THE VERVE : A Storm in Heaven

1993, Vernon Yard

— Krokodil, le 20 octobre 2016 (1071 lectures)

Que les cons restent des cons, à passer à côté de la porte du paradis sans même s'en apercevoir ; sans même pouvoir imaginer une seule seconde, bovins qu'ils sont, quelle nature féconde et précieuse s'y cache. Un paradis, après tout, ça se mérite... Un paradis, surtout, ça se préserve... Autrement dit, un paradis, ça exige une sélection et un service des douanes performant. Sur ce point, j'imagine mal ledit service laisser passer celui - ou celle - ignorant(e) qui continue de confondre ou d'associer de quelque manière que ce soit The Verve avec cet autre groupe, là, les frères-blaireaux de Manchester, j'ai oublié le nom, excusez... Alors ouais, que les cons restent des cons, qu'ils continuent de remuer la fange, qu'ils continuent de trouver que Richard Ashcroft a une sale gueule (traduction : Richard Ashcroft a la gueule de l'effronté qui t'a piqué ta gonzesse au bahut) qu'ils continuent de penser que The Verve est une insulte à la virilité (traduction : The Verve est juste le symbole de la désinvolture incarnée, et ça te fait baver de jalousie, toi, le complexé)... BREF, qu'ils continuent de ne pas écouter A Storm in Heaven, le seul disque au monde à pouvoir rivaliser avec Spiritualized, Loop et Slowdive. 

(...)

J'irai même plus loin, à la rigueur, s'il ne devait en rester qu'un, entre tous, ce serait celui-ci, avec sa pochette qui en dit tellement long. Le disque-ventre-de-ta-mère, par extension le disque-de-ta-naissance, voire de-ta-renaissance, voire de-tes-renaissances-perpétuelles. A Storm in Heaven est miraculeux, comme la vie, et douloureux, comme la vie. De la première minute d'apnée dans le liquide amniotique jusqu'au "passage" - la lumière jaune au bout du tunnel, là - jusqu'à la rupture du cordon ombilical - la trahison ultime - jusqu'à la fin, A Storm in Heaven est et restera à jamais le disque de ta délivrance. 

 

 

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