THE LUCY SHOW : Mania

1986, Big Time

— Rocky Turquoise, le 30 mars 2015 (1460 lectures)

Y'a comme une règle tacite en 2000s et suivantes, qui veut que les groupes de treizième zone des 1980s deviennent ceux de première 20 ans après. Ça vaut pour le metal extrême comme - s'il vous plait - pour la new wave. Si la contrepartie c'est de devoir, hors rééditions, vendre trois bras pour prétendre exhiber ses quartiers comme idéaux, on peut néanmoins remercier l'internet de remettre à la lumière du jour toutes ces vieilleries vouées à l'oubli total. Et rien de tel pour venir tancer les snobs va-ten-guerre sur la vacuité des musiques populaires face aux idéalisées chimères du romantisme et de l'homérique en orchestre : victoire ! H&M se dit prêt à signer cette fois des t-shirts acceptables avec Slayer devant et Beethoven derrrière ; on n'est plus qu'à un doigt de la réconciliation nationale.

The Lucy Show, en tout état de cause, font de la pop de jongleur jangle, post-punkette et proprette, new wave et nourrie, du haut d'un décrassant twist rythmique, à secouer le bassin comme à un vieux Modern English. Une touche de cet inqualifiable psychédélisme eighties dans les guitares (urgentes comme un wagon-bar), d'amour (avec des chants et des choeurs mariés aux fraises et chocolats), et puis un songrwiting dont on ne sait jamais tout à fait s'il est attachant de par son canon ou par sa lose pour achever de vous rallier à leur cause.

The Lucy Show jettera bien vite l'éponge, poussé par le manque de reconnaissance commerciale et à la suite de la déconfiture de son label. Mais il aura suffit que quelque tout autre type de snob les tire tantôt de l'histoire pour corriger leur fatalisme en charme désuet.

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