PARADISE LOST : Tragic Idol

2012, Century Media

— EyeLovya, le 14 août 2014 (1427 lectures)

Tragic Idol... je n'avais pas écouté d'album de Paradise Lost depuis le mignon Believe in nothing de 2001 ; et me voilà à acheter au pif cet album là qui a tout l'attirail de la grosse bouse surproduite faite pour regretter chacune des piécettes dépensées, alors laissez-moi, je vous prie, le plaisir de décrire certaines des puissantes fautes de goût qui entachent tout l'honneur d'une belle discothèque. Le son de caisse claire est ignoblement grave et ressemble à celui de deux tongs claquées entre elles ; paraît-il que leur nouveau batteur est un bon, et ce doit être pour ça qu'il en fait des caisses, ou peut-être pas, toujours est-il que chaque break martelé sur ce fût est une souffrance auditive.

Greg Mackintosh est sûrement le plus mauvais guitariste de tous les groupes que j'aime, suffit de sentir le malaise quand il nous balance fièrement ses soli de collégiens sur les pentatoniques maladroites, ou ses leads répétitifs qui tournent en boucle, ou plus simplement les riffs-refrains de quatre accords, à peu près les mêmes qu'à l'époque Icon/Draconian Times.

Ah oui non, ce qui change ici c'est l'envie de montrer ses gros musc'. Alors il y a du gros riff Relapsien pas inspiré pour un sou, métôl à donf, et même de la double grosse-caisse hé ! Bien sur, ce qui sied bien à Paradise Lost, c'est d'assumer leur nullité totale, l'impuissance et la lose, certainement pas de se lancer dans la démonstration de force. Nicky...bon disons qu'il n'est pas fâché avec la répétition dans ses textes... mais je n'ai pas grand chose à dire sur lui, Nick je l'aime bien, quand il y va de ses gueulantes poussives ou qu'il joue les ténébreux avec sa jolie voix de costume trois pièces noir, il m'est toujours sympathique. Là où je me sens le plus con, c'est que plus j'écoute cette grosse blague d'album, plus je le trouve cool. Plus ils jouent les gros bras, plus ils échouent et plus ils sont pathétiques et plus leur musique sonne vraie. Des refrains catchy aux petites notes de piano Robert Miles pour justifier l'AOC "gothic metal", Paradise Lost ou l'art de la maladresse, on ne peut pas leur en vouloir bien longtemps.

Et puis il y a l'autoritaire Fear of impending hell, doom goth magnifique de simplicité aux lignes de voix touchantes...le truc qui marchera toujours, imparable, peu importe qu'on n'écoute plus de goth rock finlandais depuis plusieurs années, un morceau comme ça, ça vous fait remonter la mélancolie d'antan en moins de deux.

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