SIMPLE MINDS : New gold dream (81-82-83-84)

1982, Virgin/A&M records

— EyeLovya, le 08 novembre 2013 (1117 lectures)

Somewhere, someone in summertime, et peu importe vraiment ce qui se passe par la suite. Ce titre qui nous clabousse de mlancolie et de ses prcipits couleur permanganate de potassium, comme ces flaques d'eau qu'on pitinait chagrin pendant nos errances nocturnes d'adolescent perdu; c'est bien l tout le brillant du disque. Ce riff introductif gothique et humide, piqu 22 ans plus tard par David Guetta pour The world is mine - ou comment exploiter une effusion de sentimentalit blesse pour btonner et sauver le refrain de cette Scarface-house sans me - dclenche instantanment, en bon rflexe pavlovien, le relchement de tout sphincter nous fermant la kitschitude 80's qui pullule ici.
Jim Kerr se fait alors le fondu de tous les meilleurs passeurs d'intensit new-wave: il y a du Wayne Hussey, du Robbie Grey, du Marc Burgess, du Ian McCulloch; tout ce qu'il faut de grave, tout l'aplomb et toute la dtresse, et un discret chevrotement de passion pour la jouer exhaustif mi-gay mi-gothique: tout ce qu'il faut pour prendre l'ascendant sur nous autres auditeurs esclaves.
Le reste? De la basse funky pleine de chorus, des ritournelles noctambules, des refrains imparables et dansants la Duran Duran (hoho, Promised you a miracle, cette bombe post-The Walk allais-je dire avant de vrifier les dates), un petit solo de clavier jazzy par Herbie Hancock, et toujours de la mlodie frache et cotonneuse toute jolie qui pleut en abondance sans laisser vritablement aucune empreinte dans le crne, ce qui est bien tout l'intrt d'un disque de new-wave.
Chargement...