, exigence sont autant de mots-cls ici, et les moments de gratification sont rarfis, tant en nombre qu'en oxygne. Un vrai plerinage, en fait (plutt travers la fort et la rocaille vers la grande lumire au septentrion, que vers Compostelle), ce qu'il semblerait galement que soit le projet pour Sami, qui respecte le plus grand srieux, on n'en attendait pas moins de lui, lorsqu'il s'agit de parler de l'entit, n'est-ce pas, et d' quel point elle reprsente son projet le plus personnel et spirituel. On n'en doute pas un instant, et du reste peu importe la teneur en blague de la chose, ou du protagoniste : on est spirituel ou on ne l'est pas. Tout comme dans Reverend Bizarre. Dont aprs tout, Opium Warlords est bel et bien l'tage suivant.

Live at Colonia Dignidad en trois mots : liturgique, mond, stratosphrique

— gulo gulo, le 30 mars 2014 (904 lectures)

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OPIUM WARLORDS - We Meditate under the Pussy in the Sky

OPIUM WARLORDS - We Meditate under the Pussy in the Sky : 2012 · Svart

Psyché Freak doom

OPIUM WARLORDS


Le temps, disions-nous ? Fort est le sentiment qu'il manque ce disque... Non, je dforme la vrit. Fort est le sentiment qu'on s'emmerde dur, sur ce disque. Voil, l j'exagre peine. Pourtant si on y regarde, il y a la mme chose trouver que sur l'autre - et, si l'on regarde plus au loin, qu'il y avait dj chez KLV - soit des riffs drone patibulaires, de l'apesanteur, des couinements et gazouillis un peu proccupants, du black metal atrabilaire, le tout un peu en mme temps chaque fois que c'est possible. Simplement et malgr son titre trs Swanal Cunt, cet album-ci d'Opium Warlords ne produit pas, c'est le moins qu'on puisse dire, le mme effet mystique, transcendantal, ptrifiant, et tout ce qui s'ensuit, que son troublant prdcesseur. Alors peu importe que Sami ait, plus que trs probablement, voulu le disque trs exactement tel qu'il est, avec ses trente-cinq minutes et ses mouvements qui n'y disposent pas de leurs espaces d'ternit suspendue, le rsultat n'en est pas moins trivial qu'ainsi compacte, l'trange matire d'Opium Warlords n'a plus gure l'effet que d'une bizarrerie. Tout ceci une fois dit, il faut relativiser et pour un album des actuels Swans, We Meditate under the Pussy in the Sky ferait un disque incisif tout bonnement inespr. a en rend la tristesse belle.

We Meditate under the Pussy in the Sky en trois mots : criard, potentiel, ligatur

— gulo gulo, le 30 mars 2014 (39117 lectures)

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HABSYLL - MMVIII

HABSYLL - MMVIII : 2009 · Obskure sombre / At War With False Noise / Odio Sonoro / Skyr

Drone doom Noise

HABSYLL


No-doom, se bombardaient-ils. Changeant de facto Toulouse en une hypothse de nouvelle New York City. Pourquoi pas, aprs tout ? Force est de reconnatre que a fonctionnait - pour ce qui est du no tout au moins. Le disque d'Habsyll faisait et fait encore passer Bunkur pour... ce que c'est : du Asphyx ; le cerveau fatalement dtrior, rong par l'encphalite bovine du ragondin, mais du Asphyx pourtant, parasit par toutes sortes de bacilles en provenance de Linkping, bref un truc foncirement grimacier, thtral - l'intrigue n'est pas le fort de cette forme de thtre, vous l'avez compris correctement - metal en somme. Le disque d'Habsyll fait passer Things Viral pour, allons, voyons... Du Brainbombs ? Du Killdozer ? Quelque chose qu'il... n'est pas, mais devient en regard de MMVIII : nourri de sueur, de pulsion, de scrtion. Art-sludge, pour le coup c'est cette fois qu'on y est, non que j'y trouve le moindrement redire, vous pensez si je suis un puriste, atmo-sludge pour ce que je peux en dire c'est foncez : du moment que a marche, que a opre sur l'appareil perceptif et motif, en particulier celui par lequel je me sens le plus concern. Le moins qu'on puisse dire est que a ne marche pas, ici ; et que malgr que j'en aie, pour leur avoir par exemple trouv lors d'un concert sous plafond (trs) bas un trange magntisme ultra-rectangulaire, ponc, inhumain, et stroboscopique - je n'y arrive pas, encore moins sur le disque, et que mme un Trees ou un Ehnahre, dont j'ai pourtant bien plus facilement envie de faire du mauvais esprit facile, ne m'a jamais provoqu ce mme sentiment d'absence totale, de blanc immacul. Sans doute encore trop incarns, encore pas assez absous de la nigger music originelle. Russite totale pour Habsyll, au bout du compte.

MMVIII en trois mots : abstrus, abscons, abstrait

— gulo gulo, le 29 mars 2014 (787 lectures)

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KING TRAVOLTA - Kill Fuck Metal

KING TRAVOLTA - Kill Fuck Metal : 2006 · Corley records

Sludgecore

KING TRAVOLTA


King Travolta, le Pigface sludge ? Mais si, regardez : line-up familial, label familial, et comme c'est du sludge, dans un rire adipeux d'imbcilit complaisante les exprimentations tournent court dans l'instant qu'il faut pour envisager d'y penser, et comme c'est du sludge il y a mme pas besoin de se faire chier essayer de rire plusieurs disques durant d'une blague qui n'tait pas drle ds le premier : on en fait un et c'est pli, la fainantise et l'avortement comptent le double d'annuits, dans la carrire. Le sludge c'est la dispense de cours d'EPS universelle. Oui mais alors non. Kill Fuck Metal n'est pas ce clich de disque sludge jusqu' la mort, malgr les durs efforts qu'il fournit pour s'en donner l'air d'innocuit, crtinerie quand tu nous tiens, viens y aura tous les copains, et ainsi de suite... Kill Fuck Metal est l'un des albums les plus intoxiqus qui se puisse trouver dans le milieu, entre ses quelques, rgulires et trompeuses, salves de hardcore vrombissant, et malgr un lustre sonore qui de prime abord parat celui d'une saloperie synthtique parfaitement huile et oprationnelle - avant de peu peu se rvler, en fait, eh bien, une saloperie synthtique qui vous dtraque l'oprationnement gnral sans un bruit, et referme derrire vous sur le mme ton la porte d'entre d'un monde grinant, aux murs repeints couleur angoisse mdicamenteuse, berc par l'incontinence, et aux cauchemars en fin de droit, ce qui ne veut rien dire et a tombe bien, Kill Fuck Metal ne veut rien dire, Kill Fuck Metal est un disque de sludge qui a plutt voir avec le rock industriel de chambre, avec Pig, Foetus et Nine Inch Nails, la rigueur Today is the Day s'il avait russi Pain is a Warning - avec les douillets labyrinthes du sadisme imaginaire et les super-hros dvoys avec lesquels on s'y console des turgescents exploits. Bienvenue au royaume de King Travolta. On est pas bien ? On est pas bien.

Kill Fuck Metal en trois mots : hallucin, avari, repu

— gulo gulo, le 29 mars 2014 (954 lectures)

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GALLHAMMER - Ill Innocence

GALLHAMMER - Ill Innocence : 2007 · Peaceville

Grunge Black metal New wave

GALLHAMMER


A la rflexion, les Gallhammer taient bel et bien des L7 zombies. Il n'y a qu' voir comment il leur a sis, avec Ill Innocence, de se diriger tout gentiment vers davantage de - munissez-vous de vos pincettes cet endroit - sophistication, progression, demi-teinte, doux-amer, pop dlicatesse... tout juste comme L7 l'ont pu faire, dans une plus grande mesure, et avec la troublante russite que l'on sait, sur leurs deux derniers albums - et constater a contrario comment les pauvres gares de Gallhammer ont fini, elles, sur un minable The End qui donnait raison tous les clichs mprisants que le cuistre pouvait nourrir leur sujet, tombant dans leur propre caricature de necrocrusty blackdoom de "girlfriend de". Pas de ces foutages de gueule si punk, si black, si metal - si fastidieux - au jour qui nous occupe, Ill Innocence dessine la suite de plus en plus excitante de ce qui s'bauchait timidement dans Gloomy Lights, savoir une presque-wave au froid de fort norvgienne - on a devin que Kronet Til Konge flottait sourdement en lisire de la conscience - auquel leur grunge de goule anmie s'entrelace comme un charme, tissant la mme paisse corde de basse nauseuse et cafardeuse, confondant leurs acides filandres griseyantes, changeant leurs rles puiss et leurs miaulis sournois, mariant enfin dans une mme aboulique bouillie toutes leurs carences pour un rsultat qui ne perd rien se voir ainsi - lgrement - dbarbouill, et qui est cette superbe lumire que vous voyez l.

Ill Innocence en trois mots : goth, rong, fatigu

— gulo gulo, le 29 mars 2014 (775 lectures)

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LOINEN - Loinen

LOINEN - Loinen : 2014 · Svart

Traditional doom Dub

LOINEN


Superbe pochette, comme l'accoutume. Superbe son, comme l'accoutume, chaud, grsillant, touff, dfonc, douillet. Superbe violon - vous n'avez pas la berlue - qui dbarque sans rien demander et habite de part en part un morceau central funbre souhait - et nonobstant aussi divinement troglodyte qu' l'accoutume. D'ailleurs, partir de l a va mieux, Loinen se remet faire ce qu'il fait le mieux : des trucs bizarres, pas bien distincts, encore moins comprhensibles, dans sa barbe, des nuds, des nids en crottes de nez, des draps amidonns de fiente de corneille, des pendaisons de mulots : du sludge d'homme des bois. Ouf ! Parce qu'avant a, quelle platitude, quel catastrophique emmerdement lorsqu'ils s'avisent de jouer de la musique riffs - oh ! qu'on n'aille pas me faire dire non plus le mot honni que je n'ai pas dit : il n'y a ici aucune puissance, aucune efficacit. Alors quoi : est-ce dj trop pour leur muse, la musique de Loinen ne se peut-elle simplement pas accommoder d'articulation, de station debout, de dynamique - mme de celle toute relative qu'il y a cette espce de snail-punk dont la menace est invertbre au possible ? Si encore c'tait aussi simple : le morceau final, o l'on croirait entendre du Reverend Bizarre jou par des idiots malfaisants demi-sniles type Lust, n'est pas loin de les emmener de nouveau vers les altitudes du gnie ; et voil-t-y pas qu' mesure que s'approchent ses dernires secondes il s'enflamme de plus en plus, incroyablement, malproprement, invinciblement ? En fait, Loinen, ce serait pas un peu beaucoup des salopards et des emmerdeurs ? Ou bien juste des sales tars de Finlandais ?

Loinen en trois mots : crassouille, hant, sagouin

— gulo gulo, le 29 mars 2014 (777 lectures)

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HIGH TIDE - Sea Shanties

HIGH TIDE - Sea Shanties : 1969 · Liberty

Psyché Hard "70s Progressif Heavy metal

HIGH TIDE


On peut analyser High Tide comme un groupe dot d'une telle puissance de feu qu'il s'y est brl les ailes. Deux ans tous juste d'existence (et encore, plutt une anne glissante, disons), une tentative de rformation aussitt avorte fin 80s (quand Simon House, par ailleurs premier violoniste rock de l'histoire, s'en va prfrer faire du coloriage chez Hawkwind), et pourtant un impact qui, si on ne sera pas forcment d'accord sur le caractre majeur ou incontournable du groupe, ne peut que laisser des traces. Franchement, Sea Shanties est juste hallucinant. Dans le genre, on parle de hardpsych en ce moment pour son ct proto-heavy metal, h bien il suffit de lui donner quelques secondes d'coute pour s'en faire coller une bonne en terme de volume et de lourdeur, presque Sabbath dans un style qui n'a pourtant pas grand chose voir. Et du reste, ce disque est assez monumental du psychdlisme. Mais on ne parle pas du psychdlisme easy-listening gentil et color qu'appelle directement le terme ici. l'antithse plutt, de gigantesque foutoir de guitares qui rugissent dans un dlire presque free dans la forme, et qui anachroniquement rappelle les dlires noise aux acides d'un This is Skullflower. Les morceaux paraissent dnus de structure, le violon de Simon House ne fait qu'en rajouter une couche, y'a quasiment rien de donn. On parle de progressif : quant moi noise hardpsych m'eut t plus appropri si c'tait pas un brin anachronique et surtout rave party dans la consonance. Soyez plutt mordu de prog extrmiste pour esprer trouver de quoi vous amarrer ces Sea Shanties (littralement : chants de matelots) dfoncs aux acides et perdus aux milieux d'ocans fantasmagoriques. Dans le cas contraire vous risquez de vous chopper plus que rapidement un mal de mer multicolore dont vous n'allez pas garder un trs agrable souvenir.

Sea Shanties en trois mots : free, bruyant, faramineux

— Rocky Turquoise, le 28 mars 2014 (820 lectures)

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GALLHAMMER - Gloomy Lights

GALLHAMMER - Gloomy Lights : 2004 · Goatsucker records

Grunge Crust

GALLHAMMER


Ouais, c'est des filles. Ouais, elles sont japonaises. Ouais, elles rendent explicitement hommage un groupe institutionnellement intouchable. Et ? Est-ce rellement pour cela que d'aucuns les aiment ? Ou bien plutt, que d'aucuns les conspuent ? Je n'ai jamais vritablement compris tout le foin polmique qu'on tenait tant faire propos de Gallhammer. Gallhammer c'est beaucoup plus simple que cela. Gloomy Lights est un trs honnte et authentique album grossirement dbordant d'une neurasthnie prhistorique, et trs naturellement agit par les trs naturels courants de sa dpression chronique, coups de rougne et coups de mou, lancements de rhumatisme cold-wave et remontes gastriques black, rien qui ne dnote autre chose qu'un mtabolisme sainement foutu, noyaut par le saturnisme le plus brut qui soit. Pourquoi si chagrins ?

Gloomy Lights en trois mots : fig, fantomatique, blafard

— gulo gulo, le 28 mars 2014 (736 lectures)

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DRAGONAUTA - Omega Pentagram

DRAGONAUTA - Omega Pentagram : 2013 · Noiseground records

Stoner Progressif

DRAGONAUTA


C'est toujours moche, bien sr, de gcher une forte personnalit, mais encore davantage une si forte et si musque - et conquise de si haute lutte, aussi, travers les cahots d'un parcours si ingrat que celui de Dragonauta ; et dont, encore, les moments justement les plus ingrats avaient tant de personnalit... tre capable d'un outrageux album de viking-prog en espagnol, intitul Cabramacabra qui plus est, et sur lequel encore on pouvait trouver un morceau intitul "Necrogalaxia", et croyez-moi qu'il tenait ses promesses... pour se mettre, l'ge venant, et avec lui la mle assurance qu'on serait en droit d'esprer fbrilement, faire du Mastodon Firesa ?! Alors que plus personne au monde n'a besoin d'un disque de Mastodon puisqu'on a dj Remission ? Et que le seul groupe qui a le droit de faire du High on Fire en espagnol s'appelle Horn of the Rhino ? Le pire, c'est qu'il n'est mme pas mauvais, ce con de disque. Pas du tout, mme ; juste plus Argonauta que Dragonauta, si vous voyez. Bon, d'accord, il dchire. Enslaved, prends garde toi.

Omega Pentagram en trois mots : camion, stellaire, fleuri

— gulo gulo, le 28 mars 2014 (817 lectures)

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FUNERAL - As the Light Does the Shadow

FUNERAL - As the Light Does the Shadow : 2008 · Indie Recordings

Traditional doom

FUNERAL


Et c'est arriv. Funeral retombe dans le symphonique de sa jeunesse mais cette fois avec la passion incontrlable d'un Dimmu Borgir version Top Chef. L'antithse de la cuisine tudiante et qui vous fera pourtant vomir de dlectation ds les premires bouches. Theatre of Tragedy ? Therion aussi ? On est sans doute plus trs loin.

As the Light Does the Shadow en trois mots : symphonique, acadmique, OTT

— Rocky Turquoise, le 27 mars 2014 (896 lectures)

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HIGHGATE - Highgate

HIGHGATE - Highgate : 2008 · Total Rust

Sludgecore

HIGHGATE


Non, non et encore non. Non, vous ne verrez peut-tre jamais l'tiquette "ultra-sick" jaune pisseux bien gore laquelle ce groupe a thoriquement droit (tant pis vous n'en mourrez pas). Non, vous ne verrez jamais autre chose que des "non-not" lorsqu'il sera question d'un disque d'Highgate (en tout cas me concernant) - quoi bon valuer un cas dsespr ? quoi bon sanctionner celui qui n'en a strictement rien foutre de rien, pas mme du conseil disciplinaire ? surtout, quoi bon lui faire constater une ventuelle amlioration lorsque anticyclone il y a ? - et enfin non, Highgate n'a pas toujours t un groupe compltement nul. Voyez cet album-ci par exemple, c'est du bon funeral sludge, un truc priori pas courant. Il semble d'ailleurs avoir hrit de l'un et l'autre des plus vilains gnes - la paresse, le manque de coffre et d'ambition, la mlancolie pas inspire et l'aversion tranquille - faut quand mme le faire ... Pourtant, Highgate, avec son air de cancre borderline et souffre-douleur parvient quand mme parfois dclencher ce je ne sais quoi de rellement jouissif : capable de transcender un instant le pathtique ultime d'Arachnotaur en un Bethlehem presque supportable ; voire (je pse mes mots) en un presque Khanate supportable. Alors non tout de mme, certes, mais oui quand mme un peu : oui, on sent bien que les types ont pass le cap du non-retour (le glock dans la bouche et la lame de rasoir sur l'aorte, etc.) et oui on s'est un instant pris d'affection pour eux (il en faut du courage pour dire un truc pareil). Voil, bienvenue dans le monde magnifique d'Highgate. "Only the beginning".

Highgate en trois mots : plaintif, maladif, chtif

— Krokodil, le 27 mars 2014 (871 lectures)

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OGRE - The Last Neanderthal

OGRE - The Last Neanderthal : 2014 · Minotauro

Traditional doom Hard "70s

OGRE


Y a pas que la voix, n'avoir pas d'autre choix que prouver l'existence de la magie, dans l'exercice d'un style aussi traditionnel et codifi que celui dont il est question ici. Il y a aussi le groove, le feu, l'implication, appelez a comme vous prfrez. Les deux cependant doivent tendre trs exactement la mme chose : se faire serpent. C'est du moins ce qu'on est pris - sauvagement, cela va sans dire mais a va mieux en le disant - de l'envie de premptoirement claironner l'coute de The Last Neanderthal, tellement il est la dmonstration des effets volcaniques que produit la russite de ce programme. Entre autres. Parce qu'il prouve galement - mais tait-ce bien utile, attendu qu'on apprend a au berceau - que mettre un peu de Bon Scott dans son jus est toujours judicieux, mais encore que, c'en est le corollaire direct, la svrit macre de l'Inquisiteur n'est pas la seule vture qui convienne la toute-puissance rotique, en terre doom ; qu'on peut galement, je vous l'assure, s'avrer tout la fois satyre dent, hermaphrodite dor et ple sraphin d'Apollon - autrement dit, pour mon bonheur plus grand que l'Olympe, ouvrager un doom qui semblerait plutt que du chimpanz Black Sabbath descendre du bonobo Led Zeppelin. Voire, mieux encore, d'un aussi odorant que pacifique accouplement des deux. Rjouissez-vous, mes enfants.

The Last Neanderthal en trois mots : jeunesse, du, monde

— gulo gulo, le 27 mars 2014 (786 lectures)

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HIGHGATE - Shrines to the Warhead

HIGHGATE - Shrines to the Warhead : 2010 · Total Rust

Sludgecore

HIGHGATE


Vous n'allez peut-tre pas me croire - c'est qu'en vrai, moi-mme je ne me crois pas non plus - mais rien ne fait de plus mal l'go que l'vidence, qui plus est lorsqu'elle se tient derrire un blizzard purple et une posture politique engage : Shrines To The Warhead est Highgate ce que Sickness In est Trees : l'accomplissement - a nous fait de belles jambes, je ne vous le fais pas dire - mais attendez un peu, vous n'avez encore rien vu, et l j'exige les roulements de tambours : Shrines To The Warhead est surtout Highgate ce que Tombs Of The Blind Drugged est Moss : la substance. *POW!* Je pourrais et je devrais en rester l, car il est vrai qu'on frle de justesse l'indcence, pourtant je suis bien oblig de reconnaitre que tout ce que l'on est en droit d'attendre d'un album d'ultra-pissed-off-sludge-drone est l, mis notre entire disposition, c'est--dire qu'il n'y a rien du tout : ni relief, ni variation, ni direction, ni couleur, ni saveur, ni sensation, ni quoi que ce soit, et pas mme autre chose. C'est d'ailleurs peut-tre ici que rgne la diffrence fondamentale entre Highgate et les autres grands manitous de la prcarit ultime - du moins une bonne partie des autres - Highgate ce n'est pas le minimalisme, ce n'est pas le nihilisme, ce n'est pas l'asctisme non plus non, Highgate c'est le surplace, juste l'ternel surplace, et a thoriquement a signifie qu'on est mort.

Shrines to the Warhead en trois mots : Syndrome, de, Cotard

— Krokodil, le 27 mars 2014 (741 lectures)

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HIGHGATE - Survival

HIGHGATE - Survival : 2013 · Total Rust

Sludgecore

HIGHGATE


Dans les limbes il y a des jours avec et des jours sans, comme dans le vrai monde en fait. Et il se trouve qu'en matire d'ultra vaut mieux des jours sans. Aujourd'hui quip d'un bassiste tout frais - mais quelle ide ? - Highgate survit - MAIS QUELLE IDE ? Les abysses autrefois tant hostiles lui apportent dornavant confort et bienveillance, et vous connaissez la meilleure : Highgate a mme trouv le temps d'apprendre l'allemand. "Alors, elle est pas belle la vie ?

Survival en trois mots : abyss, sweet, abyss

— Krokodil, le 27 mars 2014 (820 lectures)

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MIRROR OF DECEPTION - A Smouldering Fire

MIRROR OF DECEPTION - A Smouldering Fire : 2010 · Cyclone empire

Epic doom

MIRROR OF DECEPTION


Il m'arrive parfois de me laisser aller des oublis impardonnables. Mirror of Deception par exemple, a fait tellement longtemps que j'avais pas cout ce groupe que j'en avais pour ainsi dire quasiment oubli l'existence. J'avais oubli quoi ils ressemblaient. J'avais oubli comment ils sonnaient. J'avais mme oubli qu'ils taient allemands (j'avais oubli l'existence de l'Allemagne) et qu'ils me ramnent mes fines racines germaniques de Franais de l'est. ce stade, j'ai juste honte de me rendre compte que a fait 4 ans que A Smouldering Fire est sorti, et qu'en plus 4 ans supplmentaires le sparent du prcdent, Shards, que je n'avais dj que trop rapidement cout. En gros a fait dix ans - depuis Foregone - que j'ai pas pris un peu de mon temps pour me poser et me laisser chavirer aux riffs de ces bons vieux Mirror. Foncirement il n'y a pas tellement de choses qui ont chang dans leur doom, peut-tre mme que ce qui a le plus chang dans l'affaire c'est moi. Et alors a par contre c'est super pratique, parce que a permet d'avoir toujours quelque chose dire sur des groupes qui ont un talent pareil pour sortir toujours le mme disque, simplement en renouvelant son stock de comparaison douteuses - voire inexcusables - par l'accumulation de mugissements de guitares mal accordes comme la fte qu'on a pu entasser depuis. Du coup c'est simple. Je sais plus ce que j'en disais l'poque (j'ai pas relu). Srement que j'insistais sur la singularit de leur doom trad qui est truff de bons riffs jamais relou, sur leur songwriting qui est juteusement imparable et indmodable, et sur le lyrisme omniprsent de leurs morceaux, principalement port par le chant d'un Michael Siffermann toujours un peu plus drap dans son voile de la vertu pique et pudique et Gerrit Mutz sans le honkytonk. Aujourd'hui je rajouterais volontiers le ct Katatonia-trad-doom que je leur voyais pas avant (genre mid-priode, mais qui aurait vir heavy metal), ou certainement comme j'ai pu le lire ailleurs un gros ct Primordial (pas con la comparaison, vraiment) de viking sdentaris. Toujours est-il que c'est toujours aussi foutrement efficace - avec le paradoxe de ne l'tre qu' partir de la seconde coute, voire de la troisime, h oui - et que a fait sacrment plaisir de les rentendre. J'aurais du mettre un seul "bon", parce que mine de rien ce disque volue quand mme sacrment en dents de scie (comme tous les autres ?), et que le terrible ctoie le seconde zone : j'oserai la place l'excellent, parce que a fait quand mme fichtrement plaisir de rcouter ce groupe un peu unique en son genre, et puis aussi parce que j'ai plus vingt ans.

A Smouldering Fire en trois mots : lyrique, post-viking, assagi

— Rocky Turquoise, le 26 mars 2014 (687 lectures)

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PENTAGRAM - Last Rites

PENTAGRAM - Last Rites : 2011 · Metal Blade

Traditional doom Stoner Hard "70s

PENTAGRAM


Pentagram auraient pu avoir le statut intouchable de Vitus. Peut-tre qu'ils auraient du. Peut-tre qu'ils en sont, pour certains. Personnellement je les ai toujours un peu vu comme un Anvil, savoir un groupe au fort potentiel de sympathie, et qui a sortit des disques plus ou moins cultes selon le tout un chacun, mais qui au final n'est jamais parvenu qu' tre une caricature de lui-mme, enchanant les disques parfois sans grande personnalit, parfois gras, mais toujours dcals dans l'air du temps quitte leur donner des allures de Spinal Tap doom metal. On peut quand mme se fliciter qu'ici Bobby Liebling, quitte poursuivre dans le dlire du Pentagram & The Allstars of Doom et ses lines-up d'ternel tribute band, soit parvenu rerecruter son compre de toujours, Victor Griffin (des vieux Pentagram, et de Place of Skulls), et puis au passage Tim Tomaselli, le batteur de Place of Skulls aussi, ce qui lui permet d'accder une rythmique un minimum plus plombe que sur l'insupportable album prcdent, et puis une collection de riffs doom rock l'ancienne vraiment pas pique des vers. Last Rites, dans l'ensemble, bouffe du coup un peu tous les rteliers, il tourne en rond. l'image d'un Black Sabbath runi, il sonne un peu comme un disque dont les musiciens sont paradoxalement leur place tout en donnant l'impression de ne pas trop savoir ce qu'ils foutent l. On sait pas trop si ils s'emmerdent, on leur laisse le bnfice du doute quand mme parce qu'ils arrivent malgr tout pondre des plans inspirs avec une dconcertante dcomplexion. Mais bon. La passion, le feu, tout a c'est ardent comme un feu de chemine enregistr sur DVD. Y'a un ct insupportablement inoffensif qui donne l'impression d'couter un groupe de papis qui se livrent leur propre interprtation du revival (c'est un peu le cas, en mme temps, suffit d'couter leur reprise d'eux-mme de Walk in the Blue Light). Y'a ces allures de disque de pres divorcs qui remontent un groupe de rock'n'roll et rptent dans le garage de leur pavillon de banlieue pendant que leurs femmes prparent bouffer, et qui donne juste vraiment pas envie. Et puis y'a surtout ce dsagrable sentiment de se forcer aller au bout juste parce que y'a marqu Pentagram sur la pochette, alors que peut-tre on se le serait enfil avec plaisir sincre s'il avait t crit par un groupe de dernire gnration.

Last Rites en trois mots : vieillot, superstar, indolore

— Rocky Turquoise, le 26 mars 2014 (879 lectures)

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ATOMIC ROOSTER - In Hearing of Atomic Rooster

ATOMIC ROOSTER - In Hearing of Atomic Rooster : 1971 · Pegasus

Hard "70s Progressif

ATOMIC ROOSTER


Atomic Rooster, c'est typiquement le marqueur social et intellectuel qui va permettre de faire le tri entre ceux qui emmagasinent de faon encyclopdique les plus insignifiants dtails extra-musicaux d'un groupe, et ceux qui l'inverse s'en tamponnent complet, tout au plus vont-ils trouver a intressant quand on leur racontera une anecdote historique, ou encore avoir une rvlation phmre (sitt rvle, sitt oublie) quand on leur annoncera que tel ou tel type auquel ils portent un culte a chant sur la 8me minute du 3me morceau. Personnellement je ne me suis jamais senti trs la hauteur de ce genre de discussions, d'ailleurs je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'envie de me sentir la hauteur, et je me range trs volontiers dans la deuxime catgorie. Du coup, quand dans un souci de conscience pro, je suis all parcourir un peu plus en dtail la biographie d'Atomic Rooster, histoire de pas mourir compltement idiot, j'ai bien failli m'arracher les cheveux. Srieusement, y suffit d'en lire cinq lignes pour faire une crise d'pilepsie, ou se prendre d'envie sauter sur le dos du premier cheval la ronde et partir au galop loin de toutes ces conneries de marchands de tapis qui transpirent le music-showbiz '70s et l'industrie de l'entertainment, qui est un peu ce que la priode a de plus horripilant. J'en ai quand mme, au moins temporairement, retenu les anecdotes que j'estime les plus intressantes pour ce qui nous concerne. Mais c'est vous qui allez me dire. Atomic Rooster, dans les faits, c'est surtout luvre d'un seul homme, Vincent Crane, qui est le principal compositeur et s'est rvl au travers les annes le seul membre permanent. Ce qui est rigolo travers l'anecdote de ces incessants changements de line-up (au del du fait qu'Atomic Rooster soit un peu au hard rock prog ce que Napalm Death est au metal extrme niveau passage de superstars), c'est de noter que le groupe n'a jamais eu qu'un seul bassiste, et qu'il est reparti comme il est venu. Typiquement c'est l'oreille le genre de truc sur lequel on aurait mme pas tilt sans y prter attention. Sur In the Hearing, le troisime album, l'autre truc intressant c'est que y'a Pete French, le chanteur de Leaf Hound, au micro (anecdote phmre). Et puis aussi qu'il participe au dlire de l'industrie musicale de l'poque d'avoir un single qui figure pas sur l'album dans les ditions d'origine, ce qui finalement est une pratique intressante, et qu' titre personnel j'aimerais bien voir plus souvent recycle. Et sinon, musicalement - parce qu'en tant que mlomane de la deuxime catgorie sus-cite, moi c'est bien ce qui m'intresse - qu'est-ce que a donne, In the Hearing of Atomic Rooster ? Et bien franchement pas grand chose. Honntement, je dois avoir ce disque depuis plus de dix ans (en fait la rdition DLP 180gr de chez Akarma, superbe objet en soi, et avec une collection de bonus tracks, mais on s'en fout) et je suis mme pas sr d'avoir russi me l'enfiler une fois en entier depuis. Mme en le rcoutant pour cette chronique, j'ai un peu de mal arriver au bout. In the Hearing a me fait penser du Can qui aurait gar ses champis, avec des morceaux qui semblent fleuves et interminables alors qu'ils ne durent pourtant que quelques minutes. Sans tre compltement ampoul, leur hard '70s dgouline d'orgue hammond et de claviers prog qui sont super gavants bien malgr leur modration. Tout a transpire fortement le ringardisme, et encore une fois, les canons du hard prog trs grand public et surtout FM '70s. Il y a ce ct jazzy de fin de journe, antithse du subversif, il y a le ct soupe des pires heures de Deep Purple. Il y a tout un tas de trucs qui sont inqualifiablement soporifiques pour qui n'est pas fan de cette priode ou alors n dans la bonne dcennie. Peut-tre que c'est personnellement ce qui me fait dfaut, tout en gardant bien l'esprit le ct classique de la chose. Ce juste histoire de dire que c'est quand mme plutt la classe, et je suis assez content de l'avoir. Mon seul regret en ralit c'est que a me passe compltement ct.

In Hearing of Atomic Rooster en trois mots : meuble, classique, marqu

— Rocky Turquoise, le 26 mars 2014 (890 lectures)

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NEKTAR - A Tab in the Ocean

NEKTAR - A Tab in the Ocean : 1972 · Bacillus

Psyché Hard "70s Space Rock Progressif

NEKTAR


Aaaaaahhhhh.... Faites-comme moi, relaxez-vous, y'a quand mme des disques de gros hard '70s qui donnent pas de l'urticaire au bout de deux mesures, et dont ce A Tab in the Ocean fait partie. Si Nektar est un groupe d'Anglais expatris en Allemagne, on va dire que a s'entend distinctement dans leur hardpsych aux facettes prog louablement modres (prog dans le bon sens du terme : virtuose sans les costumes et les pompiers), et qui partage avec les outre-rhinois d'poque au moins l'onirisme kraut de hippies-geeks. Invitablement, et mme si j'aimerais autrement viter, on ne peut pas se permettre de ne pas citer Pink Floyd (surtout pour le chant), mme si y'a dans A Tab in the Ocean un langage du culte de l'ampli bien fleuri et proto-heavy metal (coute cette puissance de feu en germe), qui fait que c'est carrment plus enivrant (tout fait entre nous : y'a vraiment des gens qui aiment les Pink Floyd dans le coin ? Pas sr). Et A Tab in the Ocean c'est surtout des riffs qui prennent la peine de s'garer un peu plus haut que la stratosphre, chatouiller les premiers satellites plutt que les nuages, et commencer toucher aux boutons qui dpassent, mais sans le ct expriment post-cotal d'un Hawkwind. Pas encore tout fait spatial. Mais pas arien pour autant. Dfinitivement pas arien.

A Tab in the Ocean en trois mots : dcontract, efficace, onirique

— Rocky Turquoise, le 26 mars 2014 (795 lectures)

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FARFLUNG - When Science Fails

FARFLUNG - When Science Fails : 2002 · Falata-Galia

Ambient Space Rock Krautrock

FARFLUNG


Sans aller dire non plus qu'ils ont une discographie la Circle, Farflung l'ont quand mme bien foisonnante. J'ai pas encore eu le temps d'y consacrer tous les membres qu'il faudrait mettre contribution pour bien faire, mais mon petit doigt me dit, malgr tout, qu'on devrait pouvoir remonter assez loin et assez alatoirement sans jamais trop prendre le risque de s'emmerder. Surtout si on passe l'preuve de celui l : When Science Fails. Qui dj est un disque franchement borderline, mme pour ici. En rien turgescent, ni sensuel, ni astro-claustrophobe. Sa gamelle, c'est plutt les miettes de psychdlisme. Dbris spatiaux. Typiquement, le genre d'anneaux artificiels de boulons et d'crous que nos satellites dlaissent en orbite autour de notre bonne vieille bleue. Tout ici est pass au bec-bunsen, et n'a de got psychdlique que celui de la crme brle. Le vague beat motorik lointain n'enivre pas : il fredonne. Les fritouillages space-rock nannihilent pas : ils rptent des chos de messages gars d'entre les rseaux. Et tout a est assez formidablement apaisant. Paradoxalement, car avec une toute autre vernaculaire, apaisant autant que peut l'tre un hard rock HG Wells la A Wound in Eternity. C'est du coup ce que je disais : une preuve de force, que de trouver le temps de se relaxer l'coute de ce disque, aux allures de simulateur de coucher de soleil pour astronautes (l o le suivant, ce serait plutt simulateur de dbut d'aprs-midi). Mais pour peu qu'on joue le jeu aucun problme : le dcollage attendra, dormez, ingnieurs scientifiques.

When Science Fails en trois mots : apais, serein, zen

— Rocky Turquoise, le 26 mars 2014 (726 lectures)

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CARDINAL WYRM - Another Holy Trinity

CARDINAL WYRM - Another Holy Trinity : 2013 · [ autoproductions ]

Psyché Epic doom

CARDINAL WYRM


"- Oui mais c'est quand même bien un disque de trad-doom, tendance super soulful sur les glorieuses traces du dernier Pombagira, à 99,99 % pur jus, non ? - Oui, mais - attention, analepse - maintenant que je l'ai trouvée, la petite bête de ressemblance qui me tarabustait la tranquillité, je ne la lâche plus : c'est surtout le nouveau River Runs Red, cet Another Unholy Trinity. Oui." Et puis quoi, après tout : est-ce réellement si aberrant ? Le premier Life of Agony n'est-il pas bien un classique, avec le point d'exclamation officiel certifié, de trad-doom avec tout le heavy sentencieusement saturnien que cela oblige, juste joué par des déménageurs en marcel maculé et néanmoins mélancolique ? Je ne vais pas prendre le temps de la démonstration point par point, parce qu'argumenter me fait chier, et que pour les détails administratifs nous avons ici une flambante batterie d'étiquettes qui n'est pas pour les chiens - mais mis à part si vous êtes encore d'âge à mosher pour des raisons valables, vous devriez trouver dans le ci-devant album à peu de choses près tout ce qui fait de River Runs Red l'album indispensable à vie qu'il est pour vous. Avec en sus les couleurs d'un coucher de soleil médiéval. Le crossover de croisé, c'est vital au moins autant que le tough goth.

Another Holy Trinity en trois mots : infatigable, indcent, imprieux

— gulo gulo, le 26 mars 2014 (895 lectures)

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THE PURITAN - The Black Law

THE PURITAN - The Black Law : 2008 · I Hate

Industriel Freak doom Gothique Folk Rituel

THE PURITAN


Y'a des groupes de jets sur terre, c'est donn. Parmi ces groupes de jets, y'en a pas mal qui viennent de Finlande, c'est donn aussi. Et parmi ces groupes de jets finlandais, y'a The Puritan. Ce Puritan qui refait un peu la sauce doom ce dont sont capables n'importe quelle bande de no-hippies qui ont pour passion de brancher des trucs sur des trucs jusqu' obtenir un son cool en sortie, et puis recommencer avec d'autres trucs, ou de participer cette grande messe no-paenne des tudiants en licence de sciences physiques. Sauf que The Puritan, eux, ce qui les branche dans cette histoire c'est pas tant d'imaginer le langage des fleurs cod en hxadcimal, mais plutt d'aller prendre la temprature du soleil pour voir si on pourra pas y monter un tribute band aux Swans, des fois. Ou dfaut - parce qu'on accorde pas les subventions comme a non plus - aller enregistrer un disque de grunge dans une tente de sudation jusqu' atteindre la frnsie d'un Godflesh venu du froid, d'un Jumbo's Killcrane qui aurait rappris compter, voire par dtour d'un Death In June 40 de fivre. C'est juste se demander une fois encore ce qu'on peut bien trouver dans les forts scandinaves qui fait tant dfaut l'Europe de l'Ouest.

The Black Law en trois mots : rengat, illumin, proccupant

— Rocky Turquoise, le 25 mars 2014 (798 lectures)

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HANGING GARDEN - TEOTWAWKI

HANGING GARDEN - TEOTWAWKI : 2009 · Spikefarm

Post hardcore

HANGING GARDEN


Des fois, t'as des trucs qui se passent dans les groupes c'est un grand mystre. Passer par exemple pour Hanging Garden du funeral doom au post-hardcore, je vous la rsume : hein ? Bon d'accord ils ont perdu leur guitariste et ils en ont deux nouveaux la place, et peut-tre surtout qu'ils sont tombs amoureux de Cult of Luna entre temps (a s'entend, et Dieu sait que c'est pas pour moi la plus glorieuse rfrence du style), m'enfin, ils auraient pu changer de nom, je sais pas. Sinon c'est quand mme pas bien folichon du coup : le chant faiblard et qui en plus donne l'impression de rgulirement saturer, les arrangements un peu niannians, les riffs et le songwriting qui vogue de moyen en pire. On avait dit quoi ? Dix lignes maxi pour chroniquer un disque de post-hardcore ? Merde. J'en ai dj trop.

TEOTWAWKI en trois mots : corrompu, minet, naf

— Rocky Turquoise, le 25 mars 2014 (657 lectures)

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LONELY KAMEL - Dust Devil

LONELY KAMEL - Dust Devil : 2011 · Napalm

Stoner Blues rock

LONELY KAMEL


On peut tirer une grande satisfaction de l'ignorance, c'est pas un secret. Quand j'y connaissais rien en stoner, que j'avais tout juste cout Kyuss et qu'encore a me les brisait, j'avais eu l'occasion d'aller trouver au pif du fabuleux chez un Solace, groovy et efficace et tout ce qu'on veut, et puis quelques annes plus tard rcouter bien tristement sans en arriver au bout au regard de ce que j'avais emmagasin depuis. Lonely Kamel, a marchera pour le blues rock : groupe fort sympathique dont les rfrences me sont au moins partiellement trangres, et vrai dire ne m'intressent pas vraiment, et dont le stoner - oui c'est bien stoner, pas d'arnaque - est particulirement bourbon et ensoleill, avec cette pince de rock'n'roll scandinaviste qu'on retrouve - histoire de faire original - chez Spiritual Beggars, et puis une voix bien rocailleuse qui m'voquerait en fonction un truc entre Melvins et Skynyrd, mais en plus assoiff et sdiment. Enfin voil, sans doute pas de quoi se la mordre non plus. Mais cool, quoi.

Dust Devil en trois mots : dcontract, dshydrat, sudiste

— Rocky Turquoise, le 25 mars 2014 (708 lectures)

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BLAAK HEAT SHUJAA - The Edge Of An Era

BLAAK HEAT SHUJAA - The Edge Of An Era : 2013 · Tee Pee

Psyché

BLAAK HEAT SHUJAA


a fait un bien fou de voir un certain renouveau dans la scne stoner et assimils franaise, ce surtout quand on a le souvenir il y a dizaine d'annes de la collection de groupes quasi-interchangeables qui jouaient tous les mmes riffs d'obdience Kyuss / QOTSA / Monster Magnet, avec un onirisme et un sens de l'vasion plus qu'absents, et bien malgr leurs efforts chacun. a fait un bien fou, disais-je, de pas entendre un groupe assimil stoner qui sonne comme du grunge la javel (dans le meilleur des cas) et taill FM (dans le pire), et qui plutt que d'aller sillonner les plages de la cte d'azur va plutt aller crapahuter dans les zones dsertiques des Landes la recherche des quelques matrias du psychdlisme qui s'y planqueraient encore. Et donc, l'image de Mars Red Sky - meilleure comparaison qu'on puisse faire - Blaak Heat Shujaa prfrent digrer calmement les vieux classiques hardpsych pour les honorer ici dans un jam interminable et aux nombreux garements multicolores. Acid King pour le songwriting gnral, Sleep ou Om pour le ct rituel et brut de dcoffrage, et Earthless pour les allures de jam band auquel il manque par contre encore un poil d'huile de coude pour toucher l'ultime et furieux dbrid : a a au moins le mrite de prouver qu'on a pas forcment besoin d'tre un guitar hero pour envoyer des leads et solos psychs. J'aurais bien dit excellent, mais il manque encore d'une allumette ou deux pour dmarrer convenablement le pt'. Ou de faon plus politiquement correcte : d'un passage clair de la fe lectricit pour donner vie toutes ces guirlandes d'ampoules multicolores suspendues aux branches des saguaros. Mon petit doigt me dit que si ils bossent a suffisamment a devrait vraiment prendre feu sur le suivant.

The Edge Of An Era en trois mots : sec, dsertique, brut

— Rocky Turquoise, le 25 mars 2014 (860 lectures)

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THE WHOREHOUSE MASSACRE - The Whorehouse Massacre

THE WHOREHOUSE MASSACRE - The Whorehouse Massacre : 2007 · [ autoproductions ]

Sludgecore Industriel Black metal

THE WHOREHOUSE MASSACRE


Le syndrome Shifty records, The Whorehouse Massacre en est tellement imbib que mme tre sign sur Shifty - enfin, vous voyez ce que je veux dire, y sortir une merdiole de loin en loin, quoi - c'est dj trop sociable et gagnant-gagnant pour le baobab que ces messieurs ont dans leur main, srement lpreuse au demeurant. Rien foutre, dude, tout a. Mme un cd-r, c'est trop pour ces dchets-l, a les puise. Des pochettes certifies, un morceau par-ci par-l sur une compilation, et circulez. Et aujourd'hui qu'il y a Bandcamp ? Tu crois qu'ils y ficheraient leurs vieux "disques", et le peu d'effort que a leur demanderait pour les fourguer ? Je t'en foutrai. Je te raconte pas si a me donne envie de vrifier si leur style a un tant soit peu chang entretemps - tu parles comme j'y crois, aussi... Parce que du coup je leur en veux. Parce que je leur ai toujours trouv un fichu talent pour les ambiances sordides, misrables et sans issue, avec le mme genre de spectralit filandreuse et gluante, entre Grief et le premier Gridlock (mettez Skinny Puppy si a vous parle davantage), que le premier-n d'Austrasian Goat, mais en beaucoup moins bien mis et beau parleur, naturellement, avec ses petites boucles de merde qui tournent et tournent jusqu' la terreur ; je pourrais encore dvelopper, ici, sur la douillette atmosphre de cabane au fond du jardin o il fait si bon se faire dcouper le samedi soir, dans le grsillement bienveillant des essaims de mouches, voire tenter des ponts hasardeux, temporellement et gographiquement parlant, vers True Detective et The Texas Chainsaw Massacre ; mais pourquoi me crverais-je la paillasse pour des malappris qui risqueraient par-dessus le march de le prendre comme une vexation ? Et pour la vieille fin de race que je suis, si un "disque" n'est pas un disque... eh ! ce n'est pas un disque. Et si je les croisais, les Whorehouse Massacre, je te leur collerais une fesse.

The Whorehouse Massacre en trois mots : malingre, suppurant, complaisant

— gulo gulo, le 25 mars 2014 (762 lectures)

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BLOOD FARMERS - Headless eyes

BLOOD FARMERS - Headless eyes : 2014 · Resurrection productions

Traditional doom

BLOOD FARMERS


Voyez comme le doom leur dégouline le long des moustaches, à ces débris de quarantenaires ralentis. Que s'est-il passé en 19 ans de silence, mis à part le renouvellement du line up ?

Qu'on les ait retrouvés par hasard dans un vieux bar louche d'autoroute du sud des États-Unis n'aurait étonné personne : l'ambiance est au Titty Twister médiéval zéro teneur mexicaine, fort heureusement, mais où l'on sert systématiquement le demi avec son petit morceau de buvard. Il faut dire que l'acide n'a clairement pas le même effet sur les jeunes néo-hippies que sur ces vieux loups de mer au visage rassis fans de Saint Vitus. Ici, on est dans l'empâtement profond dans des délires internes qui ne seront jamais extériorisés à l'appréciation de l'audience vaporeuse, et nul vrai besoin quand on imagine celle-ci peuplée d'énergumènes de la même race d'effondrés à headbanguer pathologiquement d'un mouvement magnifiquement lent et fluide. Ainsi leur doom se situe quelque part entre le biker des 70's épuisé par les drogues et l'occulte mou, les réminiscences pathologiques de vieux films d'horreur connus d'eux-seuls qui tourmentent les thèmes et les riffs, et les soudaines remontées d'influences de jeunesse (la leur, tant qu'à faire) qui viennent secouer tout ça d'un groove rafraîchissant. Glisser un jam foutoir à la Blue Cheer pas piqué des Gaz Jennings, changer une base de Deep Purple en gros instrumental processionnaire, ou encore faire un final en forme d’ode païenne (!) aux Lynyrd Skynyrd en reprenant, vaguement, The road leads to nowhere de David Hess (de The Last house on the left) ; les Blood Farmers jouent comme s'ils étaient un vrai groupe-famille au feeling idéal apporté par les années communes. En fait, de musique d'anciens alchimistes en veste en cuir, on ne peut pas imaginer plus complet que ce superbe doom que vous avez là.

Headless eyes en trois mots : classieux, senti, paternel

— EyeLovya, le 25 mars 2014 (772 lectures)

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DIVINE EVE - Upon these Ashes Scorn the World

DIVINE EVE - Upon these Ashes Scorn the World : 2007 · Tarot Productions

Doom death Death metal

DIVINE EVE


"Incontournable", me contenterai-je de dire simplement, pour ceux qui comme moi - frustr de longue date, je le confesse - persistent penser qu'As The Angels Weep s'achve alors qu'il vient peine de commencer, et n'ont jamais pu se satisfaire pleinement de ce qui relve pourtant d'un joli monstre d'EP de doom death metal vieille cole - supposer qu'il ne manquait qu'une petite face B du mme acabit pour rassasier enfin les gloutons que nous sommes, pas vrai ? Et qu'il est bienvenu ce Upon These Ashes Scorn The World, la fois compilation et compltion, avec sa manire bien lui de forger le bon gros riff prcambrien, primitif, nuisible et rampant, dont les variations - pardon - les explosions de tempo rivalisent d'intensit mais galement d'insalubrit, figurez-vous, lorsque les humeurs dpraves et vaguement complaisantes d'un Mental Funeral cdent leur sige celles carnassires et insatiables du pre Severed Survival. Total Autopsy-like pour autant ? Et bien non, pardi ! Nos texans sont des hommes de got - ou des veaux bien duqus, vous de voir - constatez les quelques indices laisss dans la tracklist et admirez un peu la gueule de ce son, ulcr comme la panse d'un chien errant et imbib de cette bonne vieille animosit d'antan - quand hardcore, grind et thrash vivaient d'inceste au quotidien, sans se soucier d'autre chose que de laminer le gibier - mais dlectez-vous aussi de ces parcimonieuses mlodies qui tmoignent quant elles d'une toute autre posture, "sensible" oserai-je dire : Entombed meets Decomposed. Finalement, je suis combl.

Upon these Ashes Scorn the World en trois mots : putride, hargneux, raffin

— Krokodil, le 25 mars 2014 (772 lectures)

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BLACK OATH - Ov Qliphoth and Darkness

BLACK OATH - Ov Qliphoth and Darkness : 2013 · I Hate

Traditional doom

BLACK OATH


Un petit groupe italien frachement moulu - je dis frachement : a nous ramne en 2006 tout de mme - mais qui se paie le luxe pourtant d'avoir un ratio de sorties/an la Reverend Bizarre, dont entre autres un premier album plus ou moins remarqu en 2011, que comme mon habitude je n'ai pas eu la conscience d'couter. Et donc un deuxime en 2013 avec ce Ov Qliphoth and Darkness, qui est un disque assez triste. Pas dans le sens mlancolique, non. Mais triste parce que les musiciens y ont mis beaucoup d'application, avec des riffs qui sans tre fabuleusement inspirs se rclament d'un pdigr Candlemassien tout fait prsentable. Mais le bt blesse deux moments : le premier c'est quand a se vautre un peu aller piocher du ct des priodes les plus trad de My Dying Bride. Le deuxime, nettement plus rdhibitoire, c'est ce chant larmoyant insupportable qui voque quelque chose comme un Alain Chamfort heavy metal en plein chagrin d'amour. Et de morceau en morceau -sans aller dire non plus qu'on s'emmerde vritablement- d'attendre qu'il se passe un peu quelque chose, en vain.

Ov Qliphoth and Darkness en trois mots : prsentable, morne, pleurnichard

— Rocky Turquoise, le 24 mars 2014 (806 lectures)

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KARCAVUL - Rawctaver

KARCAVUL - Rawctaver : 2012 · [ autoproductions ]

Sludgecore Industriel Black metal

KARCAVUL


Karcavul dérange. La belle affaire. Regards blasés, entendus, appuyés, tout à la fois, à la pochette, aux titres, il va pas nous prendre pour des premiers communiants le vieux docteur ès-lettres laxatives. On est venu entendre parler de sludge super-malade, pas de musique de hippies. Oui, mais Karcavul dérange, vous dis-je. Franchement, si quelqu'un sait où se range cette merde, je suis tout ouïe. Nivathe, Cult of Occult, Black Mayonnaise, Drug Honkey, Carne, Bästard, Swans, je vais m'arrêter là avant que ce ne devienne réellement ridicule mais on pourrait encore en trouver sans forcer quelques autres d'assez crédibles, en aspirants voisins d'étagère, pour bien charpenter l'impossible géométrie de ce disque, aux airs pourtant rassurants de grossier instrument de torture médiévale - ce dont il n'a pas que les airs, ceci afin de finir de vous rassurer : oui, la nausée, la congestion, la strangulation, les brûlures, les contusions, tout est au programme. La basse est peut-être, cependant, ce qui pourra vous arriver de plus déplaisamment délicieux (mis à part l'information selon laquelle il n'y a pas de basse), sous la fournaise plus franche et griffue de tout le reste des stridences, hurlements et martèlements habituels - je dis ça, encore une fois, pour les durs-à-cuire que vous êtes : Karcavul hurle, martèle et stridente de façon plus que satisfaisante pour l'éternel ravi que je suis pour ma part - mais cette basse, mes amis, et qui sait se faire rare pour ne rien gâter ; comme elle ronfle, comme elle fait tourner la tête... On en redevient petit enfant, tout trépignant d'être de nouveau à son tour de respirer dans le sac de colle. On se presse ainsi qu'une pucelle contre le vivarium, essayer de voir un peu plus de l'anaconda... Et, bien entendu, c'est fait avec ce sarcasme sans façons semblable à celui des Cult of Occult, et qui semblablement n'entame en rien la nocivité du tout. Et ça vous auriez raison de me répondre que ç'a un tout petit peu plus d'importance que savoir où on range le bocal de la sale bête. Elle va sur l'étagère des trucs qui filent la gerbe et c'est marre. Et Lyon a décidément l'air d'une ville drôlement salope, à sa manière discrète.

Rawctaver en trois mots : maraudeur, prdateur, incubateur

— gulo gulo, le 24 mars 2014 (820 lectures)

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CIANIDE - A Descent into Hell

CIANIDE - A Descent into Hell : 1994 · Red Light records

Doom death Sludgecore

CIANIDE


Qu'est-ce qu'on demande un album de Cianide : qu'il soit moche, pas vrai ? A Descent into Hell est quelque chose comme sur-moche, plus moche encore mes yeux que The Dying Truth, puisqu'il marie pour un mieux-disant curant la mochet de leads typiquement doom-death rance, poussives et grinant qui mieux-mieux des essieux, un enrobage - le mot s'impose - sonore voire des riffs et un groove - je ne ris pas - qui vont carrment lviter dans un merveilleux genre d'absurde stoner-sludge qui donne la sensation d'avoir des ufs durs frits au paprika en place des yeux, tellement il dfonce jusqu'au trognon. Pour l'tat gnral du reste du corps, cherchez plutt du ct du rti froid dans sa flaque de gele. A Descent into Hell pourrait s'appeler Un Passage au Micro-Ondes, ou Un Bain dans la Friteuse Tide, que je continuerai de plus belle headbanguer doucement en un imbcile acquiescement de chaud bonheur, savourant passivement chaque passage de cette voix qui vous dmoule sans douleur ce qui peut rester de rataillons de cerveau attach au fond du crne. On parle de Winter, on parle de Disemb', j'aimerais qu'on cesse d'oublier Cianide, je vous le dis tout net. Ces gars-l ont tout compris depuis un bon moment maintenant, et ne veulent que notre plus grand bien depuis autant.

A Descent into Hell en trois mots : gourmand, macabre, copain

— gulo gulo, le 23 mars 2014 (749 lectures)

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DRAGONAUTA - Cruz Invertida

DRAGONAUTA - Cruz Invertida : 2010 · Tommy Gun entertainment

Stoner Psyché Heavy metal

DRAGONAUTA


Pourquoi je suis mme pas tonn, qu'au bout du compte le plus facile se mettre derrire la cravate, des albums de Dragonauta, soit celui dont vous pouvez goter ici la chaleureuse pochette ? Pourquoi de tous c'est le seul que j'ai attendu ces jours-ci pour tenter, voil ce qui me laisse en revanche beaucoup plus perplexe ; bref. Pour rester sur le mme continent chri des dieux, si Cultura Tres sonnaient comme Seplultura qui seraient rests scotchs sur Black Sabbath, Dragonauta sonnent quant eux, du moins ici, comme Cultura Tres qui auraient dcouvert Kyuss, et puis qu'avec le pick-up du patron, au lieu de faire toujours ses sinistres rondes, machettes sur les genoux et carabines sous la banquette, mchonnant la coca, on peut aussi dcider soudain de partir dans la fort, chargs comme des mulets, et vivre un beau rve antique plein de bulles et de couleurs. Du coup, plutt que les Celtic Frost et Cathedral qu'ils aiment claironner comme matres, on songerait quasiment - je vous demande pardon - Baroness, mais alors un chez qui la rusticit ne serait pas une coquetterie de tatoueur lunettes en plastique, et sentirait la sueur, le jaja et le saucisson. Cruz Invertida possde la maladresse, l'innocence, la sincrit, la navet qui, si on regarde bien, font beaucoup de la diffrence, en ces terrains interlopes, entre progressif et psych ; l'auguste connerie de vigneron hellne la tte pleine de capricantes chimres aux pieds feuillus. Tout compte fait si : je le vois, le rapport avec Cathedral.

Cruz Invertida en trois mots : transfigur, ferment, luxuriant

— gulo gulo, le 22 mars 2014 (753 lectures)

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SONNE ADAM - Transformation

SONNE ADAM - Transformation : 2011 · Imperium

Doom death

SONNE ADAM


Trouver trois mots pour Transformation n'est point tche malaise. Noir, gluant, laid, et on n'en parle plus. Dire avec un peu plus de pieuse obscnit quoi ressemblent ses profondeurs, en revanche, de suite on s'expose au ridicule - encore plus que d'habitude, je veux dire. C'est que dj, mettre des mots convenablement fervents sur la hideur de Morbid Angel ou les vieux Samael, c'est compliqu, on te vous a vite des airs petit-bras ; alors imaginez un machin qui les marie, dans la puret originelle d'un aveugle monde infra-terrestre ignorant de l'homme et du bien - vous voyez ce que je vous disais ? Transformation est incroyable par ce qu'il parvient, sans avoir recours aux grands huit non-euclidiens de son temps, uniquement avec du bon gros qui tche l'ancienne, bien distinct dans tous ses affreux dtails, convoquer, voire charrier, pais et palpable - humide, graisseux, chaud, palpitant, si vous voulez savoir - de prsence de cette malignit primitive, viscralement trangre, dont il fait profession, de ce gisement de mlasse interdite qu'il exploite et cultive avec une satisfaction mauvaise et un archaque soin de cyclope, de ceux qui honorent le rituel mieux que maints imbciles mantras vierges de toute puissance. La chose porte bien son titre, et ce n'est pas une plaisante affaire.

Transformation en trois mots : obscur, visqueux, mticuleux

— gulo gulo, le 20 mars 2014 (727 lectures)

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WITCHTHROAT SERPENT - Witchthroat Serpent

WITCHTHROAT SERPENT - Witchthroat Serpent : 2014 · Deadlight entertainment

Traditional doom Sludgecore Psyché

WITCHTHROAT SERPENT


Electric Wizard ? Indubitablement parat un peu faible en guise de rponse. Je vous laisse couter - et contempler - le disque pour le dtail, la paperasse, le jeu des sept erreurs (bon courage), ce n'est pas mon dada. Electric Wizard, disais-je - driv par un gonze de Darvulia ; la seule question qui importe est donc : est-ce que a s'entend - et la rponse : oui. Je devrais m'arrter ce point mais, je le dplore, il existe des gens qui n'coutent pas Darvulia. Il convient donc qu'ils ne doutent pas une seconde d'une sensation de menace, de malveillance qui ne se dmentira pas un instant, la prsence torve d'une sorcellerie venue de la fort la plus mal fame et rellement magique pour le coup, il le faut bien, puisque, au risque de m'expliciter, sur le plan trivial des choses, tout ici est du El Wiz, de la voix aux riffs en passant par la toponymie semblant droule par les rotatives du mme gnrateur alatoire d'intituls doom occulte. Mais l'intention nuisible suffoque, exsude de partout, nausabonde, cre, du rle pollu que font ces riffs rampants avec une manire de degr supplmentaire et subliminal de paresse sordide, elle s'tale dans l'affreux remugle d'une chose qui tait dj avarie du temps d'avant qu'on commence brler les femelles dont il est question dans ces parages, elle infeste de son immmoriale ordure mortifre ce bon vieux groove born et mal embouch ; la belladone, les fleurs de daturas, l'euphorbe, les macrations plus obscures encore : les parfums de cette musique ne sont pas des commodes ; en un mot elle possde. Vous ne pourrez pas dire qu'on vous a enfums, reste vous de voir selon votre sensibilit - votre croyance - la notion d'inspiration, de sincrit, d'esprit. Mais aprs tout, vous tes lecteurs sur un site dvou aux musiques traditionnelles, du moins certaines d'entre elles. Bon, puis je n'y tiens plus il faut que je le dise, davantage que d'El Wiz, cette musique de goules se mesure pour ma part l'aune du hardcore finlandais - celui de l'cole Stabat Mater et Ride for Revenge. L.

Witchthroat Serpent en trois mots : aride, hirsute, nyctalope

— gulo gulo, le 19 mars 2014 (1124 lectures)

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FAILURE - Golden

FAILURE - Golden : 2004 · [ autoproductions ]

Grunge Noise rock

FAILURE


J'imagine Ken Andrews, autiste comme jamais, casque d'astronaute autour du crâne, à se balancer nerveusement d'avant en arrière en minaudant ces chansons-bulles extraites de démos 4-pistes. C'est comme écouter Magnified ou Fantastic planet à qui on aurait retiré la magnificence et le massif des arrangements stellaires : Andrews en est seulement, à l'époque, au stade de les rêver, sans pouvoir atteindre une once de la beauté fantasmée. N'apparaissent alors que les trognons rongés de ces grandes œuvres potentielles, maigres et sinueux, ce qui ne fait qu'en renforcer l'aspect glauque et intimiste.

Un manque matériel qui se ressent dans l'absence d'explosions des compositions, toujours tristement à traînasser les pattes au ras du sol, la moue ramassée d'adolescent, un son bien épais et rugueux mais un rythme global paresseux. Tellement que certains titres sonnent comme si un groupe de noise voulait jouer du doom sans en connaître vraiment les codes, et ne faisaient que forcer le côté blasé - trop lésé par les affres de la vie plus jeune, pour se sentir touché par quoi que ce soit maintenant - ne finissant qu'en vieux grunge éteint, mais presque trop talentueux dans la composition pour rentrer, une fois de plus, dans les cases du genre.

Cela ressort en traître çà et là, quand on s'en veut de n'avoir pu écrire soi-même les trois accords de Shrine allègrement torturés de larsens, ou par exemple sur le couplet de Lucky shoreline, d'une finesse sublime qui ne peut qu'émouvoir au beau milieu de toutes ces harmonies irréelles et déstabilisantes, plus basses que le simple triste (puisque tout ici penche vers la descente). Et la basse est toujours au premier plan, sans la force de creuser le sol, simplement en guide, phare à ombres, pour mener le groupe vers son trou noir de Terre promise.

Notons que le court documentaire qui accompagne cette compilation n'a pas d'intérêt véritable : on y voit Ken et Greg grattouiller leurs guitares à la maison, quelques extraits de concerts, deux ou trois commentaires et hop, fini. Pour les die hard fans ? Bof, j'en suis et je ne me vois pas le re-regarder un jour...par contre, me passer du disque, c'est une autre histoire.

Golden en trois mots : brumeux, insidieux, amer

— EyeLovya, le 19 mars 2014 (763 lectures)

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DEVIL - Time to Repent

DEVIL - Time to Repent : 2011 · Soulseller

Traditional doom

DEVIL


L'autre jour je me plaignais qu'on chroniquait trop de disques avec des macchabes, des zombies ou des squelettes sur la jaquette, et nettement pas assez avec des nanas poil et des beaux nibards. Alors premirement z'avez vu un peu ? Que non seulement je nous dgotte un truc avec une bonne pp pulpeuse mais en plus super occulte avec un bouc et une police fumeuse manuscrite seventies faire crever de jalousie Blue Cheer ? Et deuximement z'avez vu qu'en plus ils s'appellent Devil ? Wow, exactement. Par contre pour la suite va falloir assumer la srie interminable de clichs qui va avec, forcment : trad doom sabbath/pentagram peine plus heavy et NWOBHM que la moyenne. Peut-tre une voix un peu plus eucalyptus/fin de bronchite que d'habitude (ou alors c'est l'alcoolisme). Sinon vous pouvez circuler, on passe autre chose.

Time to Repent en trois mots : quelle, jaquette, chanm

— Rocky Turquoise, le 17 mars 2014 (673 lectures)

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NIGHTSTALKER - Dead Rock Commandos

NIGHTSTALKER - Dead Rock Commandos : 2012 · Small Stone

Traditional doom Stoner

NIGHTSTALKER


Oh dbut, je me suis dis, oh merde, du sous-Count Raven. Et aprs je me suis dis, oh merde, du sous-Monster Magnet. Et encore aprs, pour couronner le tout, j'ai vu qu'on avait dj un album de Nightstalker chroniqu, avec en plus un professionnalisme bien plus louable que ce qui se dessine d'ores et dj ici. Donc sans avoir cout les prcdents, je pense que je peux quand mme me permettre, au vu de ce que j'en ai lu, que a n'a probablement pas du voluer des masses, et que c'est relativement gentillet, a passe tout seul, sans raflures. C'est un peu dommage par contre d'avoir un disque dans le genre sorti en 2012 et qui ne bnficie pas d'une production un peu plus puissante. Bon, a reste largement dans les standards, mais quand je compare avec la collection de disques grecs que j'ai du m'enquiller ces derniers temps et qui se pavanaient tous d'une production colossale, c'est un peu dommage. Bon, aprs, j'imagine bien qu'on peut srement pas reprocher au groupe de pas avoir eu les pptes mettre dans du meilleur matos ou un meilleur studio, je suis pas con ce point. Et puis je suis quand mme convaincu que du coup a doit pouvoir faire son petit effet sur scne sans problme.

Dead Rock Commandos en trois mots : gentillet, passe-partout, assur

— Rocky Turquoise, le 17 mars 2014 (730 lectures)

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ICE DRAGON - The Sorrowful Sun

ICE DRAGON - The Sorrowful Sun : 2011 · [ autoproductions ]

Traditional doom Psyché

ICE DRAGON


La preuve s'il en fallait encore, des surnaturels facults mimtiques de l'Ice Dragon. Lorsque plutt que du Electic Wizard ils font carrment du Black Sabbath - si, il y a une diffrence, mme avec une texture sonore qui penche fortement du ct des seconds - a n'est pas loin de produire chez votre serviteur trs exactement le mme effet que l'original : l'emmerdement incoercible. Pas loin, car a reste Ice Dragon qui joue, et donc 'a forcment l'air mis en bouteille dans quelque cellule des Mtores, ou une grotte au Kurdistan.

The Sorrowful Sun en trois mots : poussireux, contemplatif, rsistible

— gulo gulo, le 17 mars 2014 (830 lectures)

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CORRECTIONS HOUSE - Last City Zero

CORRECTIONS HOUSE - Last City Zero : 2013 · Neurot

Post hardcore Industriel Folk

CORRECTIONS HOUSE


Non pas que l'argument dream-team soit systmatiquement synonyme de disqualification - encore que - Corrections House a pourtant tout du blockbuster passablement loup, et ce malgr une identit graphique plutt bien lche (il faut bien lui trouver une qualit) : savoir la vulgarit ostentatoire d'A Sun That Never Sets pass dans un vieux filtre EBM analogique - carrment altmdisch pour le coup - et quelques spoken words power-lectroniques pour le moins anecdotiques ; une soupe mtallurgique - pour la nommer sans autre dtour - allant jusqu' flirter avec l'irrparable lors d'un Run Through The Night - voyez seulement comme j'esquive le titre ponyme - recycl d'on ne sait quelle chute nofolk d'un possible neurominskband bout de souffle. Un pplum, s'il en est, aux allures de cavalcade dominicale sous la pluie, avec des punks chiens et Scott Kelly la tte du cortge, tte baisse ; et comme on le comprend.

Last City Zero en trois mots : beau, ptard, mouill

— Krokodil, le 17 mars 2014 (1132 lectures)

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MAN IS THE BASTARD - Sum of the Men

MAN IS THE BASTARD - Sum of the Men "the Brutality Continues..." : 1991 · Vermiform Records

Sludgecore Noise Crust

MAN IS THE BASTARD


Bien videmment, les californiens de Charred Remains, mieux connus sous le doux nom de Man Is The Bastard, dont la rputation de pionniers de la powerviolence les prcde rien qu'un peu - normal, cela dit - sont avant toute chose pionniers d'un autre genre bien nous, ici sur Slow End, et pas le moins inoffensif, vous imaginez bien : le sludge (...) vous savez, ce truc indsirable qu'ils appelaient autrefois "pissed-off dirgecore", je crois. C'est que dans cette salet dcadente et forcene de Sum Of The Men, on retrouve dj les caractristiques qui feront largement honneur nos biens-aims Dystopia et Sloth, notamment : le primitivisme poussif, le rythme dangereusement bancal - quel batteur admirable, sincrement, on croirait entendre le paternel de celui qui officie chez Admiral Angry, en moins fin et en plus thug - l'absentisme guitaristique, quelques variations thyliques maladroites et disproportionnes, et surtout, SURTOUT : la basse, enfin le duo de basses, compltement ankyloses par des overdrives qui rivalisent d'impuissance et de fainantise. Mais le sludge de Man Is The Bastard n'en reste videmment pas l, le tout est soigneusement saupoudr d'insupportables parasites harsh noise et autres bidouillages power electro, qui feront peut-tre plaisir aux aficionados de Throbbing Gristle - du moins ceux qui comme moi aspirent penser que punk et noise sont comme les deux doigts d'une main deux doigts. Sum Of The Men reste un de ces rares disques/manifestes la base de ces petites choses que l'on apprcie tant aujourd'hui, toujours teigneux comme pas deux, poisseux galement, et visionnaire. Stuntman is the bastard, mes amis.

Sum of the Men "the Brutality Continues..." en trois mots : puisant, rvoltant, difiant

— Krokodil, le 17 mars 2014 (875 lectures)

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MOURNING BELOVETH - A Disease For The Ages

MOURNING BELOVETH - A Disease For The Ages : 2008 · Grau

Doom death

MOURNING BELOVETH


Toujours aussi noir, toujours aussi monolithique et dsenchant, le doom death metal de Mourning Beloveth ne semble prsenter que peu de variations au fil des albums. Et ce A Disease For The Ages ne change pas vraiment la donne, notamment dans ce parti pris plus mtallique poursuivi depuis la prcdente ralisation. Sorti trois annes aprs A Murderous Circus, ce quatrime album des irlandais offrent invariablement les mmes ingrdients: de longues complaintes noires, avec rarement de variations de tempi, avec toujours ces riffs patauds mais efficaces, ces harmonies de guitares avec ce qu'il faut de mlancolie et de retenue pour toucher l'auditeur et les bons growls de Darren Moore. Sauf que le quintet a tout de mme corrig certains faux pas, ou en tout cas retenue la leon du prcdent effort, et ne s'parpille plus en longueurs inutiles: l'efficacit, si je puis dire pour ce groupe et ce genre, a t retenu mme si c'est au dtriment d'une certaine audace dans l'criture des morceaux. L'on regrettera ce titre l'absence de passages plus intimistes aux sons clairs qui avaient t une bonne ide prcdemment, mais par contre, on retrouve un peu plus prsent le chant clair de Frank Brennan, mme si ce dernier surprend par ses intonations bien plus haut perches qu'auparavant. Qu' cela ne tienne, c'est un lve appliqu qui nous propose ici cinq titres, alternant le bon, comme c'est le cas sur l'introductif The Sickness mais aussi Primeval Rush, et le plus convenu comme sur The Burning Man et Poison Beyond All. Evidemment, les dus du prcdent opus y trouveront leur compte, mais sans doute qu'une moindre monotonie aurait t des plus apprciable pour en faire un trs bon album et non une ligne de plus dans une discographie.

A Disease For The Ages en trois mots : rude, pre, scolaire

— Derelictus, le 17 mars 2014 (832 lectures)

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THE SHRINE - Bless Off

THE SHRINE - Bless Off : 2014 · Tee Pee

Traditional doom Stoner Heavy metal

THE SHRINE


Rigolez pas, dans les annes 80s aussi on savait faire dans la jaquette heavy metal qui tue. Que ce soit avec des montagnes piques et des types monts sur chevaux disproportionns, que ce soit des permanentes fauves et du rose partout, ou surtout mes prfres : que ce soit les NWOBHM dessines au Crayola par un gamin du 8 ans et avec des couleurs flashy qui niquent les yeux. Rigolez pas non plus quand vous verrez que ce disque est sorti en 2014, et qu'il apporte la preuve vivante que y'a encore des ringards pour perptuer la pire tradition du lot. Franchement, il m'arrive dj de me demander parfois quelle case il me manque pour trouver cool qu'on puisse s'acharner de la sorte dans le clich des pochettes metal toutes moches avec leurs tons obscurs moisis et puis leurs paysages norvgiens incrusts de polices en feu et tout, mais alors l, ils ont vraiment fait fort ces cons : a fait sacrment plaisir de dcouvrir que y'a encore des ringards pour aller taper dans une niche aussi obscure avec une si sainte dcomplexion. Bon je continuerais bien parler de jaquettes encore cinq ou six chroniques d'affile, mais in fine vous avez peut-tre envie de savoir aussi un peu plus srieusement quoi vous en tenir sur le contenu aussi. Dont acte : combien ma foi je les attendais tout autant, et parce que c'est l que se montre le vritable coup de gnie. The Shrine ils assument non seulement leurs jaquettes, mais en plus le fait de faire de la NWOBHM pour skaters californiens, rien de moins. Faut voir ces andouilles en train de slider le bton de piscines vides en vestes patches et toutes casquettes l'envers, c'est juste magnifique. Et quand musicalement en plus le n'importe quoi est tout aussi assum, avec des riffs bien heavy metal, des solos enlevs, une rythmique galopante vintagissime, ou des refrains et une efficacit totalement inacceptable de nature renvoyer dfinitivement Fu Manchu dans ses casiers, j'ai qu'un mot dire : chapeau.

Bless Off en trois mots : improbable, nwobhm, adolescent

— Rocky Turquoise, le 17 mars 2014 (797 lectures)

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REMEMBRANCE - Frail Visions

REMEMBRANCE - Frail Visions : 2005 · Total Rust

Funeral doom

REMEMBRANCE


Remembrance ont plusieurs atouts : - dj ils sont franais. C'est pas une finalit en soi, c'est sr, mais a m'attire depuis quelques annes une immdiate sympathie. Je me demande d'ailleurs comment a se fait qu'une dizaine d'annes plus tt, sur le web franais on tait relativement mauvais public avec les groupes francophones, et qu'aujourd'hui la tendance semble s'tre plutt inverse. Mais peut-tre que je me trompe ? - deuxime ils font du funeral doom, ce qui attire toujours un deuxime capital sympathie : c'est quand mme pas le style le plus la mode du genre, et on a toujours l'impression en tombant sur un disque d'assister une louable tentative de le faire survivre au milieu des gargantuesques rockstars du doom death qui en phagocytent petit petit toutes les qualits intrinsques - troisimement ils sont deux - aujourd'hui trois - ce qui veut dire que c'est pas un nime one-man band : me concernant caractristique toujours rdhibitoire pour un groupe doom. Je veux bien qu'on soit pas l pour faire la teuf soixante faon Slipknot non plus mais bon, imaginer tout l'inverse un multi-instrumentiste qui enregistre des instrus devant son PC j'ai toujours eu du mal trouver a excitant - dernirement ils font du funeral la Shape of Despair. Et a c'est carrment chouette. En tout cas pour ce qui me concerne. Peut-tre que y'en a que a va repousser tout l'inverse. Mais moi je suis quand mme bien content qu'on tape pour une fois ni dans le sous-Skepticism de fond de fosse commune, ni dans l'Esoteric 2 en vitrail import, ni dans les deux rfrences et demi du style qu'on pourrait tenter d'voquer et qui arriveraient encore se retenir de faire du sous-Evoken. Et en piloque Frail Visions est un disque plutt sympa. Avec une prod qui a pas de quoi renverser une tombe, mais qui a un bon petit cachet brut fort agrable. Des compos qui certes tournent parfois un peu en rond, mais ne sont pas dnues d'inspiration pour autant. Moi je dis cool.

Frail Visions en trois mots : brut, languissant, survivant

— Rocky Turquoise, le 17 mars 2014 (654 lectures)

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MARS RED SKY - Stranded in Arcadia

MARS RED SKY - Stranded in Arcadia : 2014 · Listenable

Traditional doom Psyché Space Rock

MARS RED SKY


Je le sentais plein nez, qu'ils nous feraient un coup pareil. Que les quelques approximations et longueurs du 2011 s'effaceraient automatiquement devant la maestria ncessairement acquise par les musiciens entre temps. Et que du coup, le hardpsych de nos bons camarades s'engrosse des quelques kilos telluriques qui voqueront parfois presque un Sons of Otis, voire mme un Wounded Kings premire gnration mais que les fixs auraient emmen voyager du ct lumineux de l'espace, ce qui convient le rendre proprement jubilatoire. J'en veux pour preuve ces riffs qui babillent et s'crient de plus en plus absurdement les langages d'outre-cosmos. Et puis cette voix qui se fait de plus en plus fminine, sixties, et tendresse concupiscente, et qui se prend assumer les plans chorus mlancoliques d'un Truckfighters qui chercheraient la porte de sortie vers les toiles. Y'a plus qu' esprer maintenant qu'ils trouvent encore suffisamment de fascination contempler dans les yeux et la barbe d'Hubert Reeves pour oser s'offrir la desert space party bord l'ISS qui leur permettrait une convenable diffusion plantaire.

Stranded in Arcadia en trois mots : stellaire, exo-splologue, serein

— Rocky Turquoise, le 16 mars 2014 (1045 lectures)

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HYPNOTIC DRIVE - The Ride

HYPNOTIC DRIVE - The Ride : 2013 · [ autoproductions ]

Stoner Thrash metal

HYPNOTIC DRIVE


Je sais pas si c'est moi, mais j'ai comme le sentiment qu'avec l'explosion d'internet, des plateformes musicales myspace, bandcamp et autres, et surtout la disparition progressive du support K7, on se retrouve avec quantit de groupes qui semblent avoir un rapport d'insulte avec le terme de "dmo". Et du coup on se retrouve avec une quantit affolante d'EPs de qualit plus que douteuse, que les groupes gnrateurs devraient diffuser mon sens avec beaucoup plus de modration, au risque d'en finir honteux dans quelques annes si d'aventure ils devaient sortir un disque de qualit plus correcte. Hypnotic Drive par exemple, groupe parisien form en 2012, auraient peut-tre du mettre moins d'impatience dans la sortie d'un format. Non pas que ce soit inqualifiablement mauvais, mais bon, entre le mix pourri des guitares (ultra satur), les instrus dans l'ensemble pas en place, et puis le sentiment d'-l'arrache complet qui se dgage de l'ensemble, c'et t mon sens raisonnable de se donner le temps de peaufiner un peu avant de se jeter en toute confiance au milieu du ring. a me rappelle un peu le fait divers de ce mec bodybuild qui voulait aller se confronter un gorille et qui a finit l'hosto. Enfin bref, Hypnotic Drive se dfinit comme un groupe de stoner rock couillu. On veut bien leur accorder le ct sympathique du groupe de rock'n'roll amricano-sudois la voix rocailleuse et qui joue 20h30 au bistrot bires du coin un soir de semaine : sympathique le temps de s'en jeter un ou deux. Ok. Peut-tre quatre ou cinq si d'aventure on est fan de thrash old school comme semble l'tre leur guitariste, qui enchane les plans qui rappellent certainement plus des vieilles dmos hard/metal 80s et veste patches que du Kyuss 2014. Contact : http://hypnoticdrive.bandcamp.com/

The Ride en trois mots : brouillon, impatient, ddouan

— Rocky Turquoise, le 16 mars 2014 (681 lectures)

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MOUNT SALEM - Endless

MOUNT SALEM - Endless : 2013 · [ autoproductions ]

Traditional doom Stoner Psyché Hard "70s

MOUNT SALEM


Les groupes de trad chanteuse a commence srieusement me les briser. Et encore, je dois tre le seul dans le coin trouver par exemple Blood Ceremony de plus en plus attachant au fur et mesure que tout le monde les trouve insupportables. Et j'ai aussi coll un bon point The Oath. M'enfin toujours est-il que quand j'coute Mount Salem j'ai presque envie d'aller me chercher sur l'tagre un disque de goa, ft-il lugubrement chiant, histoire de couper court cette envie de m'enfiler un ruisseau de soupe qui ne s'assume pas pour m'en mettre un qui s'assume. Et pourtant ce disque commence plutt bien. En plus il bnficie d'une production faire verdir de jalousie n'importe quel boysband du genre. La chanteuse est pas mauvaise et a justement une voix qui rappelle Blood Ceremony. Le guitariste est pas manchot non plus, loin de l. Le batteur est pas trop mal, et puis dans l'ensemble la volont de faire de l'occulte lolos est plutt louable. Mais ds lors que se mettent poindre, au bout de quelques titres, les premiers signes avant-coureurs d'un inexplicable emmerdement - je pse mes mots, c'est dfinitivement cuit. Mes aeux m'en soient tmoins : compter de Lucid (le troisime titre hein), j'en ai dj les oreilles qui dgueulent d'un style aussi acadmique, entendu, rentendu, et rrrrrrrentendu, aussi vrai certes que c'est pas une excuse, je confirme donc bien ce que jchafaudais : emmerdement inexplicable. Peut-tre qu'avec une oreille un peu plus attentive on constaterait quel point la totalit des riffs, des plans, des vocaux sont scrupuleusement interchangeables et prvisibles comme un pisode de Tintin. M'est d'avis nanmoins que y'a encore autre chose qui colle pas, et c'est malheureusement vraisemblablement l'inspiration. Je vois pas autre chose. Dans l'ensemble on peut au moins lui attribuer un mrite : Mount Salem, le premier groupe de doom occulte qui russit vritablement te faire demander piti.

Endless en trois mots : boulimique, acadmique, interminable

— Rocky Turquoise, le 16 mars 2014 (771 lectures)

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MOUNT SALEM - Endless

MOUNT SALEM - Endless : 2013 · [ autoproductions ]

Traditional doom Stoner Psyché Hard "70s

MOUNT SALEM


Nanmoins en profit-je, puisque justement j'tais en train de finir ma rcoute ce tandis que je rdigeais, pour ajouter que y'a quand mme les morceaux les plus heavy - au sens vnrable du terme - comme Mescaline II ou justement le tout premier, qui sont pas tout fait piqus des vers. Peut-tre qu'il faudrait aller un peu creuser de ce ct l, quitte abandonner sans regret le doom baba-cool qui se veut occulte.

Endless en trois mots : faites, plus, heavy

— Rocky Turquoise, le 16 mars 2014 (771 lectures)

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AARNI - Tohcoth

AARNI - Tohcoth : 2008 · Epidemie records

Freak doom

AARNI


Prends un gros sac de haribos, l'assortiment le plus htroclite. Arrose avec largesse d'essence, parsme de force flocons de ktamine, saupoudre de rondelles de figatelli. Donne-le piocher une classe de CP pendant qu'ils regardent l'intgrale des Il Etait Une Fois l'Homme, sans le son puisqu'un album d'Unholy passe la place. Lis la tracklist de ce disque tous ceux qui rechignent faire la sieste sur leurs deux yeux.

Tohcoth en trois mots : dgueulasse, marshmallow, fluotoxique

— gulo gulo, le 16 mars 2014 (833 lectures)

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THE WANDERING MIDGET - I am the Gate

THE WANDERING MIDGET - I am the Gate : 2007 · Eyes like snow

Traditional doom

THE WANDERING MIDGET


C'est qui que tu prfres, ton papa ou ta maman ? Dans un genre aisment aussi fut, vous pouvez aussi poser la mme avec The Wizar'd et Reverend Bizarre - ou si vous tes carrment motiv, Cathedral et The Gates of Slumber. The Wandering Midget ont, du moins ici, l'exquis discernement de ne donner le moindre indice d'une ventuelle inclination en aucun de ces sens tous autant qu'ils sont, de ne jamais choisir, horreur et indlicatesse, entre riffs rupestres et leads maideniens, entre cris de marquis dfrachi et cris de marquis dfrachi, et se montrer partout chez eux dans leurs mchantes nippes. Puis je dois vous avouer qu'entendre une (presque) vraie chvre ainsi prorer le catchistique "I am the Gate, I am the Key" pour une fois, je ne me l'explique que de loin, mais cela fait un bien fou.

I am the Gate en trois mots : dchirant, hilarant, coupant

— gulo gulo, le 15 mars 2014 (736 lectures)

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MARS RED SKY - Mars Red Sky

MARS RED SKY - Mars Red Sky : 2011 · Emergence

Psyché Hard "70s

MARS RED SKY


Y'a bien un truc dont on ne parle vraiment pas assez sur Slow End, c'est le hardpsych. Ou alors peut-tre qu'on en parle, mais on oublie dans ce cas bien trop souvent d'utiliser l'AOC, qui est mon sens le terme le plus vident qu'on ait eu le gnie d'inventer un jour, en terme d'tiquettes la con. Et quand en plus -alors pardonnez-moi si peut-tre je commence me faire trop vieux et bon public, mais franchement- on peut la coller des cocoricos -merci la France de me permettre soit-dit en passant de faire une pause parmi l'avalanche grecque des derniers temps et avec une fiert tout autre- et que c'est aussi bien foutu que Mars Red Sky, c'est plus que draisonnablement jouasse que j'en ressors. Chez Mars Red Sky, j'aime bien la voix fluette anxyolitique et compltement noye dans les chos -en fait pas tellement compltement, parce qu'on aimerait presque qu'elle le soit plus encore, j'aime bien aussi les leads un peu fuzzy et bigleuses qui dbarquent comme le sucre acide au milieu d'une candy-soucoupe, et puis j'aime surtout cette lourdeur bien rode qui fait qui fait qu'on lui colle presque avec regret cette petite tiquette hard 70s, l on aurait voulu, je vous le disais, en avoir dispo une hardpsych. Alors, le quidam pourra peut-tre encore un peu regretter la rptitivit des riffs et des plans, qui lui donne un ct encore trop peu audacieux parfois, mais mon petit doigt me dit que voil bien un maigre dfaut qui devrait tre corrig sur le nouvel album sortir dans les prochains jours. Gros haut ! Comme on achve toute chronique patriotique honteuse qui se respecte.

Mars Red Sky en trois mots : fuzzy, grondant, marasmeux

— Rocky Turquoise, le 15 mars 2014 (939 lectures)

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FUNGOID STREAM - Prehuman Shapes

FUNGOID STREAM - Prehuman Shapes : 2014 · Furias records

Funeral doom Freak doom

FUNGOID STREAM


Fungoid Stream, c'est un peu une variante du cas Urna. Ils sont tellement htrophones ET htroglottes... qu'en tres de peu de foi que sommes, on ne se retient qu' peine de craindre : le pas de trop vers la civilisation, vers la terre ferme, et que leur tranget aprs tout ne tienne beaucoup (trop) une absence de moyens, ou de familiarit avec ces moyens, ou avec quoi que ce soit qui m'intresse. Lorsque Prehuman Shapes commence se faire connatre, on est donc envahi par cette anxit. tait-ce aussi propre, lisse, net, consistant, la dernire fois ? Sont-ils devenus un bte groupe de bte funeral, un bte ronflement mollasse ? Mais rapidement l'hsitation est trop dlicieuse et interlope pour s'y tromper : ces paysages aquatiques aux lois inconnues, sont-ils d'Ennio Morricone ? Eric Serra ? Vangelis ? Pantheist ? Thergothon ? Raison d'Etre ? Le doute n'est si j'ose dire plus permis : c'est logique, c'est Fungoid Stream (argentins, au fait). Et la lustrale et solennelle puret du son qu'ils se donnent ici ne fait aprs tout que servir la beaut pastorale du propos, la patricienne posie de cette chre vieille chose d'Howard Philip - enlumine cans en lgiaques scnes de la vie des Profonds, avec leurs calmes et bates joies glauques, leurs flaccides abominations couleur d'extase jade et lymphatique, les tranchants chuchottis dans leurs tnbres stridulantes, leurs terrifiantes chorales de patronage, leur rythme cphalopode, leurs requins-scies six cordes... Un monde englouti ? Je t'en foutrai. Un monde qui engloutit.

Prehuman Shapes en trois mots : magntique, lapis-lazuli, exalt

— gulo gulo, le 15 mars 2014 (854 lectures)

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ICE DRAGON - The Burl, the Earth, the Aether

ICE DRAGON - The Burl, the Earth, the Aether : 2010 · [ autoproductions ]

Traditional doom Psyché

ICE DRAGON


Ce que faisait Ice Dragon avant du passer du ct solaire de la fatalit et de, pour prendre tout de suite mon propos cul par-dessus tte, en vrac, laisser Saturne Tentacle ? Comment vous dire : du Electric Wizard mais o tout pourrait arriver ? Si vous vous apprtez penser Secret Chiefs 3, vous tes ct. Ne pas penser non plus aux imprvus du type vu sur Born a Heavy Morning : le chanteur d'Ice Dragon ne manifeste encore pas ici ses prodigieux et versatiles talents de transformiste ; tout au plus sent-on dj un trs rel cousinage avec le citoyen Glen D, derrire la surface ozzienne au demeurant superbe. Non, songez de prfrence la fameuse Forrt, celle de lquilibre, si mal nomme. Nous parlons plutt des plus liquides et surrels merveillements, au milieu des plus ignivomes bacchanales. C'est que a aide srement un peu, de ne pas passer ses journes fumer le chichon. Car Ice Dragon est bien plus enracin dans la poussire paenne du rock antique, que dans le heavy metal comme est l'illustre rfrence. Et que donc il a bien mieux faire, passer ses journes fumer ou manger des choses bien plus magiques et stimulantes, que la paille faire rire. Ou bien aller voir le Vieux de la Montagne avec les congnres pteux du cerveau de Queen Elephantine, ou encore se perdre dans une impossible version, comme qui dirait abandonne aux mites depuis les sixties, de certain disque qui s'entamait sur certain "Are you lost ?".

The Burl, the Earth, the Aether en trois mots : paum, occulte, croul

— gulo gulo, le 14 mars 2014 (884 lectures)

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ICE DRAGON - Tome of the Future Ancients

ICE DRAGON - Tome of the Future Ancients : 2012 · [ autoproductions ]

Traditional doom Psyché

ICE DRAGON


Mme principe ici que pour The Burl, the Earth, the Aether - en... mieux ? plus tnbreux ? fuligineux ? oriental ? ou plus incertainement localis encore, ailleurs ? Des riffs et une faon de dolemment jouer qui semblent emprunts Electric Wizard - mais dfigurs par une incertitude de tous les instants, un tat de voyage permanent, d'horreur merveille, plus lovecraftien que maints, plus ancrs dans leur moderne outrance explicite (l'explicite, quoi de moins lovecraftien au fait ?), jusque dans ce langage somme toute ngrode, si particulirement appropri, et dans ce sens du fantastique dans les rgles de l'art, qui fait de l'album et de son trange dcoupage une sorte de sabbat itinrant en terres ottomanes, obscurment construit cheval sur d'impossibles repres temporels et une gographie branlante qui rappellent davantage des gouffres-mondes la succion avide tels que Beast of Dreams ou The Wall, que n'importe quel rassurant monolithe de metal.

Tome of the Future Ancients en trois mots : cauchemardesque, dfonc, plerin

— gulo gulo, le 14 mars 2014 (850 lectures)

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COLTSBLOOD - Into the Unfathomable Abyss

COLTSBLOOD - Into the Unfathomable Abyss : 2014 · Candlelight

Funeral doom Sludgecore Freak doom

COLTSBLOOD


Vous là, nous voyez-vous venir, moi, mon intransigeance et mon incurable amertume ? Oh, sachez que j'ai suffisamment longtemps cherché un fautif - en vain, vous pensez bien - pour m'en remettre à des causes d'une toute autre nature - incompatibilité astrologique, humeur saisonnière, plénitude-post-industrielle… Du coup, je préfère vous prévenir de suite, ce billet sera très probablement - à vos yeux comme aux miens - injuste et injustifié ; ce qui ne serait pas la première fois, entre nous soit dit. Aussi m'octroierai-je éventuellement le droit de lui apporter un complément si besoin se fait sentir ; à condition que besoin se fasse sentir un jour ; ce qui pour l'instant me laisse dans la plus totale circonspection. Enfin, c'est non sans un certain malaise que je m'apprête à vous causer de ce disque-ci, qui - objectivement - a tout pour m'alpaguer, et qui pourtant me laisse dans une curieuse indifférence. Comment peut-on, avec une pochette d'un tel charisme, un son d'une telle amplitude et un Valhalla Awaits d'un tel calibre, se contenter d'un disque aussi consensuel, pour ne pas dire aussi conventionnel ? Comment peut-on, lorsque le doom s'impose de la sorte - tonitruant, éprouvant et écrasant - s'autoriser des désertions aussi scandaleuses que Blood ou Return To The Lake Of Madness ? Ma foi, persisterai-je à penser que parfois mieux vaut less is more que less is mort - voyez Tombs Of The Blind Drugged, l'absence totale de perspective en fait un gouffre sans issue - ainsi, malgré de très beaux moments d'apnée dans lesdites abysses, difficile de ne pas céder à la frustration. Coltsblood détient une recette digne de ces grands chefs du paléolithique, sauront-ils simplement réprimer ces pulsions de photosynthèse ? Sauront-ils se contenter de ce primitivisme qui fait d'eux des cloportes de toute noblesse : la malignité d'un doom parfaitement dépourvu de conscience, juste le doom et sa langoureuse putrescence.

Into the Unfathomable Abyss en trois mots : dispers, dsaronn, dsol

— Krokodil, le 14 mars 2014 (875 lectures)

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FUNERAL - From These Wounds

FUNERAL - From These Wounds : 2006 · Tabu recordings

Traditional doom Gothique Folk

FUNERAL


Le problme de Funeral, au-del du culte qu'on veut bien leur accorder pour tout la fois leurs borborygmes antdiluviens et leur poisse assez inconcevable de musiciens qui quittent le groupe les deux pieds devant (et de deux, l'anne de sortie de ce disque), c'est que leurs changements de style sont au final si frquents qu'on finit par avoir du mal leur dfinir une identit. Et l dessus, si on retrouve sur From These Wounds dans les grandes lignes le got du groupe pour les riffs efficaces et quasi mid-tempo qu'ils avaient dj assum sur In the Fields, on a malgr tout un peu de mal retrouver ses billes. Par exemple j'ai du mal, moi, le cerner, pourtant l'ai-je carrment ador sa sortie ce disque (en tout cas c'est le souvenir que j'en ai), mais la rcoute froid lui reproche bien plus aisment son songwriting un peu bateau qui peut voquer la priode la plus guitare de Paradise Lost, son chant mivre -sans dramatiser non plus- carrment faiblard, et puis l'overdose d'arrangements folk, gothic metal - genre un peu Moonspell doom - ou symphoniques ce que tu veux, et ce malgr la puissance et la lourdeur assez originale dans ce style doom metal FM post-prmonitoire de Swallow the Sun et de tout un tas d'autres trucs dont on ne fait pas trs bonne presse dans les parages. Et c'est a qui est un peu con, car en sortant un disque de Funeral, on toujours a un peu l'impression de suivre une srie dont les personnages et les acteurs changent tous les trois pisodes, et qui se pare d'allures de divertissement familial inoffensif faon Doctor Who ou Sherlock : trs bien foutu et irrprochable en soi, mais regret trop foncirement indolore pour s'y laisser aller d'une quelconque passion motionnelle avec les annes.

From These Wounds en trois mots : BBC, alangui, prsentable

— Rocky Turquoise, le 13 mars 2014 (824 lectures)

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ALL THEM WITCHES - Our Mother Electricity

ALL THEM WITCHES - Our Mother Electricity : 2012 · Elektrohasch

Stoner Psyché Blues rock

ALL THEM WITCHES


Ne vous fiez pas cette rdhibitoire pochette, All Them Witches est un groupe qui a du style, anim par des bons musiciens qui sont de manchots l'antithse, et qui semblent cultiver une passion secrte pour le blues psychdlique l o tous les autres se gargarisent plutt au gros hard qui tche. Et comme ils sont jeunes c'est toute fracheur intacte que a s'enquille, forcment, et on se demande presque comment c'est possible qu'un tel savant mlange d'Hendrix/Lynyrd soit pas scandinave, tellement que c'est la classe.

Our Mother Electricity en trois mots : parfait, chaleureux, vintage

— Rocky Turquoise, le 13 mars 2014 (949 lectures)

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BIRDS OF PREY - Weight of the Wound

BIRDS OF PREY - Weight of the Wound : 2006 · Relapse Records

Sludgecore Death metal

BIRDS OF PREY


Je vous jure, des fois, on saurait se comporter en professionnel, a viterait d'en dire des plus grosses que vous... Mais, h ! on s'amuserait aussi un peu moins dans la vie. Euss-je rcout la discographie de Birds of Prey avant de bafouiller un truc sur Sulfur & Semen - et surtout me fuss-je r-inflig un rien de Beaten Back to Pure... Non, Weight of the Wound n'est pas du Beaten Back to Pure. Parce que Beaten Back to Pure, c'est vraiment nul. Que The Hellpreacher n'est pas si attendrissant que je voulais me le rappeler, dans sa laideur aberrante. Et que Weight of the Wound est, lui, pas mal du tout. Dans le genre, pour prouver que le doom death n'est pas le seul grodeath avoir droit de cit vers chez nous, et tre prt le dfendre avec une humeur de mauvais coucheur parfaitement fondante. Dans le genre, aussi, qui tranche une bonne fois l'ternelle rdeuse de question : Ben Hogg, oui, ou non ? Oui.

Weight of the Wound en trois mots : boueux, maussade, longuet

— gulo gulo, le 13 mars 2014 (1118 lectures)

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BLACK LABEL SOCIETY - Order of the Black

BLACK LABEL SOCIETY - Order of the Black : 2010 · E1

Stoner Heavy metal Southern rock

BLACK LABEL SOCIETY


Le patron et Herbert l'ont dit : pour la trois-centime, fais-toi plaisir. Mais putain, Zakk Wylde, quoi ! Et pourtant... La musique a beau tre virile comme du Corrosion of Conformity jou par les frres Darell, soit pas tout fait votre version euclidienne de Down, les guitares riger des calandres tout chrome plutt que des riffs, les solos tre en 3D ptillantorama, la voix tre un croisement anabolis de Philip Anselmo et Ozzy O. - quoiqu'elle n'en oublie pas pour autant, contrairement au dit boxeur sur le retour, sa part fminine, sa part W. Axl Rose - d'accord, c'est plus facile avaler si l'on a admis l'appartenance d'Anastacia au genre fminin... En dpit de tout ce que vous pourrez rpartir, Order of the Black possde la mtalhurlance de Badmotorfinger, la vulgarit triomphale et luisante de testostrone de tout ce que Down a de bon mais en plus cuir, voire jusqu' titiller dans un pet dbonnaire la noblesse sudiste d'In the Arms of God, avec la lubricit d'un Alice in Chains pass la livraison de coke par bennes pleines, et ZZ Top avec, la pompe narquoise de Guns'n'Roses avec le pathos curant d'Osbourne, les grimaces de citrouille d'un Black Sabbath manqu au botox jusqu' en prendre des airs de dmence heavy au niveau du Passion d'Anaal Nathrakh ou d'un Soilent Green dguis en compile de slows routiers. Le hard rock porte ici haut et vigoureux son nom, le fait claquer comme un tendard. Alors pour sr, ne serait-ce qu'couter un morceau de cet album, c'est mal, quand il fait penser Earthride ce serait interprt par un Vincent Gasoil tout lustr, cette musique n'est rien d'autre que de la country pargne de la poussire par la hauteur - celle de la cabine du semi-remorque qui est le meilleur ami de son auditeur, et le plaisir ventuel caus l'entendre ne sera gratifiant ni pour l'esthtisme ni pour l'organisme, on en ressortira le cerveau aussi affut que d'une bonne paire d'heures pousser de la fonte... C'est le mle mais c'est bon ; bon comme un sirloin steak caramlis au bourbon ; bon comme couter "One in a Million" aprs douze ans d'abstinence (chair de poule assure) ; bon comme une malbac ; bon comme s'octroyer un petit moment de qualit suprieure, affal ou bien camp pourvu que les guiboles soit bien cartes, en se faisant cette faveur de se bien remettre les couilles en place, d'une main la tranance certainement pas coupable. Parce que, certains de nos lecteurs nous l'ont prouv tout au long de notre histoire, s'adonner aux musiques sabbathiques est tout sauf antinomique avec une virilit particulirement bien garnie. Tant qu'il y aura des hommes, tant qu'il y aura du doom... Il y aura des Zakk Wylde.

Order of the Black en trois mots : poigne, d', amour

— gulo gulo, le 13 mars 2014 (780 lectures)

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LUCKY FUNERAL - Find Your Soul in Beautiful Lunatics

LUCKY FUNERAL - Find Your Soul in Beautiful Lunatics : 2013 · Lychnopolis Records

Stoner Post hardcore Grunge Progressif Southern rock

LUCKY FUNERAL


Lucky Funeral, c'est un groupe qui aime se compliquer la vie. Ils auraient pu faire simple. Ils avaient les moyens de faire simple, avec leur chanteur au coffre relativement puissant et au registre large tout autant, et leurs musiciens qui matrisent comme pas deux, et inventifs avec a. Mais ils ont choisi de faire compliqu, et du coup leur rock'n'roll (permettez qu'on l'appelle comme a) virevolte dans tous les sens et se vire prog quand il veut voquer les Truckfighters, ou se fait toughu (a se prononce comme tofu, oui) a et l pour rappeler des trucs comme Akimbo, ou alors Taint, ou peut-tre Clutch si toutefois j'avais la moindre ide de ce quoi a ressemble, et puis des fois accroche mme le petit ct fou-fou efficace d'un Melvins mais qui auraient sorti un disque qui soit pas chiant (oui ils s'en prennent plein la gueule eux en ce moment, je sais pas pourquoi). D'un got relativement assur dans le rock'n'roll poilu, avec tout ce qu'il faut d'aventureux pour pas qu'on s'emmerde ds la deuxime coute - condition bien sr de pas dj s'emmerder la premire. Sans doute titre tout fait personnel le genre de disque que je pourrais pas encadrer plus de trois minutes en temps normal, mais bon ils sont Grecs, et en ce moment, je me sens trs ouvert toutes les bonnes ondes qu'ont dcid de m'envoyer les Grecs.

Find Your Soul in Beautiful Lunatics en trois mots : bordlique, efficace, os

— Rocky Turquoise, le 12 mars 2014 (726 lectures)

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GODFLESH - Pure

GODFLESH - Pure : 1992 · Earache records

Industriel

GODFLESH


Oh que non, vous n'tes pas encore arrivs au bout de vos peines ! Alors que Justin & Partners, eux, ont tout juste achev d'achever le monde, les voil qui savourent dsormais l'air incandescent des cits sinistres laisses derrire leur passage ; non sans un lger spleen post-nuclaire, pour tout vous dire. Ainsi, avec l'illustre disque que voil en guise de trne, le bien-nomm Pure, dont le nom n'est que la suite logique d'un nettoyage de rue fait dans les rgles de l'art, Godflesh, en jeune souverain prodigieux et hyginiste, est enfin prt pour le reboot gnral, et par extension pour une nouvelle sanction. Cela dit et maintenant que nous y sommes, il y a bien des choses que nos hommes avaient gracieusement omis de nous signaler jusque l. En l'occurrence, si Godflesh est depuis le dbut l'une des plus minentes manifestations cyber-punk, il est galement devenu le prince des quartiers indsirables, des bas-fonds et de ses populations rampantes ; y'a qu' se fier ces (humiliants)(et groovants) beats funk - voire crunk, n'ayons pas peur des mots - pour s'en convaincre et se laisser tenter par l'acquisition d'un nouveau ghettoblaster, et nous d'ajouter que a y est : Broadrick peut arborer sereinement son hoodie et ses chaines de trononneuse en or rose, car Godflesh est pimp comme jamais. Par ailleurs, nous les savions aptes fabriquer du titre hyper-obsdant, mais nous ne les savions pas capables de fabriquer une machine tubes de cette trempe - et "tube" au sens double de la chose : la fois hit qui rend fou et cylindre en acier galvanis qui fracasse les rotules - traduction : Pure est un vritable greatest hits - bon, un parmi d'autres, certes - et il vient poliment bousculer d'un coup d'paule ses voisins turbulents, les Pretty Hate Machine, les Experience, et je vous passerai volontiers les dtails. Pure, un vrai disque du ghetto, oui et pas n'importe lequel, un ghetto d'o dbarqueront Dlek, Kill The Thrill, et Tyler Durden, il me semble. Faites passer le message.

Pure en trois mots : post-nuke, abrasif, lancinant

— Krokodil, le 12 mars 2014 (1109 lectures)

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CHARGER - The Foul Year of Our Lord

CHARGER - The Foul Year of Our Lord : 2000 · Undergroove

Sludgecore Grind

CHARGER


A ct de Confessions of a Man, tout vous a l'air carr et raisonnable. Mme un autre Charger. Ce qu'il est bien aussi un peu, aprs tout, tant un disque de sludge anglais typique tel que Charger l'a en grande partie dfini - soit une manire de stoner excessivement carr et vindicatif, agac par les envies hardcore de types pour qui Napalm Death sont les patrons du hardcore. Du coup, forcment, ce n'est pas tout fait normal et raisonnable non plus. Une ultra-violence psychopathe gratuite, sardonique et proltaire, hante cet album d'une prsence mal reprable mais quasi certaine, dans la ruelle ; elle remplace ma foi fort bien l'abominable masochisme de Confessions ; elle rend en tout tat de cause le disque incomparablement plus violent que la majorit des machins de sludge amricains confits dans leur graillons et leur sirop du Tennessee... Et ce, sans mme tenir compte de "Violent Summer", o, pour le coup, on touche directement au lgendaire, avec sur la forme pas grand chose en sus de ce qui fait l'ordinaire d'un morceau de Charger, mais allez savoir pourquoi, la prsence de Mitch Harris semble juste porter leur sadisme un point de combustion que je laisse ceux qui d'aventure ne le connatraient pas la chance de dcouvrir sans plus de description, d'ailleurs "Violent Summer" ne se dcrit pas, il se boit la paille. C'est au point que des annes durant je n'ai rien retenu d'autre du disque, tant la chose obnubile et disloque la mchoire - alors qu'il y a tant, c'est peu de le dire, de gnrosit dans les autres sances d'amour vache autour de lui... A ct de "Violent Summer", tout vous a l'air carr et raisonnable, ce qu'il est bien aussi un peu, mais pas tout fait, quoiqu'il ait un boulot et tout, mais a n'empchera pas le disque de vous mettre une racle, extravagante et explicite. Sous ses dehors ouvriers, ce groupe n'tait dfinitivement pas normal.

The Foul Year of Our Lord en trois mots : malfaisant, pervers, goguenard

— gulo gulo, le 11 mars 2014 (806 lectures)

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SAINT VITUS - Saint Vitus

SAINT VITUS - Saint Vitus : 1984 · SST

Traditional doom

SAINT VITUS


Saint Vitus, un nom qui est dsormais canonis pour tout doomster de la plante qui se respecte, au mme rang que nos pres tous, Black Sabbath, dont ils tirent leur patronyme d'un de leur titre. Form en mille neuf cent soixante dix huit, le groupe se fera difficilement un nom au sein d'une scne alors tourne vers le thrash metal naissant et la scne hardcore. Il est d'ailleurs assez surprenant de retrouver ce groupe sign sur le label du guitariste de Black Flag, avec qui ils ont tourn, et qui sortit ce premier album ponyme durant l'hiver mille neuf cent quatre vingt quatre. Il faut dire qu' une poque o tout le monde jouait plus vite que son voisin ou se devait d'tre plus violent que celui d'en face, Saint Vitus avait de quoi passer pour un ovni musical, avec en plus,des musiciens qui avaient l'air de dbarquer d'une autre dcennie. Le quatuor jouait plus lentement que tout le monde, s'panchait dans des titres plus longs et tortueux, avec une atmosphre bien plus poisseuse que tout ce qui avait pu tre fait auparavant. Certes il y avait bien eu Pentagram et ses formes embryonnaires, mais aussi le My War du patron pour ce qui tait du ct poisseux, mais l, c'tait pouss beaucoup plus loin tant pour ce qui est de la lourdeur que de la lenteur. Ce n'est pas pour rien si Saint Vitus est considr comme l'un des pres fondateurs du doom metal et que ce premier album a donn ce genre ses lettres de noblesse. C'est bien simple, ses cinq titres sont autant de tubes. Entre les plus incisifs Saint Vitus et White / Magic, et les plus torturs comme le rentre-dedans Zombie Hunger et le magistral Burial At Sea. Il contient mon humble avis l'un des meilleurs titres du groupe toute priode confondue avec Psychopath, longue complainte touffante et inquitante, dont les lignes stridentes de guitare ne finiront pas de vous hanter. Dave Chandler distille dj sur cet opus ses riffs gniaux, il n'y a pas d'autres mots vu le panel prsent ici, maltraitant sa six cordes lors de soli plus bruitistes les uns que les autres. Il est paul par une cellule rythmique inbranlable avec d'un ct un Mark Adams qui s'inscrit bien dans cette tradition lance par Geezer Butler et, de l'autre, le regrett Armando Acosta et sa frappe de mule. Les conditions live de cet enregistrement apportent un ct dpouill et on ne peut plus sale l'ensemble, rajoutant ainsi au cachet de cet album. Mais c'est surtout le chant de Scott Reagers qui fait toute la diffrence sur cet album. Plus classique dans son approche par rapport son successeur, il apporte par ses intonations un ct bien plus possd, qui nous rappelle que Saint Vitus est le saint patron des fous, avant de devenir celui du doom metal. Je ne vais pas me faire des amis, mais Reagers reste pour moi le meilleur vocaliste du groupe, sa prestation sur cet album tant magistrale. Pas besoin de s'taler encore plus longuement pour signifier que cet ponyme de Saint Vitus est tout simplement un disque gnial, mme trente ans aprs sa sortie. Il mrite amplement son statut de classique et est une trs belle page dans l'histoire du doom metal, une des premires au mme rang que Psalm 9 de Trouble, mais malheureusement trop ignore.

Saint Vitus en trois mots : culte, possd, inaltrable

— Derelictus, le 11 mars 2014 (1572 lectures)

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CHARGER - Spill your Guts

CHARGER - Spill your Guts : 2007 · Undergroove

Sludgecore Grind

CHARGER


Comment prend-on la suite d'un accs de dmence tel que Confessions of a Man ? Est-on attendu au tournant, quelque chose comme a ? Certes pas avec moi, tout ce que j'attends au tournant dans cette sorte de situation c'est, avec un sourire de ravi de la crche mond de toute anticipation vicieuse du rat, la radieuse rptition de la mme gifle peu ou prou - quand on est con... On a plutt le sentiment diffus qu'eux-mmes s'attendaient au tournant, en dmarrant ainsi, d'entre de jeu, tempo extrme, vocaux extrmes - peut-tre aussi en se mettant une pression supplmentaire : le dpart de Machin, voyez vous... Comme s'il qu'ils tenaient montrer de suite, faon gang, qu'elle ne se relche pas, cette satane pression, qu'on reprend direct la hauteur o on tait prcdemment, faon grosses balloches ricanantes... Avouez, racont comme a, a commence dj prendre discrtement l'air d'un album foir, voire d'un album chiant. Bingo ! C'est pas a du tout. J'ai envie de dire, parce que c'est Charger, et qu'y a pas besoin d'autre raison. Il vous aidera cependant peut-tre comprendre de savoir que, directement aprs cette entame mortellement srieuse et malade, on embraye, peinard et un mollard, sur un sample de Poelvoorde et un morceau de grind de connard ; aprs quoi on enchane au jug, entre sludge extrme de croquemitaine et sludge de rixe - au petit bonheur, comme qui dirait. Parce qu'on ne prend pas la suite de tel ou tel disque, Monsieur ; on s'inscrit dans la trs persuasive discographie d'un groupe de punk anglais dont la personnalit se suffit elle-mme, merci bien. Parce que c'est Charger, donc, et que c'est pas parce que qu'un de leurs disques tait un monument de monstrueusement malade qu'ils vont en faire une maladie ; et que tranquillement enquiller des morceaux qui haussent narquoisement le ton dj horriblement veau et virulent de The Foul Year of our Lord, c'est vous causer bien assez de souci - en plus de vous demander si l'histoire est plutt du style C'est arriv prs de chez vous ou plutt Naked : difficile dire. Ouf, j'ai russi boucler sans baver sur Mistress.

Spill your Guts en trois mots : le, mauvais, esprit

— gulo gulo, le 11 mars 2014 (741 lectures)

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CHARGER - Fuzzbastard

CHARGER - Fuzzbastard : 1999 · Lockjaw records

Sludgecore

CHARGER


Charger au dbut, a ressemblait tout de mme un peu beaucoup un truc de NOLA. Avec un soupon de quelque chose en plus dans la voix, cependant.

Fuzzbastard en trois mots : fanstasm, pais, tangent

— gulo gulo, le 11 mars 2014 (884 lectures)

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CHARGER - Disgust at the Status Quo

CHARGER - Disgust at the Status Quo : 2009 · Future Noise

Sludgecore Crust

CHARGER


Charger, la fin a ressemblait tout de mme plus beaucoup rien. Avec un soupon du reliquat de quelque chose dans la voix, cependant. Un paquet de gitanes mas ?

Disgust at the Status Quo en trois mots : fatigu, crtin, dbraill

— gulo gulo, le 11 mars 2014 (790 lectures)

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HSHCUT - Please Do it Yourself

HSHCUT - Please Do it Yourself : 2013 · Emergence / Mexican Cut / Sieve & Sand / Guru / Dingleberry

Psyché Space Rock

HSHCUT


Hshcut, si on veut un peu cerner sans de trop se faire chier la bite, c'est genre nos Obelyskkh nous. C'est dj pas peu, et c'est encore en-dessous de la vrit, vu que c'est aussi nos Comets on Fire nous, parfaitement. Parce que non seulement jouent-ils, cette fois, cette plus ou moins mme sorte d'indiana jones space doom que les allemands avec la mme sorte d'ahurissante candeur, nergique en dcorner les aurochs qui gambadent dans les nues - mais encore le font-ils avec ce vacarme prodigieux qui est en parfaite adquation avec leur propre dcapance en dmolir les murs, qui donne l'euphorisante impression d'tre en prsence d'une bande de vandales punks dfroqus, et fait bien davantage songer Big Black ou aux juvniles Sonic Youth, qu'aux fastidieux Hawkwind. Quand bien mme les morceaux ici semblent plus figuratifs, les riffs plus narratifs, que sur cette fuse pour nulle part qui leur sert de dmo, c'est finalement presque encore plus terrifiant, de voir ainsi Hshcut et son impensable dchanement prendre pied dans l'atmosphre, sur le plancher des vaches, propuls par cataclysme. Car Hshcut n'a toujours pas vraiment le temps pour les dguisements : trop occup se mettre feu et sang.

Please Do it Yourself en trois mots : avec, le, sourire

— gulo gulo, le 11 mars 2014 (839 lectures)

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WITCHDEN - Consulting the Bones

WITCHDEN - Consulting the Bones : 2012 · Zero Budget records

Stoner Sludgecore

WITCHDEN


Tous les attributs du disque gnrique et interchangeable dans un style cul. Tous ceux, aussi, de celui dont on comprend d'instinct et d'emble qu'il va falloir - et qu'on se fera pas prier - aller y voir plus prs, se laisser titiller et infuser. Le seul ncessaire, vrai dire : la voix, et ce qu'elle peut charrier de sincre passion, de vcu en direct, de feu en un mot. On se penche donc, et on n'est pas du du pari : il y a bien tout ce qu'il faut dans cette chose inflammatoire et sanguinolente au possible, cette bouche de coyote cumante de bave rabique, anesthsie au bain d'eau-de-feu, excde, reinte - pour rvler la gnreuse virulence derrire elle avec laquelle ses petits potes matraquent et laminent cette puisante musique, lui redonnant le got de mordre vraiment, belles dents, s'en ttaniser les mchoires, s'en brouiller la vue - et l'en transporter ailleurs, dans une zone floue de bestialit hallucinatoire, chez ces groupes de hardcore, rares, dont l'extrmisme outrageux confine l'onirisme ; moins qu'elle n'clipse leur plus qu'honnte savoir-faire, aux susdits complices, par ses prodiges qui vous donneraient presque de ces envie de dgainer du "soulful" propos d'un style qui n'en a pas pour ainsi dire l'habitude... Dans tous les cas on est cueilli au foie. Un groupe du calibre, que l'on aura reconnu, des War Pigs, des Okus, des Black Elk, dont l'album a de fortes chances de rester le seul, dans l'ordre des choses - et qui n'en sera qu'encore un peu plus magique et log part dans le cur. D'autant que, je ne vous l'ai pas dit, mais les noms qui rdent en lisire de l'inconscient seraient plutt Charger, Grief, The Jesus Lizard et Soilent Green ; s'il vous plat. Grandiose en toute simplicit.

Consulting the Bones en trois mots : ulcreux, galvanisant, canid

— gulo gulo, le 10 mars 2014 (764 lectures)

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GODFLESH - Godflesh

GODFLESH - Godflesh : 1988 · Swordfish

Industriel

GODFLESH


Celui que l'on redoute la vue mme de sa parure, l'approche de son visage reint et marqu par les symptmes d'un burn-out imminent : Godflesh, premier du nom ; comment l'aborder dignement, sans baisser le regard, surtout lorsque l'on connait le poids de son hritage ? Dire de ce disque qu'il est rfrentiel est bien videmment un euphmisme, il pulvrise de par sa simple incarnation toute concurrence concevable, ceci en l'espace d'une introduction en rafale semi-automatique - d'ailleurs notez ici une premire ineptie : Godflesh n'a jamais eu craindre l'ombre du moindre adversaire - et pour ce qui est du "reste", veuillez bien pardonner ma grossiret, mais employer les termes "rvolutionnaire", "manifeste", "symbolique" sont une fois de plus trop gentillets. Car bien plus que la simple transition du (plus que) menaant Life Is Easy vers le (plus que) dfinitif Streetcleaner (achevant alors le sacro-saint triptyque broadrickien), il reste celui, unique en son genre, laissant chacune de ses nuisibles et indomptables humeurs s'pancher sans complexe aucun : mtallurgie dprave, beat tyrannique, dub des coupe-gorges, noise proltarienne et coldwave des hauts-fourneaux. En toute logique, chaque forme d'anglicisme musical est ici magnifi d'une animosit (punk, vous vous en doutez bien) des plus virulentes, des plus vhmentes ; en vrit des plus stigmatisantes. Il faut dire que Godflesh, plus encore que n'importe quel autre ouvrage (seconde ineptie ?), avec ce son ulcr jusqu' la moelle, avec ce tracklisting d'anthologie (Godhead, Spinebender, que de tartes dans la gueule ; au passage mme conclusion concernant son extension au sein de l'curie Earache : deux nouvelles mandales), est un vritable tournant. Le final de Streetcleaner II en dit long : industrial turns to death, la conscration de l'abattage est toute proche. Devant le gnie de ce grand hooligan rachitique, bouff par la viscosit de son environnement, comment ne pas se contorsionner d'admiration ; et de douleur ; surtout de douleur ?

Godflesh en trois mots : ttanique, intime, inaltrable

— Krokodil, le 10 mars 2014 (872 lectures)

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AXEHANDLE - Axehandle

AXEHANDLE - Axehandle : 2004 · Small Stone

Psyché Hard "70s Southern rock

AXEHANDLE


Qui dira un jour les grces qu'il faut rendre Metal Archives ? Puisqu'il semblerait ores que ce doive tre moi, on souffrira que j'en profite pour dclarer un peu tardivement mon amour sincre ce brave agricole d'Erik Larson ; une rapide offrande de son nom manger au moteur de la susdite base de donnes expliquera rapidement et impeccablement pour quelles rjouissantes raisons... Axehandle est, pour mon humble part, sa participation dont j'ai le moins entendu parler, jusqu'au rcent clic dsuvr qu'on devine au prsent rcit. Et pas loin de sa toute meilleure, oserais-je presque dire, si je ne craignais qu'aussitt le bourreau des pistes de danse en moi ne se mt pousser ses plus haut cris, ceux o l'on ne distingue que cet affreux cri de "Hail!Hornet". L'unique et modeste disque d'Axehandle, avec ses dehors d'ersatz grindisant de Beaten Back to Pure, commence trs modestement comme un genre de version arcadienne du Earthride d'avant l'ascension divine - ou disons, et tout aussi bien, d'une alternative celui d'aprs icelle, enrichie tant en protines thrashies qu'en glucides psych. Avant de se poursuivre trs benotement en une srnade, trangement lgante et distraite dans ses chromes irrprochables, de rock sudiste, toujours discrtement releve d'un trait d'acide lgiaque ; puis de revenir, tandis que s'approche sa fin, jouer avec la cl de contact du tracteur, rappeler qu'on est ici l'hte d'un Bird of Prey - mais sans jamais vraiment parvenir s'extraire du doux bouillonnement o baigne tout de ce disque, tant les batteries, de fbrile euphorie, que les guitares, de caramlisation. Et de s'avrer dcidment le trs crdible cousin du Something Wicked invoqu plus haut, tellement Axehandle prsente toutes les qualits d'un trs capiteux et bon copain album de gentleman motard mangeur d'opium.

Axehandle en trois mots : nutritif, raide, dbonnaire

— gulo gulo, le 09 mars 2014 (709 lectures)

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MOURNING BELOVETH - A Murderous Circus

MOURNING BELOVETH - A Murderous Circus : 2005 · Grau

Doom death

MOURNING BELOVETH


Un camaeux de gris, une longue complainte automnale, une absorption dans le nant: bien des choses nous traversent l'esprit l'coute de ce A Murderous Circus, mais c'est surtout une certaine dception qui prdomine. Le quintet de Kildare s'appuie sur un savoir faire bien mis en exergue sur ses deux premiers albums, dont The Sullen Sulcus qui l'avait propuls comme nouveau chouchou de la scne. Mais cet album n'est pas un The Sullen Sulcus bis. Les irlandais ont choisi un parti pris bien plus mtallique sur cet album, qui se veut plus dur et froid et moins cantilne dsole comme auparavant. Pour autant, ce disque ne transpire pas du tout la joie de vivre, on y ressent une certaine mlancolie et un abandon dans le vide. Les passages en son clair, assez nombreux, sont l'une des nouveauts sur cet album, et sont l'une de ses russites, donnant une touche plus intimiste l'ensemble. Il y a mme de trs bonnes ides sur chaque composition, voire trs bonne l'instar de ce passage en clair avec ces hurlements en fond sur The Crashing Wave, mais malheureusement il y a trop souvent des passages assez boursouffls et ingaux qui tombent comme un cheveu dans son verre de Guinness. Je pense notamment aux passage mid-tempo qui ne mettent rien en valeur, ou bien des choix dans l'criture qui ne sont pas pertinents. Cela me fait bizarre d'crire ceci, mais certains titres auraient gagn en impact en tant un peu plus concis. Mme la quasi absence du chant clair de Frank est regrettable car elle apportait une dualit apprciable. C'est donc un album en demie teinte que nous avait propos Mourning Beloveth avec ce A Murderous Circus, et si un titre comme Nothing (The March of Death) reste le moment fort de l'album, le reste manque cruellement de consistance.

A Murderous Circus en trois mots : gris, ingal, long

— Derelictus, le 07 mars 2014 (804 lectures)

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HANGING GARDEN - Inherit the Eden

HANGING GARDEN - Inherit the Eden : 2007 · Spikefarm

Doom death Funeral doom

HANGING GARDEN


Il n'y a rien dans ce Hanging Garden. Il y a tout dans ce Hanging Garden. Vous choisissez. Parce qu'aussi vrai qu'on peut trs certainement lui reprocher son ct totalement mivre et doom pour les filles comme le souvenir d'une adolescence, avec ses jolies mlodies et ses synths prsomptueux qui se prennent pour des orgues, aussi vrai qu'on ne peut que se prostrer de gne devant le vague brme lointain qui lui sert de chant, on peut aussi -c'est mon cas- trouver exquisement fabuleux la pondaison d'un disque qui se fait une si rare efficacit de ses dfauts, et s'extasier sans rellement comprendre pourquoi de l'efficacit intolrable du machin. Hanging Garden, les Finlandais -c'est parce que c'est toujours bon de le placer pour la couleur d'ensemble, c'est a : de l'inexcusable tout bout de champ, de la caricature en pagaille et du riff plus dterministe qu'un feu rouge, la mdaille d'or du plan -voire du morceau- interchangeable, et ce sentiment de dtestation de soi-mme d'y prendre un tel plaisir, scandalis par sa propre corruptibilit.

Inherit the Eden en trois mots : rptitif, mlancolique, cristallin

— Rocky Turquoise, le 07 mars 2014 (673 lectures)

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BLACK SABBATH - 13

BLACK SABBATH - 13 : 2013 · Vertigo

Traditional doom Stoner Hard "70s

BLACK SABBATH


Et la 2000me d'en revenir toujours au mme point. Quoi de plus logique, finalement, dans nos styles qui se font de la remise au got du jour des monstres du pass une profession de foi, qu'avatar aprs avatar on en se retrouve reparler du Black Sabbath, qui plus est dans sa formation quasi-originelle (Bill Ward except - qui a prfr jeter l'ponge) ? Je ne m'attarderais pas sur les nombreux alas qui ont fait que ce disque a bien failli ne jamais voir le jour sous l'AOC "The True" Black Sabbath - on y passerait la nuit - pour plutt voquer le "wow !" qui s'impose lors des premires coutes de ce disque. Car oui ils y ont mis les formes, pour que 13 se rvrence jusqu'au pompon de tes souliers, que voici le grand Sabbath, avec ses morceaux lourds, et sombres, et longs, et viscraux, avec Iommi qui t'enchane tour tour ses riffs de collgien neuneu dont il a le secret et puis sans crier gare les solos les plus faramineusement prodigues de l'histoire dont il a tout autant le secret. Et Ozzy de venir cancanner ses litanies. Et Geezer de poser ses cltures pour mieux claustrer le btail. Et Brad Wilk, monsieur RATM, de tambourinner avec la toute justesse de son matre. Sauf que voil, pass le certes imparable primo-impact de "13", quel est, vritablement, le fond de caisse de ce disque ? la premire coute, je frmissais d'impatience de poursuivre jusqu'au bout. La deuxime, j'avais dj un peu de mal aller au terme. La troisime, j'ai commenc m'endormir aprs les -certainement excellentissimes- deux premiers titres. Quand bien mme a tienne dj de l'exception, que j'accorde plus de trois coutes un disque sorti en 2013, c'est pour le coup pas trs annonciateur d'une postrit future. Mais oui "13" est un album fdrateur dans la forme, tant tout y passe, on y entend du trad doom, du stoner, du gros hard '70s qui tche, y'a mme avec Zeitgeist le singe du Planet Caravan d'antan. Autant dire, du pain bni pour l'ensemble de notre communaut de saugrenus ahuris levs dans le culte de l'esbrouffe et du gros riff de la mort qui tue. Mais dans le fond, c'est quoi ce qui est fdrateur ici ? L'aspect quasi-culte d'avoir un disque avec marqu Black Sabbath dessus et avec le line-up quasi-d'origine, comme pour se convaincre d'assister une renaissance d'une poque, dans une liesse absurde digne d'un soir d'lctions de Mitterand 1981 ? Cette sensation jubilatoire que grand-papa revienne donner des leons de virtuosit et de feeling tous les zoulous qui s'parpillent d'attitude et de street-cred, d'annes en annes toujours plus nombreux ? Parce que cette sensation d'amour paternel s'vapore malheureusement vite, beaucoup trop vite. Et une fois dmasque l'esbrouffe autoritaire, on se retrouve tout autant qu'avant gamin paum la recherche de rponses, et de repres qu'on croyait ici pouvoir retrouver. On dcouvre combien en ralit, le Black Sabbath 2013, loin de les apporter, tout l'inverse semble se poser les mmes questions. Et d'aller du coup un peu se rejouer lui-mme pour tenter d'y donner sens. Et d'aller rassaisonner sa sauce ses propres recettes, telles que pourtant dj rarranges au mieux dans chaque galerie de la fourmilire, comme si besoin tait. Et, pour dire les choses clairement, de courir le paradoxe d'aller lui-mme regarder en arrire ce que, finalement, de mmoire dficiente, il peut bien tre suppos jouer. Aussi absurde que cela puisse paratre quand il incarne lui mme ce pass dont 99% des groupes dont on parle ici se rclament. Et voil o on en est, donc. Aprs s'tre farci 1999 disques qui vouent un culte aux temps passs, s'engourdir un 2000me d'un groupe du pass qui se fait lui-mme un culte d'une poque rvolue. a a l'air mlancolique, de se la mordre nonc comme a. Pour autant, qu'on ne s'y trompe pas, on y prend bel et bien du plaisir, se pavaner dans le ringard ringardiste, et lever le pouce et l'index avec une pure conviction de mlomane de l'occulte devant n'importe quel amas de dcibels un tant soit peu lubrique. 13 n'y fera pas exception. Il a mme ce privilge rare d'tre d'ores et dj appel rejoindre les incontournables pour son seul futur aspect historique. Pour autant, de mon ct, j'ai pas pris plus de quelques jours pour revenir aux temps prsents, pour peu que a ait encore un sens.

13 en trois mots : osbourne, iommi, butler

— Rocky Turquoise, le 07 mars 2014 (1019 lectures)

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GREEN RIVER - Come On Down

GREEN RIVER - Come On Down : 1985 · Homestead Records

Grunge

GREEN RIVER


Grunge vous avez dit? Grunge deux cent pour cent pour cet opus mme s'il fut un rel chec commercial sa sortie n'ayant qu'une influence restreinte sa ville d'origine:Seattle. C'est au dbut de l'anne mille neuf cent quatre vingt quatre que vit le jour Green River dans cette ville du nord ouest amricain o l'on s'ennuyait ferme. Le line-up a lui seul fait rver avec Mark Arm et Steve Turner, futurs Mudhoney, et Stone Gossard et Jeff Ament, futurs Mother Love Bone et Pearl Jam. Oui, c'est dans ce groupe que ces musiciens devenus clbres ont fait leurs armes et surtout ont laiss des marques indlbiles sur toute une scne avec leurs confrres d'Aberdeen. Sur ces six titres, le quintet dvoile une mixture entre le punk rock, qui inondait les bacs depuis une petite dizaine d'annes, avec un soupon de hard rock estampill seventies. Bien videmment, l'ombre des grands anciens que sont les MC5 et surtout The Stooges s'entrevoit dans cette urgence et dans les feulements de Mark Arm, qui pouvait dj prtendre au trne de fils illgitime de l'Iguane. Sauf que plutt de privilgier la toute vitesse et le ct direct de leur musique, Green River s'panche plus volontiers dans une veine mid-tempo, avec ce ct un peu trane savates, notamment dans ses riffs de guitares, qui sera dsormais une signature musicale elle toute seule. Si le groupe savait crire des titres mmorables avec seulement quelques accords, on citera les tubes "Come on down" et "Swallow my pride", il savait aussi se faire un peu plus sophistiqu comme sur "Tunnel of love", avec ses soubresauts rythmiques bienvenus. Le son est bien videmment dnou de toutes fioritures, en cela, l'on retrouve ici une certaine constante qui demeurera chez les musiciens impliqus dans ce groupe. Il n'a d'ailleurs pas pris une ride, avec ce ct sale juste comme il faut. Mark Arm possdait dj cette classe ultime qui en faisait le front man idal. Entre torpeur et instantans nergiques, ce Come on down pose les jalons de tout un mouvement ou presque. Bien videmment, le quintet fera mieux par la suite, mais il y a toutefois cette fracheur juvnile chez Green River, qui fait que, outre son caractre purement historique, - c'est tout de mme l'une des premires page du Grunge que nous avons ici, sorti avant un certain Six Songs de qui vous savez -, ce Come on down est un trs beau manifeste rock. Tout simplement.

Come On Down en trois mots : juvnile, cool, historique

— Derelictus, le 05 mars 2014 (881 lectures)

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MOURNFUL CONGREGATION - Tears From A Grieving Heart

MOURNFUL CONGREGATION - Tears From A Grieving Heart : 1999 · [ autoproductions ]

Funeral doom

MOURNFUL CONGREGATION


Le nom du groupe, le titre de cet opus et la pochette pourraient eux seuls rsumer le contenu du premier album de Mournful Congregation. Si les australiens suivent ici le sillon trac quelques annes auparavant par Thergothon, ils y laissent apparatre une certaine forme de spleen, en lieu et place du ct lovecraftien des finlandais. Il est bien question ici de funeral doom dans ce qu'il a de plus morne et de dsol, avec une mise en forme trs frustre. Nous sommes encore loin des arrangements cinq guitares des ralisations ultrieures, Damon Good et Adrian Bickle se contentent des plus simples attraits pour mieux faire ressortir toute la mlancolie de leur musique. Rythmiques rachitiques et ultra lentes, vocaux abyssaux et dcharns, harmonisations pleureuses sont donc au rendez-vous ici, dans une simplicit qui est des plus touchantes. La guitare acoustique a cependant une place assez importante, ce qui donne d'ailleurs cette singularit cet album par rapport aux suivants. Elle intervient souvent en accompagnement de l'lectrique, ou bien lors de breaks o elle prend les devants, donnant ainsi un ct plus intimiste. L'on a mme le droit deux titres o elles sont uniquement prsentes, avec l'instrumental "Elemental" et le trs beau "Empirical Choirs", qui lancera une certaine tradition chez les australiens. Les tempi sont bien entendu trs lents, avec trs peu de variations, si ce n'est sur le final un peu plus pique de "Opal of the Stream Beneath the Sky". Une bonne part de ce qui fait le charme de Mournful Congregation est en place ici, mme si la forme est on ne peut plus dpouille. C'est pourtant ce qui fait le charme de ce Tears From a Grieving Heart, car derrire cette simplicit apparente, en ressort un sentiment d'isolement et de mlancolie. Je sais que c'est on ne peut plus clich de rattacher ces qualificatifs par rapport au genre musical pratiqu par le duo, mais toujours est-il qu'il y a une sincrit chez eux qui ne laisse aucunement indiffrent. Le groupe fera bien mieux par la suite, nous sommes d'accord, mais l'on retrouve dj sur cette uvre toute leur personnalit et leur classe.

Tears From A Grieving Heart en trois mots : contemplatif, morne, pluvieux

— Derelictus, le 05 mars 2014 (879 lectures)

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CONAN - Monnos

CONAN - Monnos : 2012 · Burning World

Traditional doom Drone doom Epic doom

CONAN


La paresse et la confiance sont de bonnes copines. Je fus bien aise de tresser de spirituelles généralités à l'endroit de Conan, au motif que Horseback Battle Hammer ne m'avait inspiré qu'une condescendance hilare envers sa fatuité tout aussi immodérée, et que l'article que vous pouvez lire ci-dessus semblait constater peu ou prou une vacuité intacte chez son successeur. Les choses sont un rien plus compliquées que cela, avec les pas-tout-à-fait simplets de Conan. Non que je veuille coûte que coûte faire l'intéressant et l'esprit fort, au prix si besoin d'une construction intellectuelle aussi acrobatique que désincarnée. A ceux qui voudraient m'en faire le procès nonobstant, attendu que je cautionne Loinen, Aarni et Bunkur et tout ça, je répondrai seulement que j'ai réécouté l'album de Stumm dans le doute et qu'y a pas moyen. Ce n'est pas parce que Conan est con par choix, que cela en fait un groupe cérébral. D'ailleurs Monnos ne donne pas tant que ça dans la couillonnerie forcenée et forcée du trait - pour cela il y a Blood Eagle, merci à eux - et il ne s'interdit ni les harmonies curieuses à deux voix, pour ses fameuses poussées de chant atonal et incolore, ni, pincez-moi, mais c'est que ce batteur fait le malin ?! Et c'est avec juste ce qu'il faut de cervelle et juste ce qu'il faut, rassurez-vous, de bourriquerie, que Conan peint ses étranges scènes, mythologiques, naïves, farouches, et toujours dotées à l'image de ses pochettes de copieux à-plats ou bandes monochromes, espaces dégagés où l'imaginaire de la rêverie de l'auditeur peut vaguer et peupler comme bon lui semble. Comme qui dirait des cons de Vikings qui sauraient faire de la musique. A présent je dois vous laisser, je suis convoqué dans le bureau du Directeur.

Monnos en trois mots : robuste, oxygn, rupestre

— gulo gulo, le 04 mars 2014 (1275 lectures)

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THE VEIN - Scouring the Wreckage of Time

THE VEIN - Scouring the Wreckage of Time : 2013 · Shadow Kingdom

Stoner Doom death

THE VEIN


The Vein vont commencer par vous faire rire, avec leur doom death rondouillet, aux rythmiques demeures comme un vieux Cathedral pas encore assum, enfonce dans la dbilit par cette basse ptouillante droite sorti d'un Cannibal Corpse dans leur priode la plus avachie, cette voix rgurgite d'alcoolique Mickey Mouse, et puis ces solos de guitare saugrenus au possible qui de volont pique ne parviennent qu' faire tourner sur eux-mmes les morceaux dans une balourde danse bovine de fin de soire. Mais a ne durera qu'un temps. Finalement un peu comme Altar of Oblivion, dont sont originaires plusieurs membres de The Vein, dgageait un certain fun dans la forme uniquement. Parce qu' partir de The Poisonned Chalice, deuxime partie de la compile qui regroupe -si j'ai bien compris- deux EP sortis de je ne sais pas o, on sombre autrement plus srieusement dans dluge de death doom borborygm qui ne fait plus rire que par erreur, et ne groove dj presque plus rien du tout moins de soi-mme passer ses soires twerker sur du Asphyx - amusant d'ailleurs quel point les quelques quasi-insignifiantes diffrences de son qui existent entre les deux parties soient suffisantes pour en changer compltement l'esprit - la faute sans doute la basse qui arrte un peu les conneries et puis surtout les solos et leads qui commence y croire, dans le genre old school pas-tonton. Du reste, c'est pas quand mme bien pratique, un disque de ce genre qui s'adapte aux humeurs au fur et mesure des morceaux ?

Scouring the Wreckage of Time en trois mots : pataud, bovin, old-school

— Rocky Turquoise, le 04 mars 2014 (683 lectures)

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FUNERAL CIRCLE - Sinister Sacrilege

FUNERAL CIRCLE - Sinister Sacrilege : 2009 · [ autoproductions ]

Epic doom

FUNERAL CIRCLE


Sinister Sacrilege n'est pas un EP, c'est une dmo. Ne laissez personne vous convaincre du contraire. Si vrai dire j'ai pas eu le professionnalisme (hein ?) d'aller vrifier si le groupe le considrait effectivement comme un EP, la question de la diffrence entre l'un et l'autre se pose d'autant qu'il a initialement t autoproduit avant d'tre rdit par Miskatonic. Enfin dans l'absolu on s'en fout un peu, mais c'tait juste histoire de cadrer un peu quel point cette collection de morceaux touche tout ce qu'il y a de plus brouillon et approximatif dans le genre. Je crois tre assez bon public en matire de doom trad pourtant, mais l'coute de Sinister Sacrilege je ne peux que demeurer interrogatif sur la diffrence de niveau avec l'album suivant : chant qui chevrote en deux mesures, solos pouvantables au point qu'on se demande parfois si les guitares sont pas mal accords, et puis absence complte de science de la satit dans la composition. Je me suis promis d'essayer d'arrter d'tre cassant avec des disques qui m'irritaient de par leur mdiocrit donc je tcher de me modrer, mais franchement, j'en suis rest ce point dgot que je me demande si en rcoutant le suivant je vais pas me retrouver bien tristement relever des dfauts persistants qui m'auraient chapp avant de m'tre enfil cette bouse.

Sinister Sacrilege en trois mots : mdiocre, brouillon, insupportable

— Rocky Turquoise, le 04 mars 2014 (689 lectures)

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DIRGE - Down, Last Level

DIRGE - Down, Last Level : 1998 · It's Time To... records

Industriel

DIRGE


Une musique sous influence ? Difficile sans doute de soutenir le contraire, on connat en tout tat de cause assez bien les noms, et peu importe d'ici les rappeler une nime fois. Il reste que je retrouve surtout pas trop mal le Dirge que j'ai retenu confusment de ma cassette, hlas gare, d'Infected Brain Machine (ou bien tait-ce Mind Time Control ? misre !) - soit quelque chose de dj diffrent, sournoisement, de son plus vident ascendant, dont elle se distinguait - tout comme leur ci-devant premier disque, donc, n'allons pas oublier notre propos dans cet accs de crne gtisme - par une mcanisation plus invasive, et plus sale aussi, d'un lment humain pollu et viol jusqu' la trame. Pour le coup on citerait presque Peter Andersson de prfrence aux soudeurs habituels, mais bref. On pourrait donc sans doute raconter le parcours de Dirge comme la longue et mthodique mergence d'une manire de nouvel humain, partir de la cendre et la scorie striles qu'il tait ce commencement, et cela sonnera trs probablement pompeux alors que, rptons-nous avec joie, a ne l'est pas une seconde, se contentant avantageusement de la simple grandeur de ses lmentaires migrations tectoniques intrieures - se contentant d'tre toujours ce groupe fascinant, proccup de rien d'autre que creuser son propre tunnel travers les montagnes de fer et de charbon, dj alors hant par les visions des horizons rvs la poursuite desquels il voue la rudesse de son labeur, et le feu qui l'anime.

Down, Last Level en trois mots : amiant, promthen, brutal

— gulo gulo, le 04 mars 2014 (951 lectures)

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HORISONT - Tv Sidor Av Horisonten

HORISONT - Tv Sidor Av Horisonten : 2009 · Crusher Records

Hard "70s

HORISONT


Le premier Horisont n'a pas encore le lyrisme naturel de Time Warriors (j'ai la flemme en ce moment, j'ai pas cout le deuxime, donc on verra plus tard), il devrait en revanche sduire ceux qui aiment bien les Hellacopters, ou ceux qui prtendent se souvenir de Blue Cheer sans rcouter. Me concernant, c'est dj moins ma tasse de th, mais faut concder combien ce groupe a de talent pour rejouer l'histoire du hard quint+ sa sauce.

Tv Sidor Av Horisonten en trois mots : vintage, tudi, gratuit

— Rocky Turquoise, le 04 mars 2014 (698 lectures)

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BICHE - Biche

BICHE - Biche : 2013 · [ autoproductions ]

Sludgecore Noise rock

BICHE


C'est forcment le meilleur parti prendre, au devant de toute tentation stoner, en tant que jeune groupe de sludgefranais : le maussade, splendide, d'un calibre annihiler tout tonus facial et laisser la gravit naturelle attirer rides frontales, paupires et commissures labiales au plus bas niveau possible. De la mme trempe que leurs grands cousins d'Oruga, le duo Biche dlaye un peu plus encore les couleurs, vire la basse et la joue grle, minimal sans sombrer une seconde dans le vulgaire amp worship 3 power chords la minute: c'est la confession noise DIY, avec ce son cru dsatur et des vrais riffs de truand dconstruits comme des pros quelque part entre Glazed baby et Negative reaction. En vrais musiciens, hyper inventifs, nos deux alcoolytes parviennent en plus varier les plaisirs foison. Ils nous trouvent toujours une brisure de rythme ou un arpge blessant, un beuglement avin comme je les aime ou un cri dchir pour surprendre et changer les teintes et les odeurs. Le genre de type filmer une tranche de jambon jusqu' dcomposition totale, crever de hte d'tre au lendemain de chaque jour de prise et assister, mu, la naissance des premires larves. Alors on ne leur en voudra pas pour ces rsidus drolatiques (erf...) qui plombent joyeusement la pochette et la tracklist, et on attendra bien sagement la suite.

Biche en trois mots : solaud, avari, fertile

— EyeLovya, le 04 mars 2014 (755 lectures)

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CONAN - Blood Eagle

CONAN - Blood Eagle : 2014 · Napalm

Traditional doom Drone doom Hardcore Epic doom

CONAN


A premire vue, ce disque de Conan est pourvu de tout ce qui fait sans doute possible un disque de Conan de plein droit : le son normment granuleux, la voix aussi lointaine que bourrue, aussi rugueuse que transparente, la pochette nordique et simplette, oubliant un temps les montagnes nues des dernires sorties pour retrouver les brumes de Horseback Battle Hammer, les casques cornes de sret, les riffs moins sophistiqus qu'un boulis ou un grognement d'veil... Qu'est-il donc advenu ? Se demande-t-on vraiment si la question m'intresse - et si j'ai envie de me fader nouveaux les machins prcdents pour vrifier sous le capot ? Se demande-t-on rellement si je l'esprais, ce mystrieux coup au but, cette dmonstration de trisomie doom ? Et pourtant, mtin ! a-t-il fallu l'attendre et l'attendre encore, et les rendez-vous foirs se sont-ils succds infailliblement... Mais l'important est que la chose fonctionne et ptarade aujourd'hui : comme qui dirait le vieux Cathedral en train de s'extirper la tte de la Fort dans son Cul et de dcouvrir le joyeux grincement de ses genoux dans une partie de soule la hache - lointaine anctre des gais moshpits des sicles encore venir - mais rattrap dans un grand schlurrrrrrrp qui lui suce les croquenots par l'avide boue de Rampton ; ou quelque chose d'approchant. De la magie. Du coup tout y vient prendre magiquement son sens naturel, enfin, tout ce qui fait de ce disque de Conan le disque que devait Conan, du moins moi si personne d'autre : la pochette sinistre de simplisme septentrional, la voix cave sinistre et infra-humaine, la texture sonore au sinistre grain terne de montagne de fumier mi-ptrifi. Un vide gnral accoutum, qui cette fois se dploie l'envergure d'autres insignes albums mongolo-spectraux tels que Black Masses ou Horrible Night - ou peut-tre plutt d'un genre d'quipe de soudards perdants faon Suffer No Guilt, mais alors mene par des sbires tellement sbires qu'ils en donneraient des airs dandy Mala Suerte-mme ou Integrity. Un truc concave et nuisible savourer de la mme faon qu'on fait de la nouvelle qu'aprs tout l'on a bien une filiation avec l'ours des cavernes, en cherchant bien - et le rot du fond des ges qui se dbouche avec.

Blood Eagle en trois mots : doom, and, dumber

— gulo gulo, le 03 mars 2014 (1235 lectures)

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DIRGE - And Shall the Sky Descend

DIRGE - And Shall the Sky Descend : 2004 · Blight

Post hardcore

DIRGE


La douleur. Voil de quoi est fait ce disque, de bout en bout. Pas la libratrice, pas la grisante. L'abattement, l'accablement, la peine, le deuil. Ce n'est, en effet, pas trs drle, ni nuanc. C'est l'aune d'un album qui porte bien l'aura fataliste et maudite de son intitul - mais alors il faudrait galement dire quelque chose de la paix, on a dit fataliste aprs tout, qu'il dispense. Oh, il faut tre en capacit de la recevoir, et voici prcisment le disque de Dirge qui a eu et aura toujours le plus de mal, de peine disions-nous, se frayer un chemin jusqu' moi - tant il puise, reinte de sa massive douleur qui embrase tout l'horizon de son infinie pesanteur inflammatoire qui fait du vaste ciel chose plus harassante que tous les trucs les plus telluriques que vous pourriez imaginer afin de rajeunir un champ lexical bien fatigu - mais And Shall the Sky Descend est plus fatigu que tout et que le monde, qu'il porte enchan son cur ainsi qu'on s'attacherait un bloc de bton aux pieds pour mieux descendre vers la paix dsire.

And Shall the Sky Descend en trois mots : funeste, languissant, humain

— gulo gulo, le 03 mars 2014 (817 lectures)

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DIRGE - Hyperion

DIRGE - Hyperion : 2014 · Debemur Morti

Gothique Atmospheric doom New wave

DIRGE


On ne les saurait pas aussi perturbables, mallables et pour tout dire intra-mondains qu'une montagne, on aurait vite fait de croire qu'ils ont voulu nous faire mentir. Le premier morceau d'Hyperion a l'air de durer 4'30, et laisse frissonner le mot "vloce" au bord des lvres. Il en dure huit, et n'est objectivement pas tout fait ce qu'on entend couramment par "allgre" ; mais on avait nanmoins rarement entendu Dirge aussi dli, dcongestionn, dcoupl, dploy, arien, en un mot facile dans ses mlodies - et aussi limpidement cousin des Cure, malgr les dj forts airs de famille aperus, avec dlectation, sur les deux disques prcdents. Et, c'est un constat ici renouvel et renforc, eux seuls pouvaient russir a : un disque de metal basaltique dont le plus proche vritable parent soit le groupe Robert. N'allez pas me faire dire que c'est un disque de Cure, ou mme de Kill The Thrill, dont Nicolas Dick se trouve ici une nouvelle fois accueilli comme la maison. Mais c'est un fait : ce qui caractrise le mieux Hyperion, ce caillou gel vein de lave, au pouls de grande bte, cet album aussi massif et altier que son nom l'augure - est sa grande et confondante douceur ; et son cur ouvert grand pareillement, ce qui n'est pas tout fait commun ni pour un groupe metal, videmment, ni mme pour un groupe de ce genre mal dfini o ce que l'on ouvre le plus volontiers est sa grande gorge barbue pleine de larmes chiches et fades. Dirge, si l'on en doutait encore, n'appartient pas cette famille de gagne-petit, de timors, de pingres, de courte-vue ; et Hyperion sans surprise rayonne aussi fort - on ne parlera pas exactement de lumire, toutefois - qu'un astre - dont il paratrait que celui qui lui prte son nom possde une forme et partant une trajectoire qui ne sont qu' lui. Tout comme n'a pas son pareil cette gangue de bourbeuse clart lunaire, o viennent mme se faire aimablement piger les invits qu'a priori l'on craignait le plus dans ce disque : les chanteuses gothiques thres. A vrai dire, elles vous ont de ces pleurs modestes qu'on aurait jamais crues - c'est que ce sont les guitares et la batterie, les fatales ici. Mais au fait qu'est-ce d'autre qu'est Dirge, qu'une forme inconnue ce jour de fivreuse musique gothique, faite d'un minerai inou venu de l'autre bord de l'ther - il faut, certes, au moins une formule aussi grandiloquente pour dire, en creux, la totale absence de grandiloquence d'un groupe qui se contente d'tre grand. Et il serait temps un jour d'arrter de citer le nom d'aucun autre groupe pour parler de Dirge. Que ce soit partir de celui-ci. Je veux bien aller vivre dans leur pays, aussi, s'il vous plat.

Hyperion en trois mots : flexible, ardent, nocturne

— gulo gulo, le 02 mars 2014 (1050 lectures)

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RUINE - Winter 2014 Demo

RUINE - Winter 2014 Demo : 2014 · Forcefield

Sludgecore

RUINE


C'est bon, les histoires de cul entre sludge et grind, c'est comme celles entre doom et death, "on connait le refrain" et on ne va pas vous les briser ternellement avec. Allons seulement droit au but, je n'ai que deux titres pour vous refourguer la marchandise, et je ne vais pas pouvoir me les passer en boucle sans tre tent de balancer mon quipement par la fentre ; et donc, ce qui attire l'attention chez Ruine, outre ce nom, aussi facile que justifi, ce lien de parent avec Magrudergrind (et Mutilation Rites - histoire de ne pas faire de favoritisme - ce n'est pas le genre de la maison - quoique) c'est cette aptitude indniable faire le sludge comme l'on va aux toilettes pour la vidange - faut que a sorte, et vite, et tant pis si a clabousse les murs - le mme genre de philosophie trs porte sur l'hygine que l'on retrouve dj dans les tribus des Consular et autres Nightslug. Traduction, pour toi qui ne connais ni l'un ni l'autre : il y a ici cette mme vidence du faux riff avec son faux groove et ses fausses mlodies, bipolaires, pathtiques, boiteuses, gueuses, mais nanmoins dtermins pass le cinquime gramme, cette mme attitude de winner n ayant souvent l'alcool mauvais et terminant gnralement ses excursions mondaines avec un chicot en moins. Reste nos hommes de sortir un full, voir s'ils sont capables de tenir la route au-del de leur zone de confort, ou d'inconfort, vous de juger.

Winter 2014 Demo en trois mots : encourageant, bovin, straight

— Krokodil, le 01 mars 2014 (700 lectures)

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