TURBONEGRO : Never is forever

1994, Dog job records

— EyeLovya, le 10 juin 2011 (1127 lectures)

C'est ce que le punk aurait du tre, s'il avait voulu me rallier sa cause.
Suintant de pessimisme et de cynisme glac, aux tourments juvniles les plus profondment dstabilisants pour ces grands garons encore aux antipodes de leur futur YMCA rock n'roll.
Des paisseurs de guitares verdtres et massives comme une mousson radioactive, roulant leurs dos crass de sueurs froides, l'alcool et la drogue comme seuls leurres contre la dpression et l'ennui, jusque dans ces soli dignes d'un Jay Mascis perdu dans les gouts.

C'est bien sur des titres comme No beast so fierce, avec son Hank qui ne jouait pas dj l'Orange mcanique faon Fistinire, mais campait simplement un martyre adolescent retard et corch vif; qui conforte le sentiment gnral de mal-tre dcourageant de l'album; mais aussi que les plus nervs, Timebomb en tte, rsonnent comme des hymnes de peuplades souterraines oublies, et mme que la pince de quasi teenage-punk songs, bouffes d'air pas si frais que a, passe sans trop de problme, pour le coup.

La pochette tombe tout pile, ce bon vieux Horst, avec cette jolie expression de dbilit congnitale grise par sa propre mort, c'est bien comme a que a finira, de toute faon.
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