PORCUPINE TREE : In absentia

2002, Lava

— EyeLovya, le 28 novembre 2011 (906 lectures)

Je me souviens, une poque j'ai failli bien aimer Porcupine Tree (et pire, Blackfield aussi). Je trouvais a frais et assez joli, parfois. C'est toujours un peu le cas, pour certains titres, assez peu en ralit. Les grandes cuilleres de Beatles fumeurs de Prozac dans leur maison de vacance prs du lac qu'on essaye de nous enfourner dans le gosier noyes sous des kilos d'inutile complexit, de technicit ostentatoire, Dream Theater reprend Radiohead, ou trip-hop vaseux la King Crimson plays Archive, a fait vraiment trs gros dans le pharynx.
Sans compter ce monumental dfaut : la voix de linge blanc de Steven Wilson, doucereuse, calme voire neurasthnique, ou carrment somnambule; qui aplatit considrablement les belles harmonies surproduites.
Ah oui, la production.
Shampouine, rcure, brillantine, polie au grain fin, chaque instrument trouve sa place dans un spectre ultra-compress et numrique au possible. Ce n'est pas un compliment.
Par dfinition, dans un tout nivel, rien ne ressort, et nous autres ne ressentons rien d'autre que le sentiment d'un entassement toujours concave.
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