THE SMITHS : The Queen is dead

1986, Rough Trade

— EyeLovya, le 07 juillet 2010 (1100 lectures)

Dandy comme pas permis, crooner vgtarien, anti-mchant narcissique, chanteur minettes tnbreux la voix aussi proche de Chris Isaak que du premier suisse yodler venu, le charismatique Morrissey a tout ce qu'il faut pour nerver thoriquement le mle lambda que je suis. Mais en vrit, j'aime bien Chris Isaak, et ce ct tout anglais poliment exalt qu'il lui donne est plutt plaisant, difficile de ne pas le reconnatre.
Et que a soit dans les morceaux plus les plus politiquement vindicatifs, insolents et cyniques, ou mme les plus gentiment sombres, la ligne mlodique du chanteur ondule toujours joliment le long des arpges efficaces de son guitariste, tourbillonant quelque soit le rythme dans une mlancolie discrte mais profondment ancre dans l'album qui diffuse sans peine et finit toujours par toucher cette petite corde sensible qui ne demande qu' vibrer quand les premires notes se dvoilent.

Toutes ces chansons sentent bon les rflexions oisives du chmeur britannique, les mlodies tailles dans une lutte contre la blasante grisaille. On savoure sans faim les notes de Johnny Marr, fines gouttes d'eau perdue dans une eternelle pluie, les rythmes variant de la trs rapide claircie la lenteur de l'averse hypocrite pendant laquelle on pourra prendre le temps d'exposer ses peines, et bien sur les thmes abords par le chanteur, contrasts par la lgeret de la musique.
Enfin, si les dix titres sont de qualit ingale, comme sur chaque album d'ailleurs, on trouve toujours un bon moment pour couter les Smiths, puis les rcouter eventuellement.
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