RIVERSIDE : One

1992, Warnes bros / WEA

— EyeLovya, le 29 avril 2012 (823 lectures)

Pure new-wave 90's, One ou les pulsions de course au grenier pour ressortir les plus moches fringues des grands frres, histoire de se plonger pleinement dans les 80's qu'il mrite, et l'couter dehors en tournoyant sur soi-mme les bras tendus en croix au soleil, le tout parfait de votre sourire le plus niais.
De la pop fraiche comme une fin d'aprs-midi prs de l'eau, aux tons aussi anglais et lgers que les Smiths, Echo & the Bunnymen, The Mission dmis de toute notion gothique, ce qu'il manque de charme naf aux Stone Roses pour en faire un groupe vraiment intressant, l'enthousiasme amoureux d'un Robert Smith des Just like heaven, In between days ou autre Friday i'm in love, des lignes de chant adorables avec un timbre tellement britannique la Robbie Grey de Modern English, des soubresauts quasi Etienne Daho, et quelques emballements de guitare qui voquent malheureusement, parfois, sur Follow me par exemple, du U2.
Tous les titres sont plus ou moins les mmes, dfaut ou qualit, c'est dire tous aussi chou, en crever d'envie de tomber follement amoureux et de s'exalter au moindre geste tendre de la belle; part bien sur Mansfield park et son couplet plus parfait encore qu'Under the milky way de The Church, le qualifiant d'office pour le panthon new-wave.
Ce qu'il leur manque de 80's, c'est peut tre la touche suspensive Donnie Darko des sus-cits ecclsiastes, ou bien une contre-balance avec un mal tre moins facilement exorcis, Love will tear us apart style, ce qui, finalement, vous l'aurez compris revient au mme en ce qui concerne le premier Richard Kelly.
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