LURKER OF CHALICE : Lurker of Chalice

2005, Southern Lord

— gulo gulo, le 01 février 2014 (1395 lectures)

Faisons comme si ce disque était à sa place ici et seulement ici, en vertu de cette seule amusante ressemblance physionomique avec l'autre, le disque de doom intégriste. Faisons comme si en l'occurrence un meilleur nom pour lui n'eût pas été Lurker on the Treshold, pour employer des termes familiers dans l'idiome d'en face, et un album à ce point campé à la lisière où nous sommes bien obligés de monter la garde malgré qu'en puissions avoir, afin d'éviter à notre propos de l'autre côté une nuisible confusion - puisque je vous le dis, que ça pourrait être pire ! Oui car enfin, quoi de plus psychédélique et saturnien jusqu'à l'os, que cet abysse de cold wave d'un pays des rêves qui ressemble à une Norvège mythique sombrée par-delà les abîmes du temps et tout le saint-frusquin, cette odyssée en eaux aussi profondes et glaciales qu'elles sont ouatées, ce trou noir en vérité blanc de givre, d'ouate et de poudre, ce Lethé plus doux et maternel que le lait-même, cette béatifique nuit éternelle de l'âme endormie, ce Beren et Luthien filmé par David Lynch... Mais que voulez-vous, Lurker of Chalice finit sur Alice, ça glisse, dans le secteur, et on ne peut aller là-contre, pas vrai ?

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